Approvisionnement électrique en France: “vigilance particulière” cet hiver, sutout en février

L’approvisionnement électrique de la France cet hiver doit toujours faire l’objet d’une “vigilance particulière”, notamment en février en cas de grand froid, a estimé jeudi le gestionnaire du réseau à haute tension RTE, la crise sanitaire ayant bousculé la maintenance des réacteurs nucléaires.

La situation est celle d’un “mois de décembre plus serein que prévu, un mois de janvier normalement tendu en cette période statistiquement la plus froide de l’année, et enfin un mois de février difficile”, a détaillé le président de RTE, Xavier Piechaczyk, lors d’une conférence de presse.

Pour cet hiver, RTE a prévenu depuis longtemps que la “vigilance” serait de mise. En cause: la pandémie de Covid-19 qui a bousculé le planning de maintenance des réacteurs nucléaires au printemps.

La France, qui repose très majoritairement sur le nucléaire pour son électricité, comptera plus de réacteurs à l’arrêt que d’habitude en février.

“En février, compte tenu de la réduction du parc de production, le risque est accru par rapport aux années précédentes”, a souligné M. Piechaczyk.

“Ce qui poserait problème serait une vague de froid durable, particulièrement intense, ou alors une vague de froid combinée à d’autres facteurs défavorables comme une absence de vent”, a-t-il ajouté.

RTE rappelle que plusieurs leviers, outre les importations des pays voisins, sont à sa disposition pour assurer l’approvisionnement et éviter une panne généralisée (le blackout).

Parmi ces solutions figurent l’arrêt de la consommation d’industriels gros consommateurs d’électricité ou une légère baisse de la tension sur le réseau de distribution.

Des coupures localisées et temporaires peuvent enfin être organisées “en tout dernier recours”.

commentaires

COMMENTAIRES

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    En effet il va falloir faire très attention avec un nucléaire à bout de souffle et un eolien pourtant particulièrement actif en hiver, que l’on freine des 4 fers depuis que le nucléaire a perçu la menace de ce concurrent, à grands coups de recours juridiques.
    Il faut assumer ses erreurs… Mais pour cela il faut d’abord les reconnaître au lieu de s’en ferrer dans le déni contre le reste du monde.

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      A boit de souffle, le nucléaire ? Ce parc fournit quand même 65 à 72 % de sa puissance installée. L’éolien, de 10 à 15 % du parc installé. Et souvent moins par grand froid. Lequel est à boit de souffle ?

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        Vous ne savez toujours pas calculer un pourcentage Cochelin, je vais vous expliquer :
        Vous diviser la puissance fournie par la puissance installée et vous multipliez par 100. Vous voyez c’est facile. Alors vous regardez ce que sont ces valeurs de puissances fournies sur les courbes de RTE pour le nucléaire depuis fin août jusqu’à hier par exemple et vous voyez que ça oscille entre 27,5 GW et 44,5 GW pour une puissance installée de 61,5 GW et vous trouvez……. roulement de tambours :
        de 45% au pire à 72 % au mieux ce qui pour un facteur de charge vanté comme étant au minimum de 85% laisse sans voix et surtout sans voie d’avenir pour un nucléaire qui ne tient donc pas ses promesse dès que ça tousse un peu….. et cela fait déjà un moment que ça tousse. Après 40 ans de service les anglais qui sont plus pragmatiques en ont assez de ces centrales qui posent des problèmes à répétition et les ferment avant les dates qu’ils avaient prévues il y a 40 ans ;
        https://www.connaissancedesenergies.org/afp/gb-edf-va-arreter-une-centrale-nucleaire-de-maniere-anticipee-201119#comment-9509
        Mais je sais votre dogmatisme forcené qui va vous dicter une élucubration pour justifier cette décision qui n’aurait évidement pas lieu d’être en France, le royaume du nucléaire.

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          Je parlai de la situation actuelle, bien évidemment. La consommation est évidemment plus importante qu’au mois d’Août. Et quel est le facteur de charge de l’éolien ? Au mieux 25 % l’an ,et en période anticyclonique et que le demande est forte, de 5 à 10 % du parc installé. Vous pouvez gardez vos remarques pour vous-même et arrêter de jouer à épater la galerie.

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            Comme d’habitude, vous changez de sujet, vous fuyez après avoir été confondus de vos erreurs et de vos mensonges.

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      En ce moment ce serait plutôt 12 à 13%
      et si nous en avions le double et bien rien que l’éolien atteindrait le quart du besoin actuel et en hiver cela montera au 1/3 comme il est habituel d’avoir bien plus de vent en hiver qu’en été.
      Par ailleurs, 16000 éoliennes à 1 million d’euros pièce ça ne fait encore que 16 milliards donc bien moins qu’un EPR pour environ 25 % du besoin moyen et 1/3 du plus grand besoin, en hiver.

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        Aujourd’hui, l’éolien est à peine à 5 %. Heureusement que le nucléaire est abondant, sinon…. La fiabilité de l’éolien n’est pas ce que prétend Rochain.

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          Les deux réacteurs de Flamanville sont toujours arrêtés, depuis 1 an pour l’un et deux pour l’autre, il n’y a aucune éolienne en France arrêtée depuis plus de 15 jours. La fiabilité du nucléaire n’est pas ce que prétend Cochelin.

          Vous vouliez une réponse à la hauteur de la stupidité de votre message ? Vous l’avez

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    Rochain n’ a pas encore compris que le problème de l’ éolien était l’ absence de vent, dans les périodes anticycloniques froides sur l’ Europe, c’ est partout que la production tend vers zéro : alors heureusement que l’ on a du nucléaire, et de l’ hydraulique pour faire face !!! Mais ce décliniste qui ne dit pas quelle est sa “chapelle verte” n’ accorde pas d’ importance aux coupures électriques probables, il hait le nucléaire et veut le tuer ! Qu’ on le laisse à ses errements sans issue, tôt ou tard, il en reviendra…

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    Après avoir fermé deux tranches nucléaires de 900 MW chacune alors qu’elles étaient en bon état et régulièrement contrôlées, on nous invite aujourd’hui à modérer notre consommation, à nous inscrire sur un site de limitation de consommation et l’on nous prépare à des chutes de tension ou à des coupures…
    Il y a des coups de pieds au cul qui se sont perdus…

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    Mais bien évidemment, les jours sans vent, nous pourrons compter sur le éoliennes de nos voisins pour “faire du vent”.

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      Bien sur que l’on ne peut pas compter sur les 6GW d’eolienne offshore que la France s’était engagée à avoir installés pour 2020 dans les accords de la cop21 puisque nous n’en n’avons installé que zéro.
      Il y a bien des coups de pieds au cul qui se perdent Guerin…. Continuez à encourager les recours contre les permis de construire des parcs eolien, continuez… Cela fera autant de coups de pieds aux culs qui continueront à se perdre

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        Il faut le répéter, puisque vous ne voulez pas comprendre. Avec moins de 5 % de production du parc éolien en période de forte demande (en période anticyclonique comme actuellement), cela ne représente pas grand-chose comme apport !

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          Il faut aussi le répéter puisque vous faites semblant de ne pas comprendre, un apport de 5% avec 60% des éoliennes du pays rassemblées dans deux seules régions du Nord et de l’Est du pays avec en plus cette dernière qui est une des moins ventée de France, c’est un apport colossal car cela démontre qu’avec un vent faible localement si les éoliennes était répandues sur la totalité du territoire, avec la même densité, et que l’ensemble du pays se trouvait sous vent faible en même temps (ce qui n’arrive que 3 à 4 fois par an durant une journée; CF l’étude foisonnement d’Engie-Green) l’éolien fournirait déjà 30% de l’électricité. Et que le reste de l’année la production serait comprise entre 60 et 90% du besoin, soit beaucoup plus que ce qui est nécessaire compte tenu des autres moyens de productions renouvelables.
          Ca ne vous vient jamais à l’idée mais si nous n’avions qu’un seul réacteur nucléaire (et on n’en n’est pas si loin avec les innombrables pannes de ces machines fragiles) vous devriez conclure que le nucléaire est incapable de fournir plus de 2% de l’électricité dont on a besoin.

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