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La donnée, de l’huile dans le moteur de la transition énergétique

Le monde de l’énergie produit un volume de données considérable et qui ne cesse d’augmenter. Ces données énergétiques sont aujourd’hui au centre de toutes les attentions jusqu’au niveau de l’Etat.

La loi de Transition Énergétique pour une Croissance Verte et la loi pour une République numérique obligent en effet les opérateurs d’énergie à ouvrir les données sur la consommation de gaz et d’électricité.

Pour Jean-Marc Lazard, président de OpenDataSoft, les données sont un outil essentiel pour la transition énergétique des territoires. Entretien. 

Vous accompagnez les collectivités et les entreprises dans la production et l’utilisation des données… Concrètement, que faites vous ?

Nous avons conçu une plateforme logiciel en ligne pour gérer la diffusion et le partage des données de nos clients qui sont des aussi bien des entreprises que des acteurs publics comme les collectivités territoriales. Nous travaillons aussi avec des énergéticiens et distributeurs d’énergie pour les aider à faire passer les données qu’ils fabriquent au quotidien pour les autres étages de la chaîne. Nous sommes le logisticien ou l’opérateur du réseau de la donnée du dernier kilomètre.

Une donnée, c’est quoi exactement ?

C’est quelque chose de structurel. Cela peut être une donnée de mesure : une consommation, une qualité d’air, une quantité d’eau, une donnée référentielle d’impact environnemental…

En quoi la data est un outil de la transition énergétique pour les collectivités ?

Les données sont avant tout une base de connaissances. Après, par exemple, six mois de collecte d’informations, vous avez suffisamment de matière pour comprendre ce qu’il se passe réellement. Une donnée localisée permet ainsi à une collectivité d’apporter une réponse adaptée à une coupure de courant

La gestion des données s’impose comme un enjeu majeur qui peut contribuer à simplifier le quotidien des énergéticiens et de leur écosystème, et optimiser par exemple : la circulation d’informations de référence en interne, la relation bâtie avec les collectivités, la prise de décision sur le terrain…

Et in fine le travail initié en faveur de la transition énergétique des territoires.

Un exemple concret : nous travaillons en Corse avec EDF SEI et la Collectivité territoriale de Corse. Sur la partie production d’énergie, les données énergétiques locales permettent aux acteurs locaux de faire leur propre analyse et de trouver des alternatives en matière d’énergie produite localement.

Dans une logique de transition énergétique, il est essentiel de voir d’où on part, et de pouvoir ensuite mesurer des décisions que l’on prend.

Et si besoin, en fonction de la trajectoire prise, ajuster les productions énergétiques avec pourquoi pas des solutions smart grids.

Sans données précises, on risque de mettre en place une politique généraliste à l’aveugle et non sur mesure. Alors que le but est de coller à la réalité démographique, géographique et financière de chaque endroit…

OpenDataSoft est au cœur des problématiques de la Smart City… Comment définiriez-vous la Smart City idéale ?

La Smart City idéale fait partie de l’imaginaire. C’est une ville où l’on donne les moyens aux acteurs locaux – et la donnée en est un composant – de pouvoir justement répondre aux enjeux locaux en s’appuyant sur les nouvelles technologies.

Aujourd’hui, avec l’abondance de la data, une Smart City efficiente est un système global qui donne les clés à ses habitants pour une gestion décloisonnée où chacun s’approprie l’espace.

Vous êtes né en 2011… Etes-vous arrivé en 7 ans à devenir le leader sur le marché de la gestion des données pour les Smart Cities ?

Oui, je pense que nous sommes un des trois leaders mondiaux sur le créneau de la gestion et du partage de la donnée. Aujourd’hui, quand une ville ou un acteur urbain a une problématique de partage et de circulation de données, nous faisons partie des sociétés sollicitées.

Vous développez-vous à l’international ?

Cela fait deux ans que nous nous développons. 70% de nos clients sont en France, et le reste sont dans 17 pays, majoritairement en Europe et au Moyen-Orient. Et depuis un an et demi, nous avons ouvert une structure à Boston aux Etats-Unis, pour la partie Amérique et Mexique.

Si la Smart City a longtemps été un terme à la mode, si il y a eu pas mal d’expérimentations, on sent que les choses s’accélèrent depuis une petite année.

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