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Le changement d’heure, source d’économie d’énergie

Le changement d’heure est un rituel dans 70 pays et qui intervient à deux reprises dans l’année : une première fois durant le dernier week-end de mars (le passage à l’heure d’été, qui consiste à avancer d’une heure) et une seconde fois durant le dernier week-end d’octobre (le passage à l’heure d’hiver, recul d’une heure).

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars, tradition oblige, nous avons donc fait un bond dans le temps : à 2 heures du matin, il était 3 heures. Si beaucoup de Français voient à travers cette mesure une période de sommeil amputée de 60 minutes, le changement d’heure vise en fait à réaliser des économies d’énergies. Une démarche qui s’inscrit en plein cœur des préoccupations environnementales du gouvernement.

Tout est une question d’économie énergétique

C’est en 1784 que l’idée de changer d’heure pour “économiser des chandelles” et profiter d’une heure de soleil supplémentaire est évoquée par l’inventeur américain Benjamin Franklin. Mais il faudra attendre 1916 et la Première Guerre Mondiale pour que la mesure soit appliquée pour la première fois.

Les dirigeants des Empires Centraux sont alors à la recherche d’un moyen efficace pour réduire leur consommation de charbon, une ressource énergétique qu’ils ne disposent qu’en faible quantité. Un élu socialiste, André Honnorat, propose à l’Assemblée Nationale de décaler l’heure légale afin de gagner une heure de soleil. Le passage à l’heure d’été se fera donc pour la première fois dans la nuit du 14 au 15 juin 1916.

Supprimé à la Libération, puis appliqué de nouveau lors de la Seconde Guerre Mondiale, le changement d’heure ne sera finalement entériné qu’à la suite du choc pétrolier de 1973-1974.

Le gouvernement de Jacques Chirac cherche à l’époque un moyen de réduire les importations d’hydrocarbures, matières fossiles couteuses mais néanmoins nécessaires aux centrales thermiques qui produisent l’électricité hexagonale.

Le changement d’heure est donc un processus devenu un véritable rituel légal depuis une quarantaine d’années. Son objectif a toujours été l’économie énergétique.

Aujourd’hui il s’agit d’une mesure qui vise à réduire la consommation de la France en faisant “correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel”. En effet, avancer nos montres d’une heure permet de rallonger la durée du jour au moment habituel du pic de consommation d’énergie : le début de soirée.

Des économies d’électricité chiffrées à 440 GWh par l’Ademe

Selon une étude réalisée par l’institut Médiamétrie, les Français s’éveillent en moyenne aux alentours de 6h49 du matin. D’un point de vue énergétique, il apparait donc comme plus économique d’allonger les minutes d’ensoleillement vers 21/22 heures plutôt que vers 4/5 heures du matin.

De fait, si nous ne changions pas d’heure en été, le recours à l’éclairage artificiel se ferait une heure plus tôt.

Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe), le changement d’heure permettrait de réaliser des économies d’énergie non négligeables : dans sa dernière étude en date, cet établissement public affirme que ce ne sont pas moins de 440 GWh d’électricité qui sont économisés annuellement grâce à cette mesure dont le coût est quasiment nul.

Un volume qui correspond à la consommation de 800.000 foyers (Marseille et Lyon réunis) et qui évite le rejet dans l’atmosphère de près de 44.000 tonnes de gaz à effet de serre.

Une mise à jour de cette étude estime que le gain énergétique aurait diminué au cours de ces dernières années. L’éclairage public étant de plus en plus performant et de moins en moins énergivore, le changement d’heure permettrait aujourd’hui de réduire la consommation électrique de 351 GWh.

Quoi que régulièrement remis en cause (les détracteurs minimisent davantage ces gains d’énergie), le changement d’heure a également un impact sur la manière de piloter le réseau électrique français.

L’Ademe rappelle en effet que cette mesure facilite la gestion du réseau électrique grâce à “un gain en puissance notable” qui permet de mieux faire face aux pointes de consommation du mois d’avril.

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