Electricité à bas prix: le régulateur dénoncera toute « rente indue » des fournisseurs

Le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), chargée de surveiller la vente d’électricité à bas prix par EDF à ses concurrents, a promis dimanche de dénoncer toute éventuelle « rente indue » de ces fournisseurs.

« Les dispositions sont prises au sein de la CRE pour les surveiller de près, ce sera un petit peu +name and shame+ » (nommer et blâmer, NDLR), a déclaré Jean-François Carenco sur CNEWS: « celui qui s’écartera de l’intérêt du consommateur, je le dirai personnellement et fortement, pour faire savoir qu’il y a une rente indue ».

A trois mois de la présidentielle, le gouvernement a annoncé jeudi qu’il allait contraindre EDF à vendre davantage d’électricité à bas prix à ses concurrents, pour tenir la promesse de limiter à 4% la hausse de la facture d’électricité des Français en 2022 en pleine flambée des cours.

Le ministère de l’Economie avait affirmé que les fournisseurs autres qu’EDF « répercuter(aie)nt intégralement l’avantage retiré au bénéfice des consommateurs ».

« C’est le rôle de la CRE d’essayer (de faire en sorte) que tout ça soit bien transmis dans les tarifs que proposent les concurrents » d’EDF, a souligné M. Carenco.

Alors que l’électricité est actuellement vendue à 42 euros du mégawatt/heure (au lieu de quelque 250 euros sur le marché actuellement) par EDF à ses concurrents, le gouvernement a « proposé de relever ce prix de vente de 42 à 46,2 euros/MWh, ce qui permet de réduire la facture pour EDF », a indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Le gouvernement avait déjà réduit au maximum la principale taxe sur l’électricité, en la faisant passer de 22,50 euros le mégawattheure à 50 centimes, « une décision qui représente une perte fiscale pour l’État de 8 milliards d’euros ».
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