Notre électricité en 2050 : du (gros) souci à se faire

Éclairage signéSerge Gil, ingénieur hydraulicien et ancien chef de services techniques et de sécurité au Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).

Où en serons-nous avec nos besoins en électricité en 2050 ? De quels moyens disposerons-nous pour les satisfaire ? Quel est le scénario le plus probable des 30 ans à venir ? Trois questions auxquelles nous allons tenter de répondre en trois parties. Première partie : Le poids de la réglementation

N.B.: 1/ Ne pas s’effrayer avec les chiffres! Indispensables pour être juste, mais la seule unité à connaître est le kWh (kilowattheure[1] ) et surtout, à l’échelle de la France, le térawattheure : 1 milliard de kWh.

2/ Il est capital de noter que les estimations ci-après ne sont que des ordres de grandeur. Les chicayas, fusse sur des térawattheures, n’en changeront pas les conclusions.

3/ Le propos de l’étude n’est pas de juger des avantages respectifs des sources de production mais de les quantifier puis d’en juger des possibilités, en fonction de l’estimation des besoins.

 

Sur les besoins en 2050 en consommation électrique, les estimations plus diverses (voire farfelues), sont légion dans les études d’organismes et institutions spécialisées. L’étendue (vaste) de l’éventail des prévisions est d’ailleurs souvent liée à la teinture plus ou moins « écologiste » des auteurs. Essayons de faire abstraction d’une quelconque teinture.

L’évolution de la consommation

Depuis quelques années notre consommation annuelle est relativement stable autour de 475 TWh (2019[2] ) pour 537 TWh produits (pertes et exportations). Parmi les estimations (hors production d’hydrogène), et en résumé, l’Académie des Technologies estimait en mars 2021 les besoins pour 2050 à 730 TWh, RTE « autour de 630 » et l’Académie des sciences de 700 à 900 TWh. En réponse à RTE, un collectif de 280 ingénieurs anciens élèves de l’École Polytechnique porte l’estimation à 700 TWh, encore hors production d’hydrogène. Enfin, l’organisation Négawatt chiffre à 272 TWh (noter la précision) les besoins en 2050. Rappelons simplement que le niveau de vie d’un pays est celui de ses possibilités énergétiques, électriques ou autres; et des « autres », la France en a peu.

Pour sortir de cet imbroglio, restons simple. Si depuis plusieurs années l’accroissement des besoins semble compensé par des économies d’énergie, il n’y a pas de raison pour que cela cesse, hors besoins nouveaux. Quelques économies dues aux progrès techniques, peu d’incidence de l’isolation des bâtiments, stabilité de la population (5 à 6 % sur 30 ans), … Bref, rien de très significatif.

Par contre deux domaines seront en forte croissance, contraints par les réglementations :

  • les transports avec l’accroissement du parc de véhicules électriques;
  • la climatisation et la suppression du chauffage et eau chaude au fuel et au gaz.

Le (gros) problème de la production d’hydrogène est pour l’instant exclu, examiné plus loin.

Les véhicules en 2050

Il y a aujourd’hui en France, 32 millions de véhicules légers et plus de 600 000 poids-lourds. A partir de 2040, les moteurs thermiques nouveaux ne seront plus autorisés (hypothèse : hors agriculture et BTP). On peut estimer que 10 ans plus tard, sur un parc de véhicules légers de 35 millions, environ 20 millions seront à propulsion électrique (l’ADEME[3] annonce 68 % soit 24 millions) et environ 350 000 poids-lourds, sur un parc qui sera alors de l’ordre de 700 000.

Selon une étude récente, une voiture électrique consomme environ 0,17 kWh/km en moyenne, les progrès technologiques pouvant ramener cette valeur à 0,14 en 2050. Sur la base de chiffres de l’INSEE, la moyenne annuelle parcourue est de 13 273 km en 2016, pouvant être réduite à 12 000 en 2050 (développement des transports en commun), soit une consommation totale de : 20 000 000 x 0,14 kWh x 12 000 km = 33,6 TWh/an.

Le renouvellement en électrique de la flotte de poids-lourds a déjà (très faiblement) commencé, mais ne sera obligatoire qu’en 2040 et l’autorisation de rouler en thermique au-delà de 2040 ne permet d’envisager le remplacement que d’environ 50% du parc soit 350 000 véhicules.

La diversité de ce parc rend plus délicate une estimation des consommations à l’échelle de 2050. Une approche peut être réalisée à partir de la comparaison simple du tonnage en proportion avec les voitures légères. Si une voiture de 2 tonnes (poids avec batteries) consomme 0,14 kWh/km, pour tracter 20 tonnes (moyenne des poids-lourds), il faudra 1,4 kWh/km. Le kilométrage moyen des poids-lourds est proche de 50 000 km/an et le nombre en forte croissance. Soit une consommation électrique de : 350 000 x 1,4 kWh x 50 000 km = 24,5 TWh/an.

Cumulé, l’ensemble des véhicules électriques demanderait en 2050 une consommation supplémentaire d’électricité de l’ordre de 58 TWh/an.

Le problème de la pointe de consommation lors des rechargements simultanés sera résolu par l’instauration de créneaux horaires d’alimentation, en prise directe spécifique sur les compteurs Linky.

Chauffage et climatisation

Deux domaines d’utilisation de l’électricité: le résidentiel (36 %) et le tertiaire et industriel (64 %). Sur la base de la suppression totale, prévue en 2032, du fuel et l’interdiction du renouvellement des chaudières à gaz à partir de 2024, ce sont quelques millions de chaudières diverses concernées, remplacées par du chauffage électrique, gourmand, ou par des pompes à chaleur (PAC), ou raccordées à des réseaux urbains.

La diversité des dimensions des installations (de l’industrie et grandes surfaces, au logement individuel), en chauffage (et eau chaude) comme en climatisation, ne permet qu’une large approximation.

En résidentiel, pour EDF, l’ensemble chauffage représente en 2019, 40 % de la consommation d’électricité, sur un total de 148 TWh, soit 60 TWh. Sur un parc de 37 millions de logements en 2020, la répartition est de l’ordre de 20 % en fuel, 13 % en électricité, 21% en renouvelables et 46 % au gaz. Fuel et gaz (total 66 %) sont bannis, soit 24,2 millions de logement à décarboner. L’ADEME estime le remplacement à 47 % en pompes à chaleur (PAC), 45 % en biomasse et 8 % divers.

Vu les inconvénients de la biomasse pour les particuliers en stockage (granulés en silo), le coût d’installation (15 à 25 000 €) et le piètre niveau de départ actuel, il est peu probable que l’optimisme (habituel) de l’ADEME soit atteint. Tablons au mieux sur 1/3 en biomasse ce qui laisse, avec les 4 millions nouveaux, 20 millions de logements en électrique, soit à une moyenne de 5 MWh/an/logement, 100 TWh/an de plus en 2050.

En secteur tertiaire et industriel, une statistique 2019 du CEREN, évalue à 237 TWh/an la consommation totale d’énergie pour l’ensemble chauffage (dont eau chaude et cuisson) et climatisation (22 TWh/an). Sur les 215 du chauffage, la part d’électricité est de 102 TWh, et l’ensemble fuel-gaz de 105 TWh.

Sur les grosses installations, la part de remplacement en biomasse peut effectivement être portée à 50 % (49 dit l’ADEME) restent 53 TWh/an en électrique. Un accroissement du parc de 30 % en trente ans est raisonnable. Portant la demande supplémentaire à 80 TWh/an en 2050. Ensemble chauffage: 180 TWh.

La climatisation est appelée à s’accroître rapidement, réchauffement climatique oblige, et aux progrès industriels. Sur un parc, très hétéroclite en puissance, la difficulté d’estimation à 2050 est la même que pour le chauffage. Les prévisions au niveau mondial tablent sur un triplement en 2050.

En retard sensible sur d’autres pays et partant d’une consommation en 2018 de 6 % du total (soit 29 TWh), on peut raisonnablement penser à une multiplication par 4 en 30 ans du parc actuel. Soit près 90 TWh de plus.

Fort heureusement, pour l’essentiel et hors industriel, le chauffage c’est l’hiver et la climatisation, l’été. On peut alors admettre que les 180 TWh du chauffage couvriront les besoins de climatisation l’été et demi-saisons. La demande supplémentaire d’électricité en 2050, due aux véhicules et à l’ensemble chauffage et climatisation serait alors de l’ordre de 240 TWh.

Soit un accroissement de nos besoins de 475 à 715 TWh, entièrement dus aux réglementations.

Le problème de l’hydrogène

Selon une étude de l’AFHYPAC[4] , associant le CEA, EDF et quelques multinationales de l’énergie, la demande en hydrogène devrait atteindre 220 TWh/an en 2050. Dans cette étude, pas plus que dans les multiples commentaires qui en font état, personne ne s’inquiète des moyens de production. Or, si différents moyens existent, le seul « propre » (décarboné) est l’électrolyse. Un gouffre d’énergie avec un rendement de l’ordre de 25%.

Les autres techniques (vapo-réformage par ex.) consomment du gaz (importé) et sont toutes aussi gourmandes. Si seulement 150 de ces 220 TWh devaient être produits par électrolyse c’est 600 TWh/an d’électricité de plus à produire en 2050; soit autant que tout le reste de la production électrique. Sans parler des problèmes techniques de stockage et transport en réseaux (gaz volatil et explosif). Illusoire pour ne pas dire aberrant ! Nous laisserons le soin aux promoteurs de trouver la source (propre) de cette énergie.

Autres domaines

Bien d’autres activités utilisant l’électricité seront en croissance durant les 30 prochaines années. Notamment dans le développement du secteur tertiaire et industriel, l’éclairage et les usages domestiques.

Ou encore l’électronique, grand public ou professionnelle. Quelques térawattheures de plus, voire quelques dizaines. Inchiffrable. Nous les noierons dans les 240 TWh des « véhicules et chauffage » en arrondissant à 250 TWh la consommation supplémentaire entre 2020 et 2050, et donc à 725 TWh au total les besoins à pourvoir.

Estimation équivalente à celle de l’Académie des Technologies (730 TWh) évoquée ci-dessus, mais estimation modeste qui n’apporte aucune amélioration du niveau de vie.

Reste à voir, dans une deuxième partie, les incidences sur les diverses possibilités de production.

***

A suivre: 2ème partie: La production en berne

[1] Un kWh est la consommation d’un appareil d’une puissance de 1 kW (kilowatt), aspirateur ou un petit radiateur, fonctionnant 1 heure. Multiples: méga MWh = mille kWh, giga GWh = 1 million de kWh, téra TWh = 1 milliard de kWh.

[2] L’année 2020 est en légère baisse en raison de l’incidence de la pandémie sur l’activité.

[3] ADEME: Agence de la transition écologique, ex Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

[4] Association Française pour l’Hydrogène et les Piles à Combustibles

commentaires

COMMENTAIRES

  • Les 32 millions (en vérité32,7) de véhicules légers cités dans l’article ne sont que les véhicules particuliers auxquels il faut ajouter 7 millions de véhicules légers utilitaires ce qui nous fait plutôt un total de 40 millions de véhicules légers.
    D’autres approximations sont aussi douteuses comme la consommation des VE. La plus grande partie du roulage de ces véhicules se fait en zone périurbaine et urbaine tous les jours dans les embouteillages à très faible vitesse et la consommation au Km n’est pas de 0,17 KWh/Km mais plutôt de l’ordre de 0,14. Autant les VT arrêtés dans les embouteillages ont longtemps continué à consommer, autant les VE dès les premiers apparus sur le marché ne consommait rien du tout à l’arrêt, sauf en hiver.

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    • Merci de cette étude plein de bon sens, enfin !
      Bien sûr on peut chicayer sur les détails et pinailler sur telle ou telle hypothèse mais il est clair que nos dirigeants poussés par les idéologues écolos de tout poils sont totalement irresponsables.
      Les conséquences sur l’emploi seront également catastrophiques…
      Pas de panique les écolos bobo vont trouver des solutions: le slip en peau de bison pour tous, le boulgour matin midi et soir, un steak de soja par semaine et les tentes tipis montées au pied des éoliennes qui vont sauver le monde….
      Une vie de rêve quoi….

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      • Mon cher Ched,
        Si nos dirigeants sont poussés par des idéologies irresponsables, il faut bien constater que c’est le cas des dirigeants de tous les pays du monde, à commencer par l’Europe, déjà très en avance sur nous pour la plupart des pays qui font les 27 de l’Europe. Le monde entier se tourne vers les renouvelables et soit abandonnent le nucléaire soit le développent comme solution minoritaire et en Europe, seule la France lui garde une place prépondérante au moins jusqu’à l’horizon 2035. A cette date, nous seront d’ailleurs bien seuls car plus aucun de nos voisins frontalier utilisera encore le nucléaire.
        Etes vous bien sûr que le monde entier est irresponsable et que nous le serions seulement le moins ?

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  • Pour rappel, la très optimiste Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) table sur une fourchette de besoin électrique [600-650TWh] en 2050. RTE intègre officiellement comme hypothèse 650TWh.

    Pourtant, devant la représentation parlementaire, le DGEC Laurent Michel, qui n’en est pas à une contorsion près a bien dû reconnaître qu’il faudrait plutôt compter sur un besoin de [700-750TWh]…………..un détail, qui balaie un peu plus les scenarii exploratoires « solides » dont de réclame M. JADOT

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    • En effet, pour convertir à l’électricité les besoin en énergie utilisant actuellement des ressources fossiles (Transport, industrie, immobilier et résidentiel) c’est par un facteur entre 2,5 et 3 qu’il faut multiplier notre production actuelle de 500 TWh….toutes ces prédictions sont donc loin du compte mais cet objectif n’est certainement pas pour 2035 ni même 2050, alors dans les étapes intermédiaires on peut toujours dire ce que l’on veut, et avec ce que l’on aura réellement produit on dira seulement que telle ou telle fraction de l’objectif est atteint, et on ajoutera cyniquement « comme nous l’avions prévu » !

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  • Cher Mr Rochain,
    L’Allemagne peut s’en tirer avec le charbon et le gaz russe (yamal et north stream), la Suède avec le nucléaire, la Norvège avec le gaz et l’hydraulique le tout avec un appoint éolien, la France peut s’en sortir avec le nucléaire l’hydraulique et l’éolien bobo, l’angleterre vient tranquillement au nucléaire, les autres seront aux crochets de ces pays et devront gérer les coupures de réseau tournantes et le rationnement….

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      • C’est vrai que la Russie envoie du vent et des rayons de soleil à l’Allemagne à travers ses éoloducs et hélioducs. Il faut être soit aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas réaliser que l’Allemagne se tourne vers le gaz + renouvelables. En France, on fait nucléaire + gaz + renouvelables.

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        • Sauf que l’Allemagne n’utilise aujourd’hui pas plus de gaz qu’en 2010 avant d’avoir arrêté 8 de ses réacteurs nucléaires.

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    • Donc pour Cochelin le Ministère de l’énergie allemand est un lobby des renouvelables….. regardez d’où sortent les diagrammes de ce site Cochelin, un peu de sérieux.

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      • Je visais seulement l’interprétation qu’il peut en être fait car il reste à mettre ces données en face de la consommation intérieure d’électricté passée et à venir, et des exports/imports.

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        • Ce qui est à faire dans tous les cas et quels que soient les moyens pour produire cette électricité et ne change rien au sens de l’évolution. S’il en faut plus dans l’avenir pour répondre à la décarbonation de l’industrie ou du transport cela n’implique pas qu’un moyen soit plus opportun qu’un autre, soit ils sont capables de fournir ce surplus d’énergie soit ils ne le sont pas. Par ailleurs la limite de possibilité de production par le nucléaire est bien plus basse en raison de sa finitude que la limite de production des énergies renouvelables qui est plusieurs milliers de fois ce que l’on consomme aujourd’hui.

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  • Ça y est ! ce cher Mr Rochain commence déjà à dégainer les attaques personnelles….
    Cher Monsieur, il ne suffit pas de donner des noms d’oiseau à vos contradicteurs, de mélanger des mots savants et des chiffres hors contexte, de les remuer longtemps et avec véhémence pour construire un argumentaire qui tiendrait debout …
    Pour en revenir au sujet, Audiard dirait: « on a pas le cul sorti des ronces »…
    Peut-être que d’ici là, horizon 2050, la fusion nucléaire pourrait être industriellement au point et mettra esperons le tout le monde d’accord…
    A+

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    • Quelle attaque personnelle ? Je conteste ce que M. Ched avance sans apporter la moindre preuve de ce qu’il dit et donc jusqu’à preuve du contraire une info qui ne fait que flatter le nucléaire alors que je renvoie une info authentifiée et sourcée comme étant du BMWI, c’est-à-dire le Ministère de l’énergie de l’état allemand. Les seules allégations acceptables sont celles qui sont authentifiées, le reste n’est que « perroquetage » car il est trop facile de raconter n’importe quoi, et ceux qui s’en rendront coupables seront traité de nom d’oiseaux, comme vous dites, tous ceux qui utilisent cette technique destinée à masquer l’inavouable et exprimé une conviction sans fondement.

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  • Dommage, ce sujet est intéressant mais le debat est malheureusement préempté par ce monsieur Rochain qui sait tout sur tout et nous dicte péremptoirement ce que l’on est autorisé à dire
    Dommage !

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    • Vous pouvez dire tout ce que vous voulez du moment que vous pouvez prouver ce que vous dites ou, au moins, l’atteste par de sites officiels et non d’opinion.
      Ça permet de débarrasser les débats de toutes sortes de pollutions partisanes et folkloriques sans rapport avec la réalité

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        • Oui je vous lis bien : Il faut trouver absolument une grille de lecture qui permettra de dire que quand ça monte, en réalité ça descend !
          Merci Cochelin, je n’en n’attendais pas moins de vous

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          • Cochelin, vous prédisez la faillite de l’energiwende depuis le premier message que j’ai vu venant de vous et c’était toujours pratiquement pour demain, on allait voir ce que l’on allait voir, exactement comme ce que disent ces sites d’opinion dont la lecture vous délecte, mais les chacals aboyant, la caravane continue de passer et l’Allemagne affiche des résultat toujours conformes à ce qui est attendu et dans la bonne direction.
            Vous devriez faire réviser votre boule de cristal qui est de plus en plus opaque au fur et à mesure que les années passent en suivant la caravane sous l’aboiement des chacals.

          • C’est toujours ce que j’ai avancé. Ne vous en déplaise avec vos carricatures insensées.

          • On est d’accord, c’est toujours ce que vous avez affirmé…. Quand ça descent, c’est que ça monte.

  • Les estimations de Serge Gil sont pertinentes et j’attends avec impatience sa deuxième partie, avec les incidences sur les diverses possibilités de production ! . .
    En attendant je me suis permis de reprendre quelques extraits qui interpellent :
    « Se passer de l’ancienne économie avant d’avoir construit la nouvelle est une très mauvaise stratégie et la meilleure façon de ne pas y parvenir ».
    « Le résultat, sans doute involontaire, de cette contradiction est l’inflation verte… C’est-à-dire l’envolée des cours de l’énergie (du gaz naturel, du pétrole et même du charbon) et des métaux et des minéraux comme le cuivre, le lithium, l’aluminium… qui sont essentiels au solaire, à l’éolien et aux voitures électriques ».

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    • « Le résultat, sans doute involontaire, de cette contradiction est l’inflation verte… C’est-à-dire l’envolée des cours de l’énergie (du gaz naturel, du pétrole et même du charbon) et des métaux et des minéraux comme le cuivre, le lithium, l’aluminium… qui sont essentiels au solaire, à l’éolien et aux voitures électriques ». ????????????

      La cause de cette contradiction est plus vraisemblablement d’avoir parié sur un nouveau nucléaire EPR qui coute 5,6 fois plus cher qu’annoncé et qui, de plus n’est pas là ! Ce qui nous contraint à réinvestir dans l’ancien nucléaire pour le prolonger de 10 ans en 10 ans avec à chaque fois une lourde facture tout en devant parallèlement investir, soit dans le nouveau nucléaire hors de prix et dans ce cas les deux charges pèseront simultanément sur les français, soit compter sur le secteur privé pour investir dans les solutions alternatives au nucléaire et n’avoir de charge à faire supporter au français que les frais de la prolongation de l’ancien nucléaire mais en ayant perdu la propriété nationale et la maitrise de l’outil de production de notre électricité, passées au mains des sociétés privés.

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  • Les gens comme Rochain font semblant de croire que l’on est amoureux du nucléaire ou victime d’un lobby quand on dit que les ENRi ne peuvent pas suffire et de loin. Inutile de polémiquer c’est évident. Cet article est bienvenu car l’ADEME qui prend ses vœux pour des réalités, ce qui n’est pas sa mission, nous dit que des économies d’énergie compenseront la demande supplémentaire, sans nous indiquer le moins du monde où l’on peut faire des économies d’électricité. J’attends impatiemment la suite de cet article car si l’on peut chipoter sur tel ou tel chiffre, je ne vois pas comment l’on pourrait maintenir notre niveau de vie vu le rythme auquel il faudrait construire de nouvelles centrales. Le déni de réalité ou l’incompétence des politiques va forcément conduire à des pénuries de matières et d’énergies et à une décroissance non maitrisée, dans la panique. Ce que je dis ne concerne pas que la France.

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    • Vous ne faite que du blabla….. aucune preuve de ce que vous avancez votre message ne vaut pas un clou et ne s’appuie que sur votre conviction religieuse.

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  • l’envolée des cours de l’énergie (du gaz naturel, du pétrole et même du charbon) est valable partout y compris en Allemagne et ils ont du soucis à se faire avec leur back-up.

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    • La France autant que l’Allemagne a le même souci à se faire quand il n’y a pas de vent.
      L’hydraulique étant insuffisante pour assurer le suivi de charge, quand l’éolien en zone Nord-Est où se trouvent 61% des éoliennes de France est inexistant ou faible c’est au Gaz que nous avons recours. Par exemple, c’est ce qui s’est passé hier avec une production au gaz de 7h à 20h équivalente à celle de 5 à 6 réacteurs nucléaires car le vent était defaillant dans cette petite zone de France (16% du territoire).
      Alors qu’aujourd’hui tout va bien le vent souffle généreusement sur les hauts de France et le Grand Est et le gaz est en veilleuse.
      CF : https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere# aux dates d’hier et d’aujourd’hui (mercredi 29/9)
      C’est curieux comme certains son prompts à signaler la paille dans l’œil du voisin sans voir …… vous connaissez la suite.

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  • Sur ce site il faut faire comme si Rochain n’était pas là sinon on ne peut plus échanger. Je ne lui réponds plus, pour lui je suis un âne et donc mon opinion ou mon savoir ne l’intéressent pas, dont acte.

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    • Non en effet votre ignorance ne m’intéresse pas…. seuls des fait avérés comme ceux que je transmets avec la preuve de leur réalité depuis des sites qui ne sont pas des sites d’opinions, comme ceux transmis par Cochelin, m’intéressent.
      Elektroauto-news ne joue pas dans la même coure que RTE

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  • Quand l’Allemagne émet encore, malgré leur formidable déploiement des ENR, 6 à 8 fois de CO2 pour son électricité par KWh, la comparaison avec la France est vite faite et il y a du boulot (et des centaines de milliards d’euros à investir) pour s’en rapprocher quelque peu ! http://www.electricitymap.org

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  • En France, nous avons encore le nucléaire… En 2020 ce dernier a encore produit 67% de notre conso d’électricité alors que le fossile (gaz + fioul + charbon) n’a contribué qu’à hauteur de 7.5%.
    Je rappelle que l’hydraulique et les ENRi ont contribué respectivement à hauteur de 13% et 10.5% en 2020.
    Ma question : pourquoi réduire le nucléaire français à 50 % comme le veut notre gouvernement (macron) pour le remplacer en partie par le gaz (nécessaire au back-up des ENRi) ?
    Ce qui va nous coûter une fortune.
    D’une part avec le coût du gaz induit qui ne va faire qu’augmenter (tout le monde en veut en suivant bêtement ce schéma mortifère).
    D’autre part, avec les inv pharamineux à venir sur les réseaux de distrib élec (déstabilisés par une trop forte dose d’intermittence) ! Sans compter le coût des ENRi à venir (tjrs et encore fabriquées en majorité avec du fossile tjrs + cher) et qu’on veut nous imposer pour « améliorer » notre contribution au CO² de la planète (qui n’est que de 0.9% alors que les Allemands ont une contribution 8 fois supérieure).
    Enfin, lors de périodes hivernales froides en Europe et en particulier en Allemagne, ce manque de gaz latent pour l’élec, l’industrie et le chauffage des particuliers risque de nous faire un beau black out et un gel (par le froid) qui seront mal supportés par les populations. Ce scénario je ne le souhaite pas pour tous ces gens mais s’il arrive cela réveillera les esprits du danger de mettre la charrue avant les bœufs ou encore de lâcher la proie pour l’ombre. Je rappelle que : « l´opinion des allemands sur la sortie du nucléaire est partagée, selon un sondage en 2019 près d´un sur deux pense que la sortie de l’énergie nucléaire avant celle du charbon est une erreur ».. J’espère qu’il n’y aura pas de preuve par 9 cet hiver sur cette « colossale » erreur !

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    • Liste toujours identique des mêmes fake news puisque c’est le nucléaire qui pose problème l’hiver et même en réalité toute l’année comme dit déjà 100 fois au moins le nucléaire est incapable de gérer les variation de charge, la preuve en est apportée tous les jours de semaine au démarrage de l’activité économique où l’hydraulique répond à la demande et depuis en plus souvent également le gaz qui est précisément ce que vous semblez être l’apanage du besoin des renouvelable comme backup.
      Il sert même très souvent de backup au nucléaire comme hier par exemple où depuis 7 heures du matin jusqu’à 21h il a fourni une puissance en permanence et sans interruption égale à ce que produisent 5 à 6 réacteurs nucléaire, puisque ce dernier était bien incapable d’assurer ce service.
      Le nucléaire à maintenant même besoin du gaz….. on a du souci à se faire, heureusement qu’aujourd’hui les hauts de France et le Grand Est était bien ventés, ainsi le renouvelable est venu remplacé le gaz .
      On peut donc en conclure que le gaz peut remplacer l’éolien quand il n’y a pas de vent dans les HdeF et G-E puisque ce n’est que là qu’il y a des éoliennes (61% de la totalité des éoliennes sur 16% de la surface du territoire) mais que dans tous les cas il remplace un nucléaire défaillant.

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  • Dans l’évangile selon Rochain le nucleaire pose problème parce qu ‘il gère pas la charge ! Mais grace a l’éolien pense t il on doit gérer facilement la charge n’est ce pas ? Surtout quand le vent tombe! Pitoyable !
    Pendant 40 ans avant que les écolos rigolos de la bande à Rochain n’arrivent il y a jamais eu de pb de charge dans le nucleaire. Seul le charbon était à remplacer par un mix nucléaire hydraulique gaz et c’était réglé! C’est depuis que les écolos nous pompent l’air et nos impôts avec leur éoliennes aussi inutiles que polluantes que l’on commence à avoir des problemes.
    Pour revenir au sujet de l article j’attends avec impatience les 2 prochaines éditions.
    Mr Rochain épargnez moi votre réponse je la connais . Merci !

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    • Ah bon ? On a des problèmes ? pourtant nous sommes toujours aussi nucléarisés
      Et aujourd’hui c’est bien l’éolien qui a permit de ne pas devoir allumer les bruleurs à gaz comme hier ….. et ça ça se vérifie facilement, sauf si on n’en n’a pas envie parce que la vérité fait peur aux nucléophiles
      Vous pouvez néanmoins me répondre si vous avez quelque chose à dire et qui soit aussi vérifiable que ce que moi je vous dit.

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  • C’est mon jour de chance! L’adjudant chef Rochain m’autorise à répondre.
    Ce qui est vérifiable en tout cas c’est que soit vous ne savez pas lire soit vous n’avez pas compris le dernier message je répète  » 40 ans sans problèmes… »
    Ce qui m’intéresserai c’est l’avis des autres lecteurs. Le votre, on s’en fout on le connait.

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    • Oh que si, il y en a eu des problèmes que l’on vous a toujours cachés, comme ceux d’aujourd’hui…. on en a bruler des millions de tonnes de charbon durant les 60 ans qui viennent de s’écouler, pour compenser ce que le nucléaire ne pouvait pas fournir, et il y en a moins de ces problèmes depuis que les renouvelables sont venus remplacer, encore que partiellement faute d’avoir encore assez investi dans ces nouveaux producteurs, tout ce charbon et ce gaz que l’on aurait continué à bruler…… comme on l’a éviter aujourd’hui grâce à Éole généreux dans le Nord-Est, là où il y a des éoliennes, sinon cela aurait été comme la veille……apprenez vous même à lire cela évitera que je me répète, rien que pour vous…. et prenez la peine de vérifier, c’est facile et vous évitera de dire et d’écrire des bêtises : https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere
      Quant aux avis que ce soit le votre, le mien, ou ceux des autres, on s’en fou, ce n’est pas une question d’avis, mais de réalités à constater

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    • Et aussi chez nous….. par exemple avant hier l’équivalent de 5 à 6 réacteurs nucléaire (alors que 18 de ces derniers étaient en jachère) ….de gaz toute la journée, à voir sur eco2mix….. et hier, grâce au vent nous en avons fait l’économie !
      Le vent du seul Nord-Est au secours du nucléaire et du gaz !

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  • Vous reconnaissez implicitement que l’éolien est très variable et que le back up nécesaire est le gaz. Mais cela coûte moins cher que de mettre en route des réacteurs nucléaires pour le suivi de charge. Mais cete année, la production nucléaire est bien reparti à la hausse. Vous le constaterez dans le bilan annuel.

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    • Vous n’y êtes pas du tout Cochelin, je n’ai pas à reconnaître quoi que ce soit, et que la production des variables soit variable c’est ce que je n’arrête pas de dire aux neuneu qui s’entetent à parler d’intetmitence. Il n’y a donc aucun scoop,
      Mais ce qui est stupide est de dire que le backup nécessaire est le gaz, d’autant que de façon sybiline vous faites toujours allusion au gaz naturel.
      Votre allégation Prise dans son ensemble est donc fauise!
      La variabilité de l’éolien comme pour le solaire implique surtout une couverture homogène permettant au foisonnement de jouer pleinement son rôle régulateur. Et en France nous en sommes très loin avec 61% des éoliennes sur une zone concentrée dans le nord-est qui ‘e représente que 16% du territoire
      De plus pour les rares cas où le foisonnement sera insuffisant ce n’ est toujours pas de gaz naturel don’t on aura besoin mais d’une source de remplacement renouvelable qui pourra être du biogaz !
      Le 100 % renouvelable n’aura pas besoin du fossile contrairement au nucléaire. Qui ‘e peut évoluer qu’ avec le fossile pour ceux qui n’ont pas une hydraulique suffisante comme nos voisins Belges ou Allemands et c’est même pour cela qu’ils abandonné le nucléaire… Ils produisaient plus de co2 lorsqu’ils avaient tous leurs réacteurs nucléaires que maintenant…. C’est dans les courbes des graphes des Stat officielles que vous refusez de voir.

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  • Si vous regardiez la carte régionale de RTE pour la production d’électricité, les régions (pays de la Loire, Nord-Est, PACA) comportant beaucoup d’éolien et peu de nucléaire font souvent appel au gaz (ou au chabon) pour assurer le suivi de charge, tout comme en Allemagne.. C’est une vérité que vous ne voulez pas accepter.

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    • Beaucoup ? Ça veut dire quoi ? Rien du tout
      Quand deux petite régions sur 13 comtiennent 61% de l’ensemble des éoliennes le reste est simplement inexistant
      Ridicule dans l’aveuglemt…. Comme d’habitude

      Répondre
  • Et si la Belgique et l’Allemagne émettaient plus de CO2, c’est que leurs consommations et productions d’électricité étaient plus importantes et leurs parcs nucléaires insuffisants à l’époque. Mais vous avez aussi raison sur le fait que l’importance d’un gros parc hydraulique nous donne un avantage, en France dans certaines régions. On le voit lors de fortes variations de l’éolien comme ces jour-ci. https://www.rte-france.com/eco2mix/les-donnees-regionales#production-detaillee

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  • Rappel: à contrario des Allemands, l’électricité en France est très peu produite avec du fossile (<5%.) c'est pourquoi elle est 8 fois moins carbonée que chez Merkel. Maintenant avec le gaz nat et leurs centrales gaz à venir (taxonomie) ces braves teutons espèrent diviser par 2 leur cotisation au CO². Pour le biogaz à venir (remplaçant du gaz nat), c'est comme la ligne d'horizon plus on avance plus çà recule et ceux qui y croit mangerons les pissenlits par la racine avant de le voir !
    La vraie bombe à retardement est l'augmentation vertigineuse des énergies provoquée en partie par l'inflation verte. Ce qui va faire réfléchir les bons peuples de l'Europe manipulés par la doctrine écolo à l'allemande.
    Si le prix de l'électricité en Europe est lié au prix du fossile (dont le gaz), c'est que l'Allemagne, qui régente Bruxelles et l'Europe, s'est piégée dans sa gestion désastreuse de l'énergie dite électrique. Elle a entrainé ds son sillage une grande partie des autres pays de l'union.
    Il n'y a que la France qui a conservé en grande partie son énergie nucléaire. Pourquoi alors, les français et ses industriels devraient payer leur électricité beaucoup plus chère parce que les allemands se sont plantés et ont planté l'Europe?

    Répondre
    • Cessez vos âneries et pour une fois cherchez à vous informer au lieu de propager vos bêtises. N’importe quel curieux, ce que vous êtes très loin d’être et explique votre inculture, aurait déjà taper mon nom depuis longtemps dans la fenêtre Google pour savoir qui je suis et en l’occurrence surtout ce que je ne suis pas…. un professionnelle de près ou de loin du monde de l’éolien, du solaire peut-être, sous certains aspects, mais pas de l’éolien.
      Cessez de vous ridiculiser en vous en prenant à ma personne au lieu de discuter mes arguments, je suis sur que vous méritez mieux que ça.

      Répondre
  • Il suffit de constater le nombre des réactions pour comprendre tres vite qu’on qu’on est dans le lourd, le tres lourd et du tres sérieux que nos dirigeants et nos institutions et nos dirigeant semblent ne pas appréhender. C’est une magnifique démonstration de l’incohérence totale qui règne en France sur la façon de gérer notre futur énergétique et ce n’est pas fini, attendons avec impatience la 2emme partie et souhaitons que comme Serge Gil le fait avec prudence, sa future conclusion soit lue et prise en compte…au moins à 50%. Merci à lui de balayer d’un seul coup la pensée complètement hors sol qui inspire toujours à l’instant où nous discutons en vain, l’avenir énergétique de notre pays . Et encore, il faudra aussi retrancher les empêchements de produire l’électricité d’une grosse partie de nos moyens actuels et futurs et l’énorme partie d’électricité que nous serons incapables de distribuer ( aucune étude en cours ou connue sur la résilience de notre systeme électrique ) du fait des évènements climatiques majeurs dont nous percevons déja l’accélération aujourd’hui. Voila pourquoi, j’ai déja préconisé en riant (jaune) sur ces colonnes l’enterrement des centrales solaires et des éoliennes ! Nos illusions, s’envolerons au rythme de la destruction d’une grosse partie de nos infrastructures. Qu’avez vous imaginé face à ça Messieurs et Mesdames nos dirigeants infaillibles ! C’est aussi un moyen de réduire nos besoins, plus cruel certes, mais plus crédible aussi..

    Répondre
    • Quel pessimisme mon cher Choppin, quel pessimisme !
      La première chose que je vois s’envoler avec les éventuelles tempêtes que vous prédisez, ce sont les 105000 Km de ligne THT par lesquelles passent 100% de l’énergie électrique alimentant tous les français. Sauf les quelques un en production locale qui ne s’aventure pas au-delà de la station ENEDIS dans la branche qui renvoie vers la ligne RTE.
      Small is not only beautiful, it is secur to.

      Répondre
        • Oui, je suis un pessimiste lucide et un optimiste raisonnable car sinon je ne me battrais pas en permanence comme je le fais. C’est d’ailleurs précisément aux lignes THT que je pensais en prédisant des jours difficiles et pas aux lignes HTA, concernées certes, mais pas avec des conséquences aussi radicales et applicables simultanément sur tout le territoire.
          C’est aussi pourquoi je milite de façon aussi ardente pour la prise en compte de la production d’energie électrique décentralisée, au travers de petites installation disséminées sur tout le territoire, qui peuvent instantanément de transformer en groupes de secours à poste fixe. Et cerise sur le gâteau, cet investissement peut être rentabilisé en faisant tourner ces installations entre 5 et 6000h/an et évidemment en cogénération avec le seul combustible renouvelable qui ne pose que peu de problème d’acheminement : la biomasse et les déchets secs dont on a assuré un stock minimum et qui n’ont aucun besoin d’équipement couteux complémentaire.
          Un seul obstacle: la cogénération est un mot banni du vocabulaire des énergéticiens français de haut niveau et je n’arrive pas à trouver une explication crédible à cette situation spécifique à la France. Si quelqu’un peut m’en donner une alors, ce serait pour moi une raison d’être un peu plus optimiste;
          Il subsistait une exception, le biogaz. Mais c’est du passé puisqu’on se dirige tout droit, et ce pour aucune autre raison (bien légère) que de verdir le réseau de gaz naturel. Il faudra m’expliquer, car là non plus je ne comprends pas, en quoi il est intelligent de transformer du biogaz en gaz naturel à grand frais , de l’injecter à grand frais et en dépensant de l’energie supplémentaire. Ce biogaz a toujours été valorisé sur site par des petites installations de cogénération dont on (on, enfin moi, à coup sûr) n’a du mal à percevoir le manque de vertu par rapport à ce système alambiqué qui dirige vers les villes gavées d’avantages ce qui est produit par la sueur des paysans. Bizarre et tres peu égalitaire, cette attitude et tres peu conforme avec cette belle idée de circuit court tres en vogue et fort justement par ailleurs. Cherchez l’erreur de raisonnement !? Et le rendement net dans tout ça…ben…sans doute on s’en fout, c’est la seule explication. Vraiment tres bizarre, trop bizarre pour être parfaitement honnête. Il m’arrive de ressortir des notes datant du début des années 2000 dans lesquelles certains poytechniciens donc tout sauf des inconscients en principe, traitait le type d’installation de cogénération dont nous parlions à l’instant de ridicule. J’étais parmi ceux à l’époque qui s’adonnaient à ce genre d’exercice ridicule, ça fait tres plaisir de voir comme on est bien compris ! Mais ces polytechniciens ne se sont jamais posé la question de savoir quelle conséquence l’application de leur discours allait avoir sur le réchauffement climatique à cause précisément du dédain clairement affiché pour l’atteinte des meilleurs rendements possibles. Ramené à l’échelle d’un groupe de 100 kWe, c’est effectivement ridicule, mais ramené au parc nucléaire français, ce ne l’est plus du tout et les rayons du soleil trouvent là un renfort de poids dés lors que le rdt électrique du nucléaire précisément n’est pas supérieur à 35%. Faut-il poursuivre dans cette logique où est-ce stupide ? Et personnellement j’ai à la fois le courage de soutenir le nucléaire et de soutenir la cogénération laquelle est évidemment inaccessible à la puissance des tranches nucléaires et c’est peut être là que ce trouve l’explication du dédain incroyable dont « bénéficie » la notion de rendement en France. je m’arrête là, il n’y a pas souvent intérêt à pousser à ses limites un raisonnement aussi dérangeant que celui que je n’ai fait qu’aborder en espérant que d’autres le soutiennent ou disent clairement pourquoi ils ne sont pas d’accord. mais il serait assez facile de calculer la chaleur que les centrales nucléaires envoie dans l’atmosphère pour ajouter de la chaleur sensible au réchauffement climatique qui n’en a nul besoin, l’effet de serre et les rayons du soleil font déja un gros boulot. Pessimiste, avez-vous dit mon cher Cochelin ? C’est un peu court.

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          • Bonjour Serge,

            Merci de m’avoir prévenu Serge.
            Quel est votre avis sur mes suppositions. Vous pouvez constatez que je suis pas un beni-oui oui du nucléaire dont le rendement est une faiblesse jamais soulignée. J’y suis favorable mais j’en mesure parfaitement les limites, enfin, j’essaie.
            Ceci étant, gros temps sur St Brieuc en ce moment et coup dur pour les éoliennes Off-shore !

          • Bonsoir Claude,
            Je partage avec vous l’idée de privilégier la proximité entre fournisseurs et consommateurs comme je propose plutôt des volumes de production en rapport avec les volumes consommés par ces consommateurs plutôt que des superproductions qu’il faut ensuite atomiser ce qui crée des problèmes inutiles (comme tous les problèmes) notamment, même si c’est loin d’être le seul, celui que vous soulignez où la production énergétique d’un réacteur nucléaire contribue pour le principal à chauffer les mouches et les poissons. La cogénération est impossible avec de telles puissances créées de plus, loin de ceux qui devraient pouvoir en profiter…. restent effectivement les mouches et les poissons qui n’ont rien demandé.
            Pour Saint Brieuc, c’est comme pour le reste tout sera bon pour tenter de prendre du retard dans le développement du renouvelable. Ma base des référence pour mesurer le bien ou le mal fondé de tous les arguments anti-éolien offshore est très simple. Pourquoi les pécheurs d’Angleterre, d’Allemagne, de Belgique, et du Danemark qui font leur métier sans rien trouver à redire sur les éoliennes qu’ils ont par milliers depuis plusieurs années ne se révoltent pas ? Pourquoi ?
            Je n’ai qu’une explication la France est le seul pays ou il y a un lobby nucléaire qui se sent menacé et bien qu’il n’y ait pas encore l’ombre d’une éolienne en mer.
            Alors face à cela les supposés inconvénients ne pèsent rien et la mauvaise foi est avérée.
            Je suis au Pic du Midi pour une semaine et je ne vais pas avoir beaucoup de temps pour répondre et même lire les différents échanges alors je ne suis pas très loquace bien que j’ai beaucoup de chose à ajouter à votre message.et même quelquefois aux échanges quelque peu partisans que je vois en ce moment qui montent en épingle un incident ou une baisse de performance fortuite d’un renouvelable et qui s’empressent d’y ajouter une part de fantasme. Si je faisais pareil a chaque fois je ne vois un incident mineur qui arrête inopinément un réacteur nucléaire j’aurais honte de moi.

  • Comme observe M. Choppin il est aisé de calculer quelle chaleur le parc nucléaire envoie dans l’atmosphère.
    400 milliards de kWh/an x 3 (pour le rendement) et divisé par 550 000 km² de France. Cela fait 0,72 kWh/an/mètre carré.
    Des centrales au gaz de rendement presque double pour fournir la même électricité ne dissiperaient donc que 800 milliards de kWh/an (chaleur de refroidissement plus dissipation finale en chaleur de l’électricité produite). Economie : 0,24 kWh/an/mètre carré.
    Mais la France abrite le 1/120 de la population mondiale. La France a le droit, grâce au vent, de dissiper sa chaleur sur le 1/120 de la surface du globe, ce qui fait 4 millions de km² ou 7 fois la surface de son territoire.
    Si donc tous les humains consommaient la même chose que les Français et le faisaient en nucléaire, le supplément de chaleur dissipée par rapport à un mode production de rendement double serait de 0,24 kWh / 7 = 34 watts.heure par an et par mètre carré de planète

    Répondre
    • J’ai fait une erreur de calcul dans la différence de production de chaleur finale (électricité plus refroidissement) entre un système nucléaire et un système de rendement double.
      Cela se traduit en fin de compte par, en chiffres ronds, 50% à ajouter à mon résultat final : 51 watts.heure/an/mètre carré de planète au lieu de 34.

      Répondre
      • M. Rochain qui travaille dans l’éolien comme j’ai lu plus haut va au Pic du Midi, pour y faire sans doute de l’alpinisme. Souhaitons-lui bonne excursion.
        Il nous montre comment à la fois le nucléaire mais aussi le fossile allemands plongent de plus en plus.
        Etant simple et candide je me réjouis : c’est dans la poche et la courbe allemande rejoindra bientôt l’axe des abscisses.
        Il n’est pas impossible de réduire à rien la somme fossile+nucléaire dès lors qu’on sait se débrouiller avec ses voisins interconnectés.
        C’est en revanche impossible dans un pays en autarcie électrique.
        Or la planète est un tel exemple de système en autarcie électrique.

        Répondre
        • Non l’alpinisme n’est plus de mon âge , c’est pour m’adonner au solaire dont l’avenir est garanti sur Terre contrairement à l’uranium.

          Répondre
        • Vous voyez comme vous colporter n’importe quel ragot du moment que ca fait votre affaire et peu vous importe que ce soit vrai ou faux…. c’est bien une question de mentalité.
          Je n’ai rien à voir de près ou de loin avec l’éolien si ce n’est que je considère que c’est un principe de production d’électricité qui a sa place dans le monde de l’énergie et qu’il est un relai de stockage de l’énergie solaire car il s’exprime bien après que le Soleil soit couché et indépendamment de lui.

          Répondre
  • Dès que je vois une identité au lieu d’un pseudo je regarde qui c’est. Seulement, je n’ai pas l’ambition de vous enseigner l’humour et l’ironie, deux mots que vous chercherez dans un dictionnaire.
    Chacun peut chercher combien d’uranium terrestre est disponible et le convertir en quantité de CO² évité. C’est plusieurs centaines de gigatonnes rien qu’avec l’uranium pas cher et sans surgénération. « pas cher » s’entend en fonction du nombre de kWh par kg d’uranium naturel.

    Répondre
  • Les antinucléaires n’aiment pas les preuves. D’autre part on ne redit pas lamesse pour les sourds.

    Je pensais qu’un as trop physicien comme vous n’aurait pas de mal, connaissant l’énergie qu’on peut tirer d’un kilo d’uranium naturel, à en déduire combien de CO² on dégagerait pour produire la même chose en brûlant du fossile.
    Puis, recherchant ce qu’on peut espérer extraire d’uranium à prix raisonnable, en déduire combien de gigatonnes de CO² on dégagerait en produisant la même quantité d’énergie électrique par des fossiles.
    C’est trrrèèès difficile, j’en conviens.

    Répondre
  • Bonjour
    Voila un lien qui va beaucoup énerver notre Rochain en Chef
    https://www.capital.fr/economie-politique/economie-environnement-emploi-la-grand-entourloupe-des-eoliennes-1416491

    C’est simple, c’est clair, et tout est dit . C’est pas comme la bouillie pour les chats de Mr Rochain.
    Ce que je comprends pas c’est que lorsque l’on est « pro nucleaire » c’est laid c’est vilain, c’est noir, on est des corrompus, on est inféodés , en d’autres temps on nous aurait brûlés sur un bucher, on est des suppôts du méchant Satan, on a l’esprit déviant, on ne comprend rien à rien, on est de mauvaise foi, on n’apporte pas de preuves et c’est du bla bla comme dit notre cher professeur Rochain. En revanche le pro Eolien est beau, il est intelligent, il est clairvoyant, il a l’inspiration divine, il sait tout et a réponse à tout, il est infaillible, il est le jeune idealiste vert et ambitieux qui sauvera le monde, il est « à la mode » , il est lumineux, en deux mots « il sait lui ».
    Ahhh misère !!

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  • Cet article apporte des données chiffrées bienvenues, mais pour l’estimation des besoins pour 2050, il ne prend pas correctement en compte l’apport de l’hydrogène : « Or, si différents moyens existent, le seul « propre » (décarboné) est l’électrolyse. C’est ce qu’on appelle l’hydrogène vert ». « Le seule propre  » ? Mais il a aussi le bleu, ( à partir du méthane fossile, et celui obtenu par méthanisation ou pyrolyse de la biomasse), et le blanc.Et justement l’hydrogène, qui plus est avec production locale, est une alternative fondamentale au chauffage électrique, et aussi pour la mobilité ( véhicules à moteur thermique plutôt qu’ électrique fut-il rechargé avec de l’hydrogène).

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