Énergie: le fournisseur Planète Oui à son tour en difficulté

La société Oui Energy est entrée en procédure de redressement judiciaire pour son activité de fourniture d’électricité et de gaz, connue sous la marque Planète Oui, en raison de la flambée sur les marchés de l’énergie, a-t-on appris jeudi auprès de l’entreprise.

Les clients continuent d’être alimentés en énergie malgré la procédure.

« Subissant un contexte de marché très complexe, avec la hausse mondiale et spectaculaire des cours de l’énergie, les besoins en trésorerie de Oui Energy ont augmenté en 2021. De ce fait, l’entreprise a activé une procédure de sauvegarde accéléré, qui n’a pas abouti », a-t-elle indiqué à l’AFP.

« Le tribunal a donc décidé de placer Oui Energy en procédure de redressement jusqu’au 1er mars, afin de lui laisser la possibilité de trouver une issue favorable à la continuité de son activité et de préserver ses salariés », a expliqué une porte-parole.

Est concernée l’activité de fourniture d’énergie, connue sous le nom Planète Oui, qui compte 125.000 clients particuliers en électricité, 22.000 pour le gaz et 10.000 clients professionnels. Le fournisseur, basé à Lille depuis 2007, est spécialisé dans la fourniture d’énergie d’origine renouvelable.

La forte hausse des cours du gaz et de l’électricité sur les marchés de gros a déjà fait quelques victimes sur le marché français, toutefois sans commune mesure avec la situation au Royaume-Uni.

En France, E. Leclerc Énergie avait arrêté de fournir de l’électricité à ses clients fin octobre. Le fournisseur Hydroption s’est retrouvé en liquidation judiciaire.

La société Bulb, filiale d’un groupe britannique en faillite, vient à son tour de perdre son autorisation de vente en France.

Le danois Barry a pour sa part cessé de commercialiser son offre d’électricité à « tarification dynamique », qui s’aligne sur l’évolution des cours sur les marchés de gros. Cdiscount Energie (groupe Casino) arrête de son côté la fourniture de gaz à compter du 6 avril.

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COMMENTAIRES

  • Mr Moulard, votre commentaire lapidaire et désobligeant sur cette triste nouvelle pointe l’opposition entre le « vieux monde » qui s’éteint et la bataille engagée pour la Transition Energétique : La fin inéluctable des énergies de stock (pics de Humbert) et l’émergence des Energies de flux.
    Cessons nos batailles de chapelles nuc ou pas nuc, ENR ou pas.
    Il s’agit ici de soutenir la nécessaire décentralisation de notre Mix Energie demandée par un nombre grandissant de nos concitoyens. Planète Oui œuvre en ce sens.
    Et si nous parlons de EDF, bras armé de la centralisation Energie conformément aux orientations du Conseil de la Résistance, il nous faut constater que ce qui était vrai en 1954 ne l’est plus en 2022 … Ou alors il nous faut revenir à l’économie planifiée dont on sait maintenant les limites.

    Wikipedia: La conviction du Conseil national de la Résistance, suivant les principes communistes de nationalisation et d’économie planifiée notamment sous l’impulsion de Pierre Villon5, de la nécessité du « retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques »6 inspire nettement le projet porté à l’Assemblée par Marcel Paul (PCF), qui entendait dès 1945 « agir efficacement au maintien, au renforcement de l’union de toutes les forces patriotiques, à l’union entre eux des groupements de la Résistance, à la réalisation de la grande mobilisation en faveur et pour l’application du programme du CNR. Il faut gagner la bataille de la nationalisation de l’Électricité et du Gaz. »7.
    La nationalisation apparaît donc comme « une œuvre de libération » qui doit permettre de « développer la production de notre pays »8 : le large vote en faveur de la nationalisation est dû à cette considération largement répandue après-guerre que l’énergie constitue en premier lieu un bien public et qu’à ce titre, sa gestion ne peut demeurer dans les mains de sociétés privées.

    L’Energie est un vecteur de pouvoir dont notre Etat Jacobin n’entend pas se départir, d’où les nombreuses confrontations des différents mix des modèles Européens.
    Mais rassurons-nous, ce sera l’économie qui s’imposera, le prix du MWh est déjà l’arbitre des investissements d’Avenir (Taxonomie verte … ) Et pensons a nos enfants et petits-enfants !

    La flambée des prix de l’énergie électrique, prix de gros basé sur le gaz, est conjoncturelle.
    Rien ne remplacera la gratuité des énergies de flux, une fois l’investissement initial amorti, tout comme il a fallu amortir le cout des centrales EDF, mais pour ces énergies de stock avec le soutien de l’impôt … avec quelques oublis de provisions sérieuses comme le démantèlement des centrales nuc et le sujet des déchets resté et restant insoluble.
    Au fait, qui saurai dire si le retraites EDF (calculées sur le 6 derniers mois et avec fort souvent des promotions de dernière année) sont portées par EDF ou par le caisse commune des autres citoyens ?
    Triste triste triste…
    Courage à PlaneteOui !
    Michel Vanquaethem

    Répondre
    • Je partage votre avis Michel Vanquaethem. Dans la tourmente, seule EDF est aidée par nos impots à notre insu le plus souvent, les petits pioniers de la libération de l’énergie peuvent crever, on trouvera toujours quelqu’un pour leur mettre un pieds sur la tête.
      Par exemple : EDF a reçu 10 milliards d’aides à la capitalisation et de renoncement aux dividendes depuis 2015..Mais ça ne fait pas la une des quotidiens

      Répondre
    • @Michel Vanquaethem 26.01.2022
      « La fin inéluctable des énergies de stock (pics de Humbert) et l’émergence des Energies de flux »
      « soutenir la nécessaire décentralisation de notre Mix Energie »

      Mon Dieu, quel baratin!
      Le problème est toujours le même :
      – il faut utiliser le mieux possible l’énergie électrique, isolation, …
      – Il faut électrifier le plus possible d’utilisation des hydrocarbures
      – Et produire en minimisant la production de CO2.
      Simple, non.
      Et on voit que les renouvelables non pilotables, éolien et solaire, qui nécessitent en parallèle des sources pilotables, en mieux centrales à gaz, sont éliminées bien vite
      Et que reste l’énergie nucléaire, pilotable sans CO2, assistée par l’hydraulique et, pour les variations rapides de la consommation, un peu de centrales à gaz.

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