Quand l’eau douce rencontre l’eau salée: bientôt une centrale osmotique dans le delta du Rhône

La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a annoncé lundi qu’elle allait l’an prochain installer une centrale osmotique – qui utilise la réaction entre eau douce et salée – de production d’électricité dans le delta du Rhône, une première en France.

La CNR et son partenaire spécialisé Sweetch Energy vont installer « la première centrale osmotique de production d’électricité dans le delta du Rhône », qui « commencera à produire une électricité 100% renouvelable et permanente » à partir de la fin 2023.

« L’énergie osmotique est générée par la différence de salinité de l’eau douce des rivières et de l’eau salée de la mer lorsqu’elles se rencontrent », rappellent les deux entreprises dans un communiqué commun.

La localisation exacte de cette future centrale doit encore être déterminée après une série de tests.

L’osmose est un processus connu depuis des décennies mais n’a jamais été exploité à grande échelle malgré son énorme potentiel et la promesse d’une source d’énergie stable, contrairement à d’autres sources comme le soleil ou le vent.

« A horizon 2030, c’est plus de 4 millions de MWh (mégawattheures) qui pourraient être produits à un prix compétitif chaque année sur le delta du Rhône grâce à l’énergie osmotique, soit deux fois la consommation annuelle des habitants de la ville de Marseille », soulignent la CNR et son partenaire.

La Norvège avait inauguré en 2009 le premier prototype de centrale osmotique. Mais l’entreprise, Statkraft, avait ensuite complètement abandonné cette technologie en 2013, l’estimant trop peu développée pour devenir compétitive dans un futur proche.

La CNR et Sweetch disent pour leur part s’appuyer sur des avancées récentes de la recherche publique française qui doivent ouvrir la voie à une « exploitation à grande échelle » et « compétitive ».

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COMMENTAIRES

  • Ils disent que des progrès récents de la recherche française permettent d’envisager maintenant une échelle industrielle rentable mais ils n’expliquent pas. Si quelqu’un en sait plus je suis preneur. La Norvège avait arrêté l’expérience car la production était de seulement 3 kW je crois par m2 de membrane, le nettoyage des membranes posait problème, etc. Dans le principe c’est une énergie disponible énorme.

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