Climat : énergies renouvelables et réseaux intelligents sont des leviers importants selon le GIEC

Éclairage du site partenaire Think Smartgrids.

Dans son troisième rapport sur les solutions dites « mesures d’atténuation » au changement climatique, le groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) souligne le rôle de l’électrification, de l’efficacité énergétique et de l’accroissement des énergies renouvelables.

« Si des mesures d’atténuation renforcées ne sont pas prises dans les années à venir afin de diminuer fortement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, le réchauffement planétaire dépassera les 1,5 °C dans les décennies suivantes et provoquera la perte irréversible des écosystèmes les plus fragiles ainsi que des crises à répétition au sein des populations et des communautés les plus vulnérables ».

Après un premier rapport qui mettait en lumière l’accélération du réchauffement, un second qui recensait les impacts souvent irréversibles du changement climatique sur la population et les écosystèmes, le troisième rapport, qui vient d’être rendu public, détaille l’éventail des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, le monde doit réduire les émissions annuelles de CO2 de 48 % d’ici à 2030 et atteindre un niveau net nul d’ici à 2050, tout en réduisant les émissions de méthane d’un tiers d’ici à 2030 et en les divisant presque par deux d’ici à 2050. L’usage du charbon doit être totalement stoppé et ceux du pétrole et du gaz réduits de 60% et 70% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 2019.

Dans les scénarios d’atténuation, les experts du GIEC mettent en avant l’électrification, l’efficacité énergétique et l’accroissement des énergies renouvelables. « Parmi les autres changements rapides nécessaires en zone urbaine figurent la démotorisation et la décarbonation des transports, incluant la multiplication des véhicules électriques et l’expansion des appareils à haut rendement énergétique ».

Les experts du GIEC pointent, dans le « Résumé à l’intention des décideurs », des innovations techniques et sociales « qui peuvent aider à contenir le réchauffement à 1,5 °C grâce à la mise au point, par exemple, de réseaux électriques intelligents, de techniques de stockage de l’énergie et de technologies polyvalentes telles les technologies de l’information et de la communication, dont l’emploi permet de réduire les émissions ».

Le rapport qui accompagne et documente le « Résumé à l’intention des décideurs » évalue, détaille et chiffre l’éventail des solutions.

Les énergie solaire et éolienne désormais compétitives par rapport à la production d’énergie fossile

De 2010 à 2019, les coûts unitaires de l’énergie solaire (85 %), de l’énergie éolienne (55 %) et des batteries au lithium-ion (85 %) ont, soulignent les experts du GIEC,  diminué de manière soutenue, et leur déploiement a fortement augmenté, par exemple de plus de 10 fois pour l’énergie solaire et de plus de 100 fois pour les véhicules électriques (VE), avec des variations importantes d’une région à l’autre.

En 2020, les « coûts actualisés de l’énergie » (LCOE) des quatre technologies d’énergie renouvelable pourraient concurrencer les combustibles fossiles dans de nombreux endroits.

Des systèmes électriques alimentés majoritairement par des énergies renouvelables sont de plus en plus viables

Dans certains pays et régions, les systèmes électriques sont déjà alimentés principalement par des énergies renouvelables. Il sera plus difficile d’alimenter l’ensemble du système énergétique avec des énergies renouvelables. « Même si des défis opérationnels, technologiques, économiques, réglementaires et sociaux subsistent, diverses solutions systémiques permettant d’intégrer une part importante d’énergies renouvelables dans le système énergétique ont vu le jour ».

« Un large éventail d’options, telles que l’intégration des systèmes, le couplage des secteurs, le stockage de l’énergie, les réseaux intelligents, la gestion de la demande, les biocarburants durables, l’hydrogène électrolytique et ses dérivés, et d’autres, sera finalement nécessaire pour intégrer une part importante d’énergies renouvelables dans les systèmes énergétiques ».

Des investissements considérables

Il faudra multiplier par six les investissements annuels dans les technologies à faibles émissions de carbone et dans l’efficacité énergétique a l’horizon 2050 par rapport à 2015.

Tenir l’objectif de +1,5°C nécessitera des investissements supplémentaires dans le domaine de l’énergie, pour la période 2016-2050, estimés, en moyenne annuelle, à environ 830 milliards de dollars. « Pour cette même période et les mêmes trajectoires, le total des investissements annuels moyens est de 1 460 à 3 510 milliards de dollars pour ce qui est de l’offre en matière d’énergie et de 640 à 910 milliards de dollars pour ce qui est de la demande en matière d’énergie ».

Les investissements totaux liés à l’énergie seraient supérieurs d’environ 12% dans les trajectoires d’émissions axées sur l’objectif de 1,5 °C par rapport aux trajectoires d’émissions axées sur l’objectif de 2 °C.

 

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Créée en avril 2015, Think Smartgrids  (plateforme partenaire) a pour objectif de développer la filière Réseaux Électriques Intelligents (REI) en France et de la promouvoir en Europe comme à l’international.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Intéressant et clair sur bien des points, mais en ayant à l’esprit que « Think Smartgrids » prêche pour sa paroisse.
    Dans un premier temps, il est clair qu’un fort développement des énergies intermittentes dans des régions fonctionnant au charbon et au gaz fera faire des progrès considérables.
    Mais on va buter sur le fait que cette intermittence rend indispensable des sources pilotables en back-up, générant généralement du CO2.
    Clairement, et ils ont raison, le développement du stockage de l’électricité est la clef pour aller plus loin, et ce n’est pas pour demain.
    Bien sûr qu’on doit progresser sur la pilotabilité de la consommation d’électricité, mais ceci risque de n’avoir qu’un effet mineur. Par exemple, décaler les heures de chargement des batteries de voiture est en contradiction avec le besoin de pouvoir compter sur sa batterie chargée le matin en démarrant. Et on ne peut pas décaler sur 15 jours.
    Quant à la gestion intelligente et autres « smart trucs », ce peut être utile, … à condition tout de même d’avoir de l’énergie disponible quelque part, même avec une météo défavorable sur l’Europe.

    Et tout ça pour éviter d’utiliser la seule énergie pilotable et sans CO2, le couple nucléaire plus hydraulique comme ces 40 dernières années, sans pour ce faire apporter la moindre justification raisonnable.

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  • Les nucleophiles qui référent constamment au GIEC en prétendant que celui-ci recommande le nucléaire pour decarboner la production d’électricité sont ici formellement démenti. LE GIEC ne recommande que le développement du renouvelable et les économies d’énergie. Mais bien sûr, en Bons DOGMATIQUES et la tête dans le sable, ils continueront à prétendre que le GIEC recommande le nucléaire.

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  • C’est trop chouette, on va pouvoir dire au vent de souffler avec constance, et au soleil de briller la nuit. Et les banques vont adorer.

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    • Quand il n’y a pas vent au bout de votre nez et qu’il ne bronze pas, vos œillères vous empêche de voir qu’il y a vent et Soleil ailleurs, et votre ignorance vous masque les renouvelables pilotables et à disposition. La vision étriquée nucleophile est malheureusement une maladie incurable de la classe des maladies dogmatiques, très rependu en France depuis 60 ans et laissée sans traitement.

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      • Ah, notre Rochain !!!
        « Quand il n’y a pas vent au bout de votre nez et qu’il ne bronze pas, vos œillères vous empêche de voir qu’il y a vent et Soleil ailleurs »
        Assez pour faire tourner vos éoliennes ? Et si un peu de vent subsiste, par exemple en Allemagne, vous croyez qu’ils ne vont pas consommer l’électricité eux même.
        Et une pétole sur toute l’Europe est un grand classique, même en hiver.
        Comme ici par exemple :
        https://1drv.ms/u/s!Aoz2RZetULwc5UP7zleO-vqht9P5?e=YHeH3J

        « et votre ignorance vous masque les renouvelables pilotables et à disposition »
        Oui, vous nous avez même expliqué récemment que les énergies marine étaient pilotables LOL
        Vous commandez aux marées LOL

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  • La production d’électricité seule (sans celle de chaleur qui lui est agglomérée dans la plupart des statistiques) ne représente que 20,4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial.

    L’effort principal, si l’on veut réduire les GES, doit donc porter plus sur d’autres secteurs, comme le bâtiment (chauffage) et les transports.

    L’électrification des usages, à partir d’énergies renouvelables, en est un moyen, associé au stockage intersaisonnier de la chaleur et à celui de l’électricité sous différentes formes et avec différentes temporalités. Sans oublier une plus grande efficacité des matériels et équipements divers, ni une sobriété nécessaire privilégiant la qualité de vie à des consommations effrénées et souvent inutiles.

    Dans l’une de ses évaluations, l’Agence internationale de l’énergie (IEA) indique que l’électricité mondiale pourrait être produite à partir d’énergies renouvelables pour 88 % (dont 35 % d’éolien et 33 % de solaire).
    Le nucléaire ne représenterait que 8 % du total, comme dans les autres évaluations.

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    • Quelques soient les scénarios produits par les différentes instances dans le monde le nucléaire ne représente qu’une source marginale, sauf en France où les établissements sollicité pour produire des scénarios comparatifs survalorisent systématiquement le rôle potentiel du nucléaire pour satisfaire à la demande de l’état dont l’irresponsable patron a choisi délibérément sans pourvoir seulement s’appuyer sur l’unique expérimentation du nouveau nucléaire toujours dans les limbes, de le multiplier en le déclarant le moins couteux et le plus sûr sur la base de ce scénario bricolé dans ce but.
      Nous seront bientôt les traines miseres de l’Europe et nous seront dépassés par les plus pauvres dans le monde.

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  • La principale cause des modifications climatiques se trouve dans les cycles naturels, mal connus, comme El Niño-Southern Oscillation (ENSO), la circulation océanique thermohaline, le courant circumpolaire antarctique, l’oscillation nord-atlantique (NAO), l’oscillation atlantique multi-décennale (AMO), la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), la circulation atmosphérique (cellules de Hadley, de Ferrel et polaires), les variations des courant jets (polaires et sub-tropicaux), le rôle de la vapeur d’eau … et dans les cycles astronomiques pour de plus longues périodes.

    Pour la partie humaine, l’élément sans doute le plus important est la déforestation dans les zones inter-tropicales et équatoriales (pas seulement l’Amazonie) provoquée par la pression humaine sur l’environnement (surpopulation).

    Celle-ci se manifeste par le remplacement des forêts primaires et des zones humides (tourbières) par des cultures pour nourrir une population en expansion. Cela se fait soit de façon directe (cultures vivrières locales, bois pour la cuisson), soit de façon indirecte : cultures d’exportation (café, cacao, bois « exotique » …), ces dernières pour ensuite importer de la nourriture (blé …).

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    • @Marguerite,
      Le taux croissant de CO2 dans l’atmosphère ne sort pas de nulle part et l’on sait ce qui le provoque, essentiellement la libération de celui qui est séquestré dans le sous-sol par la combustion des fossiles. Ce taux de croissance le GIEC, et les organismes spécialisés ne l’ont pas inventé, ils le mesure en permanence avec les modifications de la transparence de l’atmosphère, par l’analyse chimique d’échantillon prélevés régulièrement par des ballons sondes, des fusées sondes et des satellites en orbites basses.
      Ce qui vous semble être des causes ne sont précisément que les effets du changement climatique. A part quelques marginaux qui ne veulent pas renier ce qu’ils ont soutenus pour la plupart d’entre eux et quelques autres qui n’en démordent pas, le consensus est établi de façon durable et etayé dans la sphère des spécialistes.

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      • Que le taux de CO2 dans l’atmosphère augmente depuis deux siècles est une chose, qu’il soit la principale cause de l’évolution climatique en est une autre.

        Nous savons bien que le Petit âge glaciaire s’est terminé vers 1850 (pour simplifier) et la température terrestre a continué sa progression depuis.

        Suite à de nombreuses variations au cours des siècles précédents, avancées (crues glaciaires) et reculs, l’avancée du glacier menaçait le village d’Argentière, près de Chamonix, en 1860.

        http://expositions.bnf.fr/socgeo/grand/166.htm

        Au moyen-âge (optimum climatique), les glaciers étaient plus hauts en altitude et il était possible de faire passer le bétail entre la France et l’Italie par des cols aujourd’hui recouverts de glace.

        Plusieurs villages de la régions de Chamonix ont été ensevelis à la fin de l’optimum médiéval, par les glaciers de l’Argentière, des Bois, du Tour, comme le montrent les archives municipales de Chamonix.

        D’ailleurs, le recul actuel des glacier alpins fait réapparaître des souches et troncs d’arbres qui poussaient à des altitudes plus élevées qu’aujourd’hui il y a plusieurs siècles.

        Les constatations sont identiques pour le glacier d’Aletsch en Suisse ou en Alaska, dans le voisinage du « Parc national de Glacier Bay » entre autres, où la dernière avancée glaciaire s’est produite il y a environ 500 ans.

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        • @Marguerite,
          Je regrette Marguerite mais d’une part les cas d’especes dont vous parlez ne portent que sur les lieux limités et ne sont pas représentatifs de ce qui se passent globalement sur la planète sauf pour votre alégation selon laquelle depuis la fin du petit âge glaciere vers 1880, sur quoi nous sommes d’accord, la température de la planète augmente continiuellement depuis ce moment (Et là nous ne sommes plus d’accord).
          Ce n’est que vers les années 1980 et la période de forte industrialisation où nous avons vécu les trente glorieuses, qu’après s’être stabilisée avec quelques variations ponctuelles depuis la remontée en température de la sortie du petit âge glacière que la température est remontée en flèche comme vous le verrez sur le graphique repris dans l’ouvrage « Histoire solaire et climatique d’Elisabeth Nesme-Ribes et Gérard Thuillier depuis une étude de Lean de 1995 :
          https://transfert.free.fr/CLN6Cs
          Bien cordialement

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          • Tout cela n’est pas mieux que la « hockeystick » (crosse de hockey ) de Mann, qui a fait le scandale du troisième rapport (TAR) du GIEC en 2001.

            Les cas cités pour les Alpes et autres sont représentatifs d’études réalisées partout dans le monde pour les mille dernières années (et +) à partir de différents « proxies » climatiques (et paléoclimatiques pour des périodes plus anciennes).

            Différentes méthodes physiques et chimiques permettent d’assez bien connaître les situations climatiques du passé.

            Une méthode connue repose sur les variation de la composition isotopique de l’oxygène (16 et 18) que l’on retrouve dans les carottes glaciaires, et aussi celles du carbone (12 et 13), de l’azote, de l’hydrogène …

            Ce qui est moins connu du grand public, c’est l’étude des varves (sédiments lacustres), des pollens, de la calcite des coquilles de foraminifères bentiques, des coraux, des spéléothèmes (concrétions dans certaines grottes) …

            Pour les dix à quinze derniers siècles, les traces écrites sont aussi largement répandues, tout au moins en Europe (et en Chine, mais moins accessibles pour nous).

            De bonnes lectures parfois dans la Bibliothèque numérique en histoire des sciences et des techniques du CNAM. D’autres documents numérisés se trouvent sur Gallica de la BNF.

          • Et vous croyez que ces faits qui se sont déroulés sur des milliers d’années sont inconnus des climatologues et appréciés à leur juste mesure et non comme vous le faites en décidant qu’ils sont la cause du problème ?
            Comment expliquez vous, sur le graphique de mon dernier post, la cause de cette brusque remontée de la température de la planète depuis les années 1960 (donc probablement plustôt depuis les années 1950 compte tenu de l’inertie lié à la masse atmosphérique) qui correspond à la sortie de la deuxième guerre mondiale et la progression subite des moyens technologiques et industriels qui ont multiplié par plusieurs ordres de grandeur le pillage du capital de la planète en permettant l’envolée de ce que l’on a appelé les trente glorieuse, mais qui ne se sont pas arrétés par la suite jusqu’à aujourd’hui ?
            Il ne faut pas confondre les causes avec les effets.

  • En seulement soixante-dix ans, de 1950 à 2020, la population mondiale a été multipliée par plus de trois, de 2,54 à 7,79 milliards d’habitants. En Afrique, la population a été multipliée par 5,9 en passant de 228 M. hab. à 1.341 M. hab. Dans les pays concernés par la forêt intertropicale, la population a été multipliée par quatre à huit selon les pays.

    L’élevage du bétail pour nourrir une population mondiale croissante entraîne la déforestation pour l’extension des pâturages et la production de soja et aussi l’accroissement des émissions de méthane provenant du cycle digestif des ruminants. Méthane provenant par ailleurs des rizières asiatiques.

    Entre autres effets, l’épuisement des nappes phréatiques entraîne la subsidence de grandes villes ou régions, comme c’est le cas pour Jakarta (Indonésie) qui s’enfonce (c’est la terre qui descend et pas la mer qui monte) ou le Bangladesh, pays reposant sur des alluvions qui se tassent.

    Au Yémen, où la population a été multipliée par plus de six, le niveau de la nappe phréatique baisse de plusieurs mètres par an malgré les pluies abondantes sur les massifs montagneux. L’eau doit maintenant être pompée dans une nappe d’eau fossile, non renouvelable.

    https://project.inria.fr/mastic/files/2016/11/CafeIn_Emmanuel_Prados.pdf

    Voir page 29 pour le Yémen, pays longtemps réputé pour sa fertilité et sa prospérité (antiquité).

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  • Très bon exposé marguerite.
    C’est vrai que la subsidence est un phénomène qui ne fera que s’amplifier avec l’augmentation des raffinages des matières premières qui « mangent » les nappes phréatiques en les polluant (Cu au Chili, Lithium en Bolivie, terres rares en Mongolie etc)
    Avec l’augmentation rapide des populations dans le monde qu’il faut bien nourrir, la déforestation induite « casse » les puits de carbone ainsi que leur pouvoir rafraichissant des surfaces forestières initiales. et permet le développement des cultures pour l’élevage bovins et les rizières qui « in fine » engendrent des quantité de CH4 21 fois plus impactant que le CO² mais à durée de vie plus réduite..

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  • Merci Marguerite.
    Remarques très intéressantes, et pour une fois non polémique, et vous relevez les phénomènes de fond en œuvre, et leur côté dramatique.
    Le point qui me semble le plus dangereux est l’évolution du nombre d’humains sur terre, suivant une courbe exponentielle.
    Alors que la taille de la terre semble ne pas suivre une courbe similaire, hélas.

    Par rapport à ça, j’en conviens, nos chamailleries concernant éoliennes et nucléaires sont marginales.
    Ce qui n’empêche pas que, si on se limite au cas français, ou même européen, il est préférable pour le climat de continuer notre voie depuis 40 ans, nucléaire plus un peu d’hydraulique, sans CO2, au lieu de se lancer dans des couples improbables constitués par des centrales à flamme, comme la nouvelle centrale à gaz de Landivisiau, assistées lorsque la météo s’y prête par quelques éoliennes ou panneaux solaires.

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    • En 2019, année « normale », la production d’électricité nucléaire en France a été de 379,23 TWh (données définitives).

      Si cette production avait été remplacée par celle de centrales à gaz à cycle combiné (hors considérations géopolitiques), au contenu carbone de 352 g CO2/kWh (RTE), cela aurait conduit à l’émission de 133,5 millions de tonnes de CO2/GES, sur un total mondial de 57,4 gigatonnes de CO2eq (équivalent), y compris UTCATF (autrement dit : LULUCF).

      Bien que correspondant à une augmentation de 33 % pour les émissions de GES en France, cela n’aurait fait que 2,3 millièmes de plus des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

      Mais d’ici 2050, ce seraient seulement les énergies renouvelables qui feraient ce remplacement : toutes, y compris la biomasse sous forme solide, liquide et gazeuse.

      Question de choix politique, car cela est possible et raisonnable aussi bien du point de vue économique que technique.

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  • Pour ceux que la question démographique taraude, il existe des associations:
    « démographie responsable » en France, « population matters » au RU.

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  • Par exemple, la revue « La Nature » n° 2878 d’avril 1932 (pas la revue « Nature » actuelle en langue anglaise) indique p.333 :

    – 1204 – Depuis la fin de janvier jusqu’au mois de mai, il régna une sécheresse continuelle, et une chaleur ardente comme celle de l’été.

    – 1573 – Les arbres se couvrirent de feuilles en janvier et abritèrent en février les nids des oiseaux ; à Pâques les blés étaient prêts pour la moisson. [en 1573, Pâques était le 1er avril du calendrier actuel et 22 mars en Julien]

    Divers sites météorologiques amateurs, mais de grande qualité, donnent aussi des informations climatiques précises sur les dernières décennies et derniers siècles. Le climat n’a jamais été un long fleuve tranquille.

    Lire aussi cet article de la revue « La Recherche » de juin 1999.
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/LaRecherche_n321_juin1999.pdf
    Des fraises à Noël à Liège en 1116 et des figuiers à Cologne vers 1200

    En Alaska, au Parc national de Glacier Bay (très touristique), on a l’historique du recul des différentes langues glaciaires depuis 1750-1780.

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    • Mais Marguerite, tout cela ne constitue que des épiphénomènes ponctuels se produisant à différents endroits de la planète et sans rapports entre eux comme on en voie aujourd’hui quelquefois attribués au réchauffement climatique certainement à tort la plupart du temps puisque cela se produit depuis toujours. Ce n’est effectivement pas sur la foi de ce genre de phénomènes épisodiques que l’on reconnaît la réalité du réchauffement climatique mais sur le constat de phénomènes de grandes amplitudes et planétaires. Par exemple la fonte des glaciers partout et pas seulement à tel ou tel endroit. La fonte des calottes polaires, une montée des eaux à toutes leslatitudes…. et surtout que l’évolution de ces phénomènes se produisent sur des durées infiniment plus courts que les phénomènes similaires qui s’étalent sur des dizaines de milliers d’années contre moins d’un siècle pour le phénomène du réchauffement climatique. C’est la première fois dans l’histoire humaine que l’homme peut constater durant sa durée de vie que le climat se modifie. Jusqu’à présent il ne connaissait que le changement saisonnier qu’il comprenait facilement et généralement dans surprise à l’exception de ce qui était compris comme une avance ou un retard sur la saison.
      Jamais la période de transition entre une période glaciere et la période inyetglzcietr qui la précède ou la suit n’a été aussi brève, c’est l’indice majeur du caractère artificiel de la transition que nous vivons en ce moment.

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  • Ce ne sont pas les émissions de CO2 et autres GES, ni le taux de CO2 dans l’atmosphère qui ont causé les canicules de 1718 et 1719 avec ses 700.000 morts en France selon Ladurie.

    Emmanuel Leroy Ladurie, professeur au Collège de France, est un historien réputé, connu entre autres pour son « Histoire du climat depuis l’an mil » (1967) dont il doit encore exister des rééditions en « poche » (ou des versions originales dans de rares bibliothèques). Ladurie est aussi l’auteur d’autres ouvrages sur le climat et de nombreux autres sur la vie des gens (paysans …) à différentes périodes de l’histoire de France.

    Auparavant, la chaleur et la sécheresse, c’était aussi 500.000 morts pendant l’été 1636 et autant en 1705, années pourtant située en plein Petit âge glaciaire.

    Auparavant, il y a eu aussi quatre étés caniculaire successifs en 1331-1334 et trois autres en 1383-1385.

    Pour les « littéraires », il suffit de lire la lettre de Mme de Sévigné du 24 juillet 1675 à sa fille, disant « … nous apercevions comme vous que le procédé du soleil et des saisons étoit changé ; et je crois que j’eusse trouvé comme vous que c’étoit la vraie raison … « .

    https://fr.m.wikisource.org/wiki/Lettre_419,_1675_(Sévigné)

    Mais il s’agissait de pluies exceptionnelles à Paris en mai, juin et juillet, de gelées à Paris fin juin « Il fait un froid horrible : nous nous chauffons, et vous aussi [en Provence] … ».

    Pour cela, on a fait une procession, habituelle en ces temps de croyances fantaisistes.

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    • C’est très exactement ce que je dis, ce ne sont tous que des événements ponctuels et très localisés. Aucun des phénomènes que vous signalez n’a été mondial. Rien à voir avec les événements que nous constatons aujourd’hui qui sont des phénomènes planétaires

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  • « Aucun des phénomènes que vous signalez n’a été mondial » qu’est-ce qu’il en sait le bougre, il n’existait pas internet à l’époque !.

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    • Il n’y a que des idiots pour ne pas comprendre deux choses pourtant simples :
      1) que si les phénomènes cités de façon précises et datés tout aussi précisément 1116, 1200, 1204, 1573, 1750, 1780, et 1932, avaient été mondiaux, Marguerite n’auraient pas eu à y associé les lieux où ils se sont produits et de plus elle n’aurait pas manqué de me signaler qu’ils avaient bien été mondiaux car si Internet n’existait pas, l’écriture existait déjà depuis longtemps et cette concomitance mondiale aurait nécessairement été remarqué et couché sur parchemin par les scribes. Ce qui permet d’affirmer à ce BOUGRE qu’avec ou sans Internet, ces évènements n’ont pas été mondiaux.
      2) Que contrairement à ce qu’il croit internet n’a pas inventé l’information, son transport, son traitement, et sa mémorisation dans des objets que l’on appelle des livres, que Dubus ne fréquente pas assidument manifestement.

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  • Le contenu de l’atmosphère en CO2 a-t-il diminué lorsque la température globale a baissé entre 1880 et 1910, et entre 1945 et 1975, selon les données concordantes de plusieurs centres d’analyses des données de température (Met Office, UAH Huntsville, NOAA …) ?

    Pour le changement climatique, le Dr Fuster en parlait déjà en 1845, dans son ouvrage « Des Changements dans le climat de la France – Histoire de ses révolutions météorologiques ». Et il ne doit pas y avoir de doute qu’un de ses homologues chinois ait écrit un ouvrage semblable à la même époque.

    Une numérisation de l’original se trouve à la BNF :
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k772359
    [515 pages – 19,8 Mo]

    Le phénomène est-il local lors de l’évènement climatique de 4200 BP (before present) qui a causé l’effondrement de l’Ancien Empire en Égypte, de l’empire d’Akkad en Mésopotamie, de la culture Liangshu en Chine, de la civilisation de l’Indus, les déplacements de population de l’Asie centrale ?

    « Did a mega drought topple empires 4,200 years ago? »
    https://www.nature.com/articles/d41586-022-00157-9

    Par convention, le « Présent » correspond à l’année 1950 de l’ère commune (nous sommes en 2022 EC). On utilise aussi la notation « b2k » : avant l’an 2000 EC.

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  • Le contenu de l’atmosphère en CO2 a-t-il diminué lorsque la température globale a baissé entre 1880 et 1910, et entre 1945 et 1975, selon les données concordantes de plusieurs centres d’analyses des données de température (Met Office, UAH Huntsville, NOAA …) ?

    Pour le changement climatique, le Dr Fuster en parlait déjà en 1845, dans son ouvrage « Des Changements dans le climat de la France – Histoire de ses révolutions météorologiques ». Et il ne doit pas y avoir de doute qu’un de ses homologues chinois ait écrit un ouvrage semblable à la même époque.

    Une numérisation de l’original se trouve à la BNF :
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k772359
    [515 pages – 19,8 Mo]

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    • Entre 1880 et 1910 la température n’a pas baissée mais montée d’apres l’étude de Lean (voir le graphique donné dans un précédent message). Entre 1945 et 1975 je n’en sais rien puisque ce graphique donne les variation de température et celle de l’irradiance soliare, mais dans les deux cas le CO2 contenu dans l’atmosphère ne devait pas changer sensiblement puisque c’est seulement à partir des années 50 que l’indistrie lourde a été activé partout sur la planète car le monde devait se reconstruire après la deuxième guerre mondiale. L’inertie de la masse de l’atmosphère n’a pas permis de constater immédiatement l’élevation de température qui n’est visible qu’à partir de l’année 60 sur le graphique. Cette élevation de température parrait bien être corrélée à celle de l’activité industrielle basée sur l’exploitation à outrance (par comparaison avec les usages modérés d’avant guerre) des énergie fossiles.

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          • @Marguerite,
            Vous référez à des informations inexistantes, et par exemple vous avez affirmé que la température de la planète avait baissée entre 1880 et 1910, bien que le graphique que je vous ai envoyé qui est emprunté à une étude scientifique de Lean montre le contraire. Pour tenter de crédibiliser votre désinformation vous avez envoyé un graphique montrant que la température avait bien baissée.
            Mais quand j’ai une information sûre, issue d’une étude scientifique produite par des spécialistes qui se trouve « démentie » par un autre graphique, je cherche par réflexe d’où sort ce « démenti » avec le lien que vous avez fourni : https://www.woodfortrees.org/graph/hadcrut4gl/mean:132/from:1860/to:1920
            Il vient en droite ligne d’un site sans aucune référence scientifique, et pour cause, woodfortrees n’est qu’un site qui permet de tracer des diagrammes à partir de tableau de chiffres qu’il suffit de lui communiqué, et dans lequel on met évidemment ce que l’on veut. La preuve ? voilà un exemple du tableau à compléter : https://transfert.free.fr/M0ymdU et il ne suffit pas d’ajouter dans le message que l’information est tirée du Met Office Hadley Centre et de Climatic Research Unit at the University of East Anglia pour lui donner un petit air d’authenticité, si ce graphe existait vraiment c’est l’adresse du site de cet organisme que vous auriez donné.
            Merci de ne pas tenter de me tromper Marguerite, j’en ai vu d’autres. Vous vous décrédibilisez totalement avec ce genre de manœuvre. C’est comme vos comparaisons entre une sècheresse saisonnière ici où là pendant quelques années un peu plus rude qu’à l’accoutumé comme il y en a régulièrement autour de la planète tantôt dans l’hémisphère Nord, tantôt dans l’hémisphère Sud que vous montez en épingle pour mettre ces incidents de parcours au niveau de ce que représentent la fonte accélérée des glaciers de toute la planète simultanément comme aussi la fonte des deux calottes polaires. Les causes et les effets de vos « catastrophes » naturelles fréquentes dont le monde se remet rapidement à chaque fois et ceux provoqués par le changement climatique ne sont pas du même ordre, malgré vos efforts pour tenter de convaincre à coup de preuves inventées.
            En conséquence, je ne poursuivrai pas ce dialogue sur la réalité du changement climatique avec vous, et ne répondrai pas à vos autres messages tous sortis de la même conviction dogmatique contre ce qui fait aujourd’hui consensus dans le monde scientifique sur la foi de faits avérés, j’ai assez affaire dans d’autres domaines.

  • Le phénomène est-il local lors de l’évènement climatique de 4200 BP (before present) qui a causé l’effondrement de l’Ancien Empire en Égypte, de l’empire d’Akkad en Mésopotamie, de la culture Liangshu en Chine, de la civilisation de l’Indus, les déplacements de population de l’Asie centrale ?

    « Did a mega drought topple empires 4,200 years ago? »
    https://www.nature.com/articles/d41586-022-00157-9

    Par convention, le « Présent » correspond à l’année 1950 de l’ère commune (nous sommes en 2022 EC). On utilise aussi la notation « b2k » : avant l’an 2000 EC.

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    • @Marguerite,
      Cette catastrophe climatique (-4200) d’après ce que j’en ai lu ne relèverai que d’un phénomène de sècheresse exceptionnelle dont il n’est pas nécessaire qu’elle s’étende sur plusieurs années pour venir à bout des civilisations de l’époque qui manifestement faisaient plutôt confiance à la régularité des pluies autour d’excès ou manques pas trop importants plutôt que d’avoir entrepris des ouvrages permettant la gestion de l’eau au-delà de l’alimentation d’une petite ville. Cela de toutes les façons reste local car si le phénomène avait été mondial ce n’est pas une « civilisation » disons plutôt une ethnie qui aurait disparu ici ou là mais la majorité des groupes ethniques de la planète d’autant plus qu’à cette époque il n’y avait sur toute la planète qu’entre 20 et 25 millions d’êtres humains, c’est dire si ce que vous appelez civilisations ne représentait souvent que quelques milliers de personnes qui pouvaient facilement abandonner un territoire devenu inhospitalier en raison d’un simple manque de pluviosité. C’est même sans doute pour cela qu’au lieu de compter sur des pluies locales ceux qui ont survécu aux périodes de sècheresses se sont installé au bord des fleuves et souvent proche des embouchures afin que la longueur du cours d’eau captant les pluies par drainage soit le plus important possible. Tout cela ne ressemblait pas à une catastrophe mondiale.

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  •  » … civilisations ne représentait souvent que quelques milliers de personnes qui pouvaient facilement abandonner un territoire … »

    Pour mémoire, l’Ancien Empire en Égypte commence vers 4.700 BP, faisant suite à l’unification de l’Égypte par les dynasties thinites, pour se terminer vers 4.200 BP.

    C’est pendant cet Ancien Empire égyptien qu’on été construites la pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah et les pyramides de Snéfrou à Dahchour (la rhomboïdale, puis la rouge), puis les grandes pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos à Gizeh. Tout cela près d’un grand fleuve, le Nil, soumis aux caprices d’ENSO (El Niño-Southern Oscillation).

    L’empire akkadien, fondé en Mésopotamie vers 4.400 BP par Sargon, s’est effondré vers 4.200 BP et ses grandes cités sont restées pratiquement désertes pendant près de trois siècles.

    Éviter de rester trop longtemps la tête dans les étoiles est vivement recommandé. Les « astronomes » babyloniens ne se sont pas limités à cela.

    https://phys.org/pdf373274693.pdf
    Babylonian astronomers computed position of Jupiter with geometric methods

    Jupiter, c’est Marduk. Une avance de 1400 ans sur les européens dans l’utilisation de méthodes abstraites reliant la vitesse et le temps pour calculer des distances.

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    • @Marguerite,
      Je ne vois pas où vous voulez en venir avec cette avalanche d’informations sur l’ancien empire égyptien qui a duré 5 siècles et c’est d’ailleurs au début de cette période qu’ont été construites les Pyramide (Saqqarah, Khéops, Khephren et Mykérinos que j’ai visité) et la fin de la dynastie d’après mes lectures partait en déliquescence avec des guerres de pouvoir, des usurpations de trônes, ce qui semble avoir été la cause première de la disparition de cette dynastie. L’autorité des derniers pharaons n’était plus ce qu’elle avait été dans les premiers siècles à l’origine de ces monuments grandioses et le peuple en était à chacun pour soi…. Plus d’organisation forçant le respect, plus rien à attendre du souverain, on plie bagage assez facilement. Et n’amène pas d’eau à votre moulin selon lequel il se serait produit une catastrophe planétaire dont on trouverait les traces ici.
      Pour l’affaire des babyloniens, même si il est démontré qu’ils possédaient certaines connaissances en mathématique, en physique, et en astronomie, il y a parmi ces démonstrations, qui la plupart du temps n’en sont pas, autant de réalités que de fantasmes. Je vous conseille l’excellente lecture de l’ouvrage « Histoire de la mesure des distances cosmiques, de Hipparque à Hubble » qui fait état de certains apports des mésopotamiens (englobant 3 civilisations ayant successivement occupées cette région). Ce que je retiens de la lecture que vous communiquez c’est qu’il n’y a aucune distance de calculée si ce n’est l’angle parcouru par Jupiter dans un laps de temps de 60 jours et sa moitié, soit 30. Ce qui ne requiert que deux visées à 60 jours d’intervalle et il n’est fait mention d’aucune distance autre qu’angulaire, de plus elles sont fausse. Jupiter dont la période sidérale et de 11,86 ans parcourt en moyenne un angle de = 4°59’10,7’’ en 60 jours et non 10°45’ et ce n’est pas son excentricité de 0,048 qui va beaucoup l’éloigner de cette valeur moyenne. Mais c’est vrai que l’auteur ne garantit pas les mesures faites par les babyloniens.
      Il note surtout en embellissant la chose que les babyloniens savaient calculer une moyenne en se servant du trappez puisque la surface de cette figure est égale au produit de sa hauteur par la moyenne des ceux côtés de taille différente. A l’école on disait Grande basse plus petite base divisé par deux et multiplié par la hauteur.
      Pour en revenir à la valeur des mesures l’article fait état d’une différence totalement folklorique que même Mars dont l’excentricité est très importante ne peut pas atteindre. Ainsi à 60 jours d’intervalle les babyloniens auraient trouvé au jour zéro 12minutes d’arc et au jour 60, 9 minute 30 secondes, or le parcours angulaire journalier de Jupiter de par sa faible excentricité ne s’écarte de sa moyenne de 5 minute d’arc que de quelques secondes entre sa position au périhélie et celle de l’aphélie. J’ajoute que la mesure d’un angle aussi petit nécessite une instrumentation optique de précision qui n’existait pas à cette époque et qui n’est apparu qu’au 17em siècle avec Huygens. Les mesures n’étaient donc que très approximatives, mais surtout conclure que cette civilisation avait 14 siècle d’avance est totalement faux, ils n’ont, par exemple aucunement déterminé la distance entre Jupiter et le Soleil ou la Terre ou depuis n’importe quel lieu. Au mieux d’après cet article ont-ils tenté de déterminer les différences de vitesses angulaires de Jupiter en deux points arbitraires de l’orbite de la planète, espacés de 60 jours.
      Votre allégation « Une avance de 1400 ans sur les européens dans l’utilisation de méthodes abstraites reliant la vitesse et le temps pour calculer des distances » est donc fausse, et entre nous, je ne vois pas trop ce que cela vient faire dans notre discussion sur le réchauffement climatique, mais j’ai pris plaisur à faire ces quelques vérifications.

      Répondre
      • Le cycle ENSO (El Niño-Southern Oscillation) est très irrégulier, mal connu dans ses mécanismes profonds et pratiquement imprévisible. On ne peut que constater ses effets après coup et retrouver des cycles plus ou mois réguliers à l’échelle des décennies et des siècles. De même pour les autres cycles climatiques naturels.

        En l’occurrence, lors de l’évènement de 4.200 BP, la Niña a prévalu pendant un siècle ou plus, entraînant de faibles pluies de mousson, qui touchent aussi l’Afrique orientale où se trouve tout le bassin du Nil.

        Une mousson faible pendant des années et décennies, ce sont de faibles crues du Nil, peu de dépôts d’alluvions, moins d’eau pour irriguer, des récoltes insuffisantes, la famine.

        Le pharaon était censé commander la crue du Nil et fournir l’abondance à la population. Le système administratif et religieux était fondé sur celui-ci.

        Avec les mauvaises récoltes et les famines, tout le système politico-religieux s’écroule.

        Partout dans le monde, certains historiens ont voulu attribuer à des guerres, internes ou avec leurs voisins, la disparition d’empires ou de Cités-État. Mais ceux-ci ne se préoccupaient pas de l’histoire du climat, ni de la vie quotidienne des populations.

        L’Histoire, ce n’est pas seulement celle des gens de pouvoir et des guerres.

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  • En fait, si l’évènement de 4.200 BP a entraîné la chute de plusieurs civilisations de l’Égypte à la Chine, cet évènement a touché toutes les régions du monde, par des sécheresses très longues dans la plupart des région, mais par une forte pluviométrie en Sibérie.

    « A severe centennial-scale drought in mid-continental North America 4200 years ago and apparent global linkages »
    https://www.lehigh.edu/~rkb205/2005Holocene.pdf

    « … a severe drought that affected the mid-continent of North America between 4.1 and 4.3 ka. Rapid climate changes … Drought is also documented in the Middle East and portions of Africa and Asia, where it was similar in timing, duration and magnitude to that recorded in the central North American records. Some regions at high latitudes, including northern Europe and Siberia, experienced cooler and/or wetter conditions. »

    Les sécheresses de plusieurs décennies ou même plus d’un siècle sont bien documentées durant l’Holocène, de même que les changements abrupts du climat.

    Répondre
  • L’irradiation solaire totale, selon l’étude de Lean (Judith), n’a guère varié entre 1610 et 1995 : entre 1.364 et 1.368 W/m2. Par exemple : 1.365,7 W/m2 en 1610 – 1.364,2 W/m2 entre 1650 et 1700 – 1.365 W/m2 en 1800 – 1.365,6 W/m2 en 1880 – 1.365,5 W/m2 en 1910 – 1.366,8 W/m2 en 1945 – 1.366,6 W/m2 en 1975 – 1.367,1 en 1995 . Le maximum de 1.368,2 W/m2 en 1989 dans cette étude.

    Le site woodfortree (.org) utilise les données officielles de plusieurs institutions comme le Met Office (données Hadcrut 3 et 4) – NASA-NOAA (données Gistem) – University of Alabama in Huntsville (données UAH 5 et 6).

    Si ce ne sont pas des références scientifiques … !

    L’avantage par rapport aux graphiques que l’on trouve ici et là, c’est que l’on peut utiliser aussi bien les données annuelles, où les tendances sont parfois difficiles à percevoir, que les données lissées sur un nombre variable de mois (par exemple 132 = 11 ans).

    On peut aussi choisir les données atmosphériques, ou celles de la surface de la mer, ou les deux ensemble, pour le globe entier ou un seul hémisphère.

    Répondre
  • Les sécheresses qui durent plusieurs décennies et qui perdurent pendant un à trois siècles, malgré des rémissions intermédiaires, ce n’est pas « une sècheresse saisonnière ici où là pendant quelques années un peu plus rude qu’à l’accoutumé »e.

    Le Dust Bowl qui a ravagé les Grandes Plaines américaines dans les années 1930 est une plaisanteries à côté des grandes sécheresses passées du Sud-Ouest américain.

    Ce n’est pas pour rien que les Anasazis (Pueblos) ont quitté au 13e siècle les villages agricoles qu’ils occupaient depuis sept siècles, comme à « Cliff Palace » dans le parc de Mesa Verde ou à « Pueblo Bonito » dans le Chaco Canyon.

    La Terre a vu des changements climatiques beaucoup plus rapides et intenses qu’actuellement, comme en 14.700 BP lorsque le climat à basculé en deux à trois ans.
    Jouzel et Masson-Delmotte peuvent en témoigner.

    Répondre
  • « Jouzel et Masson-Delmotte peuvent en témoigner. » Cette assertion, dont vous prenez la responsabilité, n’entraîne pas pour autant, de la part de ces climatologues, une caution à vos délires climato-négationnistes. c’est même tout le contraire !

    Répondre
  • Dès qu’un évènement météorologique sort un peu de l’ordinaire, on voit apparaître sur les « petites lucarnes » deux personnes ayant eu ou ayant d’importantes responsabilité au GIEC : Jean Jouzel (ancien vice-président) et Valérie Masson-Delmotes (co-présidente du WG1), glaciologues de leur état.

    En juin 2008, ils ont été partie prenante d’une importante publication disant :
    « La transition chaude en 14.700 AP est la plus rapide et s’est produite en seulement trois ans alors que la transition chaude en 11.700 AP a duré soixante ans, les deux correspondant à un réchauffement de 10 °C. »

    https://epic.awi.de/id/eprint/17919/1/Ste2007b.pdf

    « High-Resolution Greenland Ice Core Data Show Abrupt Climate Change Happens in Few Years »

    « The last two abrupt warmings at the onset of our present warm interglacial period, interrupted by the Younger Dryas cooling event, were investigated at high temporal resolution from the North Greenland Ice Core Project ice core. »

    « The d18O warming transition at 14.7 ka was the most rapid and occurred within a remarkable 3 years, whereas the warming transition at 11.7 ka lasted 60 years; both correspond to a warming of more than 10 K. »

    Ce que l’on retrouve dans d’autres études : hausse des températures et hausse du niveau de la mer.

    Répondre
  • Le délire, c’est de croire que la situation actuelle est exceptionnelle dans l’histoire du climat, y compris l’histoire récente, depuis la fin de la dernière glaciation.

    Le délire, c’est ne pas vouloir reconnaître que des évènements considérablement plus importants que ceux de notre époque ont eu lieu sans qu’intervienne le CO2 anthropique, « ce pelé, ce galeux d’où viendrait tout le mal ».

    Par exemple, la montée du niveau des océans de 14 mètres en 350 ans, ce qui fait une moyenne de 40 mm/an. Douze fois plus vite qu’actuellement. C’était il y a 14.600 ans.

    Plus précisément entre -14 650 et -14 300 AP (années avant le présent … de 1950).

    Le communiqué de presse du CNRS du 28 mars 2012 a disparu, mais l’article existe toujours dans la revue « Nature » :
    https://www.nature.com/articles/nature10902

    « Ice-sheet collapse and sea-level rise at the Bølling warming 14,600?years ago »

    C’est ce qu’on révélé les coraux de Tahiti et est confirmé par d’autres études.

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