Ouvrez les données de la transition énergétique !

Alors que l’urgence d’agir en faveur de l’environnement est un fait avéré, notre transition énergétique s’est notamment poursuivie en 2021 et début 2022 par la définition des futurs à l’échéance 2050 dans le rapport publié par le gestionnaire du réseau transport, RTE. Ces actions passeront par la réduction de nos émissions de CO2 et l’électrification de nos usages.
De nombreuses étapes vont pouvoir se succéder d’ici 2030, non seulement nécessiter l’implication des acteurs du domaine et aussi de la société tout entière. La complexité et un grand nombre de projets à mener simultanément vont mobiliser une large part de nos outils numériques et l’exploitation d’une grande quantité de données. Vous serez concernés d’une manière ou d’une autre.
Depuis 2010, plusieurs progrès permettant la diffusion de données relatives à l’énergie et à ses infrastructures support sont à saluer. Elles irriguent, parmi d’autres informations, la plupart des usages actuels tant professionnels que grand public. Citons par exemple les dispositions réglementaires suivantes :
  • Les règlements Européens REMIT et de transparence du marché de l’électricité.
  • Directive INSPIRE.
  • Les dispositions du code de l’environnent et de l’énergie (Grenelle II, LTECV)
  • Les obligations de transparence du livre III du code des relations entre public et administrations.
Leur périmètre et leur mise en œuvre ne sont pour autant pas suffisant.
Une gouvernance plus forte en faveur de l’ouverture des données existantes contribuerait à plus d’objectivité dans nos débats et une plus grande stabilité de nos décisions. On pense en particulier aux données sources et produites par les PCAET, une connaissance patrimoniale et de vulnérabilité climatique plus fine des infrastructures, un suivi exact des projets réseaux et producteurs, les consommations d’énergie de nos bâtiments publics.
Comprendre l’urgence de ces enjeux et respecter les obligations légales qui s’imposent au service public de l’énergie en matière de transparence et d’ouverture des données sont des contraintes sine qua non.
Des outils tels qu’ElectricityMap, affichant sur une carte le bilan CO2 du mix de bon nombre de pays, font aujourd’hui l’unanimité en bénéficiant d’un cadre réglementaire qui permet le partage des données nécessaires. Il serait inconcevable de revenir en arrière.

Contradiction

Pourtant, particulièrement ces derniers mois, nous assistons en réalité à tout autre chose. Là où un foisonnement de données brutes est nécessaire, nous n’avons que profusion de documents certes étayés, éclairés par un travail remarquable et peu utilisables dans des traitements automatisés ultérieurs.
C’est le cas du rapport des « Futurs Énergétiques 2050 » de RTE demandé par le ministère de la Transition écologique, uniquement disponible en pdf alors que contenant de nombreuses figures affichant des données non disponibles. Les interprétations proposées publiquement ci ou là relèvent d’une idéologie là où nous aurions besoin d’objectivité.
Ces biais sont renforcés par le frein à l’appropriation que le choix du format de ces rapports représente.
Déjà cité dans des travaux de la CRE en 2018 (délibération 2018-214 §2.2.1.3), ce besoin de données est régulièrement rappelé.
La question court-termiste du financement des évolutions des systèmes d’information devrait être mise en perspective des besoins impérieux auxquels elles répondent. Nous souffrons d’une bien trop courte vue, qui plus est partisane, en la matière.
Ainsi le niveau d’investissement n’est pas autant un problème de fond que les stratégies de gouvernance et les périmètres retenus pour les plateformes existantes.

La nature a horreur du vide

À titre d’exemple, citons les difficultés d’accès aux notices préalables à toute évolution des réseaux de distribution électrique. Un besoin identifié à plusieurs reprises depuis 2020 qui n’a toujours pas reçu de réponse, notamment pour le respect d’autres obligations réglementaires (mutualisation des travaux) ou d’innovations et d’information des tiers.
La nature ayant horreur du vide, la production et le partage de ces données sont désormais collaboratifs. Ceci entre les acteurs, institutions de l’énergie et une multitude de personnes motivées pour contribuer à cet effort.
Depuis 2010, une partie intéressée de la communauté du projet OpenStreetMap se donne pour objectif de répertorier les éléments visibles des réseaux d’énergie. Ceci pour en consolider la connaissance par itérations successives avec les données ouvertes des exploitants (voir les annonces et bilans annuels des projets en cours entre Enedis et OSM France). Depuis 2014, ce fut par exemple le cas pour :
  • Le positionnement des installations de production depuis le registre les associant aux communes
  • La structure électrique des postes du réseau de transport
  • La structure hydrologique des installations hydroélectriques
Il s’agit bien d’une production de données, sous une forme et parfois un contenu qui n’existent nulle part ailleurs.
D’après les motifs exposés ci-dessus, les dérives que nous constatons, la cohérence et l’énergie nécessaire à la conduite de ces changements sont des contraintes qui s’imposent à nous. Nous devons résolument nous impliquer dans ces transitions en faisant du partage de données un fonctionnement de principe.
Les délais ou ellipses de ces sujets sont autant de carburants pour la désinformation, ils portent atteinte à la confiance que nous plaçons toutes et tous dans la manière de conduire ces transitions. Relevons ce défi en nous y consacrons pleinement. Ouvrez les données de la transition énergétique !
———————-
Références :
  • « Des données pour distribuer et transporter l’électricité », François Lacombe, 2020
  • « Open Data : Enedis participe à un projet collaboratif mondial d’échange de données », Enedis, 2021
  • « Un double numérique du réseau de transport électrique français », OpenStreetMap France, 2020
  • « Délibération 2018-214 portant communication de l’état d’avancement des travaux du groupe de travail des données d’énergie », CRE, 2018
commentaires

COMMENTAIRES

  • Toujours du blabla et non des acts.
    Comment se fait-il que la France soit le seul pays européen à ne pas avoir atteint ses objectifs selon les engagements pris lors de la cop21 de Paris en 2015 ?
    Comment se fait-il que pour un engagement a avoir opérationel 6 GW d’éolien offshore à l’échéance 2020 nous avons toujours zéro en offshore en 2022 ?
    Comment se fait-il qu’on freine des 4 fers pour développer les renouvelables si ce n’est pour offrir un terrain vierge dans 15 à 20 ans au nucléaire nouveau dans lequel on s’est jeté à corps perdu sans même atendre la preuve que l’EPR de Flamanville est capable d’assurer la production promise ?
    Nous ne sommes en France que dans le dogme du nucléaire comme le confirment les seuls actes !

    Répondre
  • Quand la transition énergétique se résume à du business et à la finance verte, forcément, ça fait grincer les dents des victimes.
    Et la joie des promoteurs éoliens…

    Répondre
    • Louis ONILLON vérifiez que les ENR sont moins chères que notre merde polluante de nucléaire … l’éolien est bien une partie des ENR et il faut développer de toute urgence les ENR pour produire enfin propre sans dangers et sans déchets pour moins cher que notre merde polluante de nucléaire qui fait des ravages sur la faune, la flore et l’être humain… ENR qui battent des records de production partout ou elles commencent à être installées en faisant baisser la pollution et le Co² et en produisant proprement, sans dangers et sans déchets pour beaucoup moins cher que le nucléaire / arenh polluant à tous les stades … ENR qui nous sortent aussi du fossile / charbon / pétrole … on avance mais toujours pas assez vite vu l’urgence de la situation: https://www.euractiv.fr/section/energie/news/renewables-overtake-fossil-fuels-in-eu-power-generation/

      Répondre
  • La France est parmi les meilleurs dans ses résultats en terme de co2 pour sa production d’électricité. Soyons fiers, marre des complaintes et des discours culpabilisant.

    Répondre
  • Bel article pour structurer la transition énergétique à venir à l’aide de données plus fiables.
    Mais ce qu’on constate
    D’une part que la guerre en Ukraine a donné un sacré coup de vieux aux « stratégies exemplaires »
    D’autre part qu’ en criminalisant la production d’hydrocarbures, et en coupant dans les investissements nécessaires à ses besoins ceci déboussole et démantèle l’économie et va faire rentrer l’Europe dans une période de pénurie très sombre et inflationniste qui va durer et qui lui faire oublier pour un certain temps pour ne pas dire un temps certain la COP 21 et son saint frusquin.

    Répondre
    • Transformation habituel des reves en réalités aussi illusoires qu’improbable. Le fossile faisant défaut, le nucléaire pour la saint glinglin, le monde occidentale n’a plus que la solution rapide des renouvelables dans lequel 2 ans suffisent pour mettre en fonction n’importe quel parc éolien ou solaire, ainsi que construire des méthaniseurs et organiser leur alimentation à partir de dechets agricoles et domestiques. Ce sera probablement un grand accélérateur pour le renouvelable.
      Finalement, avec sa guerre, Poutine nous force à prendre peut être les meilleures décisions,comme celle de l’interdiction des terrasses chauffées. Poutine dirige l’Europe !

      Répondre
      • J’évalue grossièrement, en France, la part maximale théorique d’énergies variables + interconnexions + stockage journalier + quelques effacements de l’offre et de la demande + flexibilité de certains usages + production d’hydrogène pour l’industrie et l’agriculture à environ 70%.
        L’Allemagne était, l’année dernière à 33% de solaire + éolien. L’Espagne à 34%, le Portugal à 34%.
        Ensuite, c’est du pilotable pour « boucher les trous », dont une part importante de centrales à hydrogène (ou ammoniac).

        Répondre
        • @Marc
          Dans quelle catégorie mettez vous la bioénergie dont vous ne parlez pas dans votre liste (avec l’hydraulique?), et les futurs énergies marine (car il s’agit de ce qui a de bonne chance d’apparaitre ou simplement devenir mature dans les 20 prochaines années) ?

          Répondre
          • Au niveau des énergies marines, il y a déjà l’éolien offshore.
            Prenons un taux de charge de 40% en moyenne pour une éolienne offshore, ça fait, avec le foisonnement national, ce que j’appellerai le « taux de charge à base réduite moyennant 5% d’écrêtement » d’environ 60%.
            Par exemple, concernant le parc onshore français de 19 GW, la puissance délivrée dépasse rarement les 12 GW.
            En considérant qu’entre 8 et 12 GW, cela peut être utilisé pour produire de l’hydrogène pour l’industrie et l’agriculture.
            Il faudrait donc un back-up de 8 GW maximum.

        • @Marc
          Ce ne sont que des évaluations de « cours de route » car aucun des pays que vous citez n’est arrivé au niveau de pouvoir dire « ca y est on ne peut rien obtenir de plus ! ». Pratiquement rien n’est encore fait en offshore par rapport à un potentiel « presque infini » notamment pour le Portugal ou l’Espagne. De plus aucun de tous ces pays n’a le potentiel français, 3 façades maritimes sur de si longues distances, c’est unique. Quant à l’ensoleillement, seuls les 3 latins peuvent nous surpasser.
          Par ailleurs, vous faites un paquet qui comprend pratiquement toutes les ressources et le limitez à 70% (du besoin ?).
          Je pense qu’une approche rationnelle est de segmenter par catégorie au moins en variables d’un côté et pilotable de l’autre.
          L’investissement à faire dans les premiers et conditionné par celui fait dans le second ce qui se traduit à peu près par :
          Si en été le pilotable est capable de fournir 40% du besoin dans sa fourchette min/max il me faut investir pour obtenir 70% de variable, compte tenu d’une marge de sécurité.
          Si en hiver le pilotable est capable de fournir 30% du besoin dans sa fourchette min/max il me faut investir pour obtenir 80% de variable, compte tenu d’une marge de sécurité.
          Et cela passe par l’évaluation des productions naturelles des variables de chaque saison, assèchement du fil de l’eau en été, incidence de la hauteur du Soleil et durée d’ensoleillement en hiver, mais aussi pour les pilotables comme la capacité de méthanisation qui varie pour chaque saison, et cela pour chaque type de source d’énergie.
          Par ailleurs, des relevés statistiques d’ensoleillement et de puissances des vents par région climatiques (qui ne sont pas les régions administratives. Par exemple la météo m’annonce des températures négatives et de la neige dans l’Aude alors que j’ai de 9 à 16° et un Soleil magnifique à Narbonne, rien à voir avec la haute vallée de l’Aude en montagne, évidement puisque nous avons montagnes, plaines, et littoral) doivent être comparés dans le temps avec leur potentiel de production cumulé avec ceux des autres régions aux même instants, pour obtenir la courbe de « quasi-certitude » résultant du foisonnement. L’investissement dans le pilotable doit correspondre à la capacité de complémentarité définie par la courbe du besoin.
          Les pilotables sont définis comme étant les productions constantes dans leur variabilités propres car ils en ont pratiquement tous, sécheresse des cours d’eau en été pour le fil de l’eau, disponibilité des intrants bioénergétiques pour la méthanisation, comme le niveau des barrages, selon saison… Le stockage par batterie notamment n’a de limite qu’à hauteur des capacités d’investissement car le coût stockage lui-même est dérisoire comme montré dans un autre message basé sur des chiffres de références qui corroborent mes propres mesures (la batterie de mon PHEV de 8 ans d’âge, proche de 3000 recharges avec une perte de 25% de la capacité d’origine) beaucoup plus exigeantes que ce qui est demandé aux batteries stationnaires.
          La réalité des limitations pour les variables est assez illusoire car on peut toujours ajouter des parcs éoliens, au moins offshore, comme on peut toujours ajouter des PPV jusqu’à produire le double de la capacité nucléaire actuelle (quand elle est en bonne santé) sans artificialisation supplémentaire, puisque la seule couverture du bâti actuel serait déjà suffisante, comme démontré par plusieurs études, toutes concordantes et que chacun peut faire sur la base des données techniques fournies par les organismes officiels concernant les rendements intrinsèques des PPV eux-mêmes, les facteurs de charges par zones géographiques, et les surfaces construites. Différents organismes fournissent des chiffres pour chaque catégorie d’informations, tous assez concordants et dont il suffit de faire des moyennes entre eux en écartant les extrêmes souvent fantaisistes et inspirés par le lobbying de la spécialité.
          On peut comprendre pourquoi les scénarios 100% renouvelables peuvent présenter autant de propositions différentes, car on voit bien que chaque ressource est élastique et pèse sur les autres. Mais on comprend aussi, et pour la même raison, que le 100% renouvelable est évidement réalisable en absolu et de mille manières différentes selon les ressources dont chacun dispose et que prétendre que c’est une vision utopique ne relève que du dogme. Peut-on prouver qu’il est impossible de planter une éolienne de plus, installer un PPV de plus, un méthaniseur de plus, installer une turbine de plus sur la rivière ? En revanche il est facile de prouver que, dans un monde fini, ce que l’on vole à la planète pour le transformer en chaleur a nécessairement une fin.

          Répondre
          • Espagne et Portugal ne font qu’un, au niveau système énergétique.
            Le foisonnement éolien est bon, peut-être même meilleur qu’en France (qui bute par ailleurs sur le problème d’acceptation des éoliennes en zone méditerranéenne, qui limite grandement l’exploitation du foisonnement). Et grande différence avec la France: ils construisent des STEP.
            Sur 28 GW de puissance installée, la production éolienne espagnole dépasse très rarement les 15 GW.
            Aucun « grand » pays au niveau de la population n’est arrivé à un taux de pénétration des énergies variables très élevé, mais on peut faire des simulations. Toute la difficulté est de trouver des politiciens intellectuellement honnêtes, qui publieront des simulations faites par des organismes d’état sur la base d’hypothèses réalistes. En ce sens, cet article est intéressant.

          • @Marc
            « Aucun « grand » pays au niveau de la population n’est arrivé à un taux de pénétration des énergies variables très élevé, »
            N’EST ARRIVE …Pourquoi, la course est finie ?

          • « la course est finie ? »
            Je ne dis ça dans ce sens-là, mais dans le sens où on n’a pas actuellement de modèle.

          • @ Marc
            Le pionnier n’a jamais de modèle, c’est un autodidact. Son seul modèle est l’image virtuelle du projet vers lequel il tend. Il doit en permanence modifier sa stratégie car les réalités l’écarter souvent de son modèle

      • SR: « [cette crise] sera probablement un grand accélérateur pour le renouvelable ».
        Oui, de toutes manières, à CT, il n’y a que les ENR et la sobriété pour réduire la consommation d’énergie fossile, même si le système butera, a priori, en France, sur un vague ordre de grandeur de 70% de taux de pénétration maximum théorique des énergies variables (avec interconnexions et stockage journalier), hors stockage à LT par hydrogène ou chaleur, et pilotables tel que l’hydraulique de barrage hors STEP et la biomasse.
        La mise en place de nouveau nucléaire dépasse largement la durée de la mandature des élus, ce qui est un frein pour le secteur (qui n’existe pas en Chine ou en Russie).

        Répondre
        • En dehors de votre butée à 70% dont je ne comprends pas l’évidence absolue, je suis parfaitement d’accord sur le reste. Et j’ajouterai même que pour le court terme la prolongation du nucléaire ancien est une nécessité pour permettre l’introduction des renouvelables sur une période suffisamment longue d’au moins 10 ans, et certainement plus, pour ne pas buter sur la capacité d’investissement ENR. EDF devra payer le grand carénage ce qui est déjà très lourd, et il faudra lui permettre malgré cette charge de participer à l’investissement ENR pour qu’elle reste une entreprise d’importance, présente dans le nouveau panorama de l’énergie électrique. Il faut éviter qu’un quelconque opérateur privé ne devienne majoritaire dans ce nouveau panel de producteurs qui doit être morcelé entre de très nombreux producteurs afin de facilité l’émergence majoritaire d’EDF.EN qui a déjà du retard sur certains gourmands.

          Répondre
          • Il arrivera un moment où il faudra bien du stockage à LT pour couvrir les périodes de faible production des variables, notamment en hiver, car les capacités de l’hydraulique de barrage (hors STEP) et de la biomasse ne suffiront pas.
            La part de pilotable nécessaire, hors stockage journalier doit se situer dans les 30% du mix en France, peut-être 40% en Allemagne et 20% en Espagne (compte tenu du gisement solaire à l’année et de la bonne complémentarité journalière entre solaire et éolien dans ce pays).

          • Je ne dis pas que le stockage LT est inutile, je dis que ce n’est pas l’urgence et que d’autre part on sait faire, ne serait-ce qu’avec la transformation de n’importe quelle source énergétique (et notamment l’électricité dont on aura des périodes de surabondance avec les variables) en n’importe quelle autre sous forme stockable (différents gaz directement combustibles eux-mêmes, chaleur, gravitaire).
            L’urgence c’est produire, produire, produire, pour déjà atteindre le niveau du besoin permanent et rapidement le dépasser. Cette étape passée on commence à changer de priorité et on passe au stockage dont les lodes de stockage que j’ai cité auront déjà bien évolué car tout cela est perfectible sans avoir à faire des paris quasiment perdus d’avance comme pous le nucléaire new wave dont certain se gargarisent d’un succes quasi certain avec pour fondement les bérézinas successives que les inventeurs du procédé n’ont pas su venir à bout à commencer par Enrico Fermi l’initiateur lui-même ! Et ce que certains appellent un succes, Superphénix arrété en pleine course mais sur lequel on peut compter sur l’avenir car très au point, se résume à :
            Cout 66 milliards francs (1996) et production de 3,5 milliards de KWh durant 4 ans de fonctionnements par petit bouts, étalés sur 12 ans (84/96) soit 18,86 F le KWh de 1996, ou 2,87 € le KWh, soit encore 4€ actualisé 2022 le KWh avec auncune certitude que s’il fonctionne aujourd’hui il fonctionnera demain comme l’histoire le démontre, ce qui fait que les variables renouvelables sont infiniment plus prévisibles dans leur production.
            Alors vous savez, les petits ergotages autour des supposés problèmes des renouvealbles pour assurer l’avenir, ça fait rire.

  • Il y a le cas particulier de l’hydraulique au fil de l’eau, non-négligeable, qui apporte une production de base avec une variabilité saisonnière importante.
    Ensuite, c’est du pilotable: hydraulique de barrage hors STEP, biomasse, hydrogène stocké, fossiles.

    Répondre
  • Je dis en gros qu’il faut 30% de back-up en quantité, mais avec une puissance disponible importante pour les périodes hivernales peu ventées. Les partisans des ENR diront que c’est moins que ça.
    Il faut tenir compte du fait que sur 5 GW de centrale thermique, la puissance varie d’environ entre 1 et 5 pour des raisons économiques, soit de 4 GW.

    Répondre
    • marc une nouvelle fois approfondissez le sujet des ENR et non l’éolien ce n’est pas de l’hydraulique même en milieu marin …et si certaines ENR sont prévisibles d’autres sont beaucoup plus pilotable que notre nucléaire de plus en plus intermittent

      Répondre
  • Je vois que les antinucs émérites entre amis élucubrent en pensant que la guerre en Ukraine va favoriser de manière miraculeuse le développement des intermittents renouvelables et que ds 2 ans (comme dit SR) nous aurons réglé les problèmes de dépendance au gaz russe en France et en Europe. Ceci aussi grâce au développement fulgurant du biogaz. Ce tableau idyllique dressé par les « entre-soi » est pour le moins contestable.
    Parlons d’abord d’agriculture, d’une part la Chine a ses greniers à grains vides car sa dernière récolte a été calamiteuse. D’autre part, l’Ukraine, qui est un des plus gros producteurs de céréales au monde, ne peut assurer ses semailles et ses récoltes sont fortement compromises. La pénurie mondiale au niveau du blé va apporter la faim et la famine notamment dans les pays d’Afrique.
    Conséquence nous devrons au niveau des pays agricoles comme la France garder les terres arables pour nourrir les gens. Les CIVES pour le biogaz seront reléguées voire interdites.
    Entre nous, même sans ce fait plombant, le remplacement (s’il se fait) du gaz nat par le biogaz n’est pas pour demain. C’est la même chose pour les biocarburants.
    Maintenant s’il suffisait de multiplier les intermittents pour placer les pilotables au vestiaire çà se saurait (et les Allemands s’en sont rendus compte). Les scénarios de RTE et l’étude qui en résulte ont montré et démontré par les chiffres que cela n’est pas crédible. C’est curieux que ces études qui ne vont pas dans le sens des intermittents renouvelables sont éludés et vite oubliés.
    De plus, cette année avec cette guerre, nous aurons à gérer une pénurie de gaz, de charbon et de nucléaire, il va nous manquer 200TWh en Europe cet hiver à venir. Pour la France, l’Allemagne les risques de black-out en général et de froid au niveau des foyers sont, pour moi, inévitables. Le monde des bisounours des pro intermittents renouvelables est plus qu’illusoire !

    Répondre
    • @Dubus
      Quand j’écris qu’il suffit de 2 ans pour construire n’importe quel parc éolien ou solaire ou méthaniseur, ça n’a jamais voulu dire que dans deux ans on a réglé le problème de la provation du gaz russe, notamment par ce que dès ce soir on ne va pas se précipiter pour faire 10 ou 20 milles méthaniseurs pour les avoir opérationnels dans deux ans.
      Il ne faut pas passer son temps à tordre les propos dans un sens qu’ils n’ont pas et en attendre des félicitations.

      Répondre
    • Michel Dubus si vous vous relisez vous comprendrez enfin pourquoi le monde entier et maintenant l’Europe vient d’accélérer le développement des ENR sur le terrain

      Répondre
  • Au-delà de l’éternelle comparaison entre nucléaire et ENR, on voit quand même l’utilité des interconnexions.
    Aujourd’hui, l’Espagne disposait d’importants excédents alors que la France était à la ramasse.
    https://demanda.ree.es/visiona/peninsula/demanda/acumulada/2022-4-3
    Le nucléaire aussi a des fragilités, même si ce ne sont pas les mêmes que les ENR.
    L’arrêt des 6 GW de réacteurs PN4 pèse beaucoup dans la faible capacité de production.

    Répondre
    • @Marc, je veux bien qu’on arrete de mettre en opposition nuk et ENR mais quand vous rappelez que les 6 GW des 4 N4 manquent à l’appel, il faudrait aussi rappeler que les 6 GW d’offshore de l’objectif France pris lors de la COP21 pour être opérationnels en 2020 manque tout autant à l’appel. La différence c’est que pour les N4 on ne l’a pas fait expres c’est une découverte fortuite, alors que c’est volontairement que l’on a fait peser une enclum sur les engagements offshore depuis 8 ans alors qu’il suffit de deux ans pour les réaliser. Il a semblé à notre nucléocrate président qu’il vallait mieux ne pas handicapé le nucléaire dans son avenir en lui mettant un challenger plus efficace quitte a handicaper la France !
      Le sabotage d’un pays n’est pas une bataille de cours de récréation !

      Répondre
  • « Le sabotage d’un pays n’est pas une bataille de cours de récréation ! »
    Avec ses fake news SR est un des premiers saboteurs français en enfumant de sa propagande les crédules des réseaux sociaux, sa cour (sans s) de récréation.
    .Pour marc,
    Nnous aurons à gérer une pénurie de gaz, de charbon et de nucléaire, il va nous manquer 200TWh en Europe cet hiver à venir. Pour la France, l’Allemagne les risques de black-out en général et de froid au niveau des foyers sont, pour moi, inévitable
    Où sera l’interconnexion ds ce cas ! En temps de paix l’interconnexion c’est déjà bien difficile car sa gestion ne peut se faire comme un réseau fibre. D’autre part avec la guerre de l’énergie qui va s’installer tout le monde ou presque sera à genou en même temps ce sera du chacun pour soi, c’est moi qui vs le dit.
    Enfin pour faire plaisir à SR quand je lis les rapports de l’ASN et de l’IRSN des corrosions sous contrainte (CSC) des tuyauteries du circuit primaire principal de réacteurs, les contrôles non destructifs et destructifs vont être laborieux et très longs. Ils vont s’étendre sur 2022 et 2023 et la puissance du parc nucléaire de 60 000 MW risque de tourner à 50 % pendant un sacré bout de temps, s’il n’y a pas de dérogation.

    Répondre
    • En dehors de votre pauvre blabla, vous avez des preuves de mon enfumage ? Moi les preuves je les apporte :
      Engagement de la cope 21 : 6GW d’éolien offshore pour 2020 et aujhourd’hui zéro ! Où sont ils ces 6 GW ? vous enfumez avec des dénégations sans la moindre présomption de véracité contre des preuves tengibles !

      Répondre
    • L’interconnexion ne limite pas la capacité de back-up nécessaire, mais son degré de sollicitation à l’échelle de l’année, dans un système européen majoritairement composé d’ENR + back-up.
      Au final, les interconnexions diminuent la consommation d’énergie fossile à l’échelle européenne, à l’échelle de l’année.
      Les échanges de l’Espagne vers la France hier (et aujourd’hui) en sont un exemple.
      En période hivernale anticyclonique, il y aura effectivement des délestages s’il manque 200 TWh de combustible fossile et fissile pour l’hiver. L’Europe est la grande perdante de cette crise énergétique par rapport à la Chine et aux EU.

      Répondre
      • Enfin, « 200 TWh » d’électricité et de chaleur produits par des centrales thermiques fossiles et nucléaires.

        Répondre
  • Vous avez 81 % de l’éolien qui manquent à l’appel aujourd’hui contre 48 % du parc nucléaire. Rien ne prouve que les 6 GW d’éolien offshore, qui auraient dû être opérationnels, auraient produit 6 GW.
    De plus, la France n’est pas le seul pays à miser sur le nucléaire. La Grande-Bretagne https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/guerre-en-ukraine-le-royaume-uni-prevoit-de-construire-de-nouvelles-centrales-nucleaires-912595.html et peut-être aussi les Pays-Bas. Le développement du nucléaire n’exclut pas celui de l’éolien.

    Répondre
    • C’est la moitié qui manque dans le nucléaire 30 GW sur 61,4 pour une technologie supposée avoir un facteur de charge de 95% !
      Quant au éolienne encore faudrait-il en mettre comme on s’y était engagé et ne pas faire l’autruche pour préparer le lit d’un nucléaire improbable.

      Répondre
    • Cochelin vous pouvez nier ce que vous voulez ça ne changera pas la réalité du terrain je vous la remet . vérifiez les faits : ouvrez les yeux sur le réel : le nucléaire et le fossile sont déjà condamnés économiquement .. la réalité du terrain : vous parlez d’une énergie polluante très très chère , dangereuse avec des déchets ultimes qui ne représente que 4% de l’énergie dans le monde et qui baisse inexorablement RAPPEL des faits : le monde entier se sort du fissible et du fossile / charbon / pétrole… grâce aux ENR pour enfin produire propre sans dangers et sans déchets pour beaucoup moins cher que cette merde polluante de nucléaire qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain …. comment font les pays qui n’ont pas de nucléaire et de fossile et tous ceux de plus en plus nombreux qui ont déjà dépassé les 50 voire 75 % d’ENR dans leur mix et qui voient leur pollution , leur GES et leur Co² baisser au fur et à mesure du développement des ENR sur le terrain … alors que la France s’enfonce toujours plus dans la pollution et les déchets ultimes avec notre merde polluante à tous les stades, avec des déchets ultimes, très très chère , qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain… https://scontent-mrs2-2.xx.fbcdn.net/v/t39.30808-6/277224947_10228757968558959_4319929361702201347_n.jpg?_nc_cat=102&ccb=1-5&_nc_sid=dbeb18&_nc_ohc=TiF7foDUXOcAX8ciLaV&_nc_ht=scontent-mrs2-2.xx&oh=00_AT9PTB-5aCOpjcteoOsYjhxuhCCkBMmRDGV0hHHJS5_hvQ&oe=624E6002

      Répondre
commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

on en parle !
Partenaires
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective
20 nov 2015
Les principales causes de mortalité dans le monde : mise en perspective