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L’Accord de Paris, trop ambitieux pour les Etats signataires et les territoires locaux ?

Un article du site B&L évolution

La majorité des pays signataires de l’Accord de Paris restent inactifs face au changement climatique malgré des promesses tenues pour mener des politiques afin de limiter d’ici 2100 le réchauffement du climat à 2°C. En France, les métropoles sont également mises à l’épreuve.

Deux ans après son entrée en vigueur le 4 novembre 2016, l’Accord de Paris sur le climat, qui avait mis d’accord les 197 Etats membres de l’ONU en vue de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C d’ici à 2100, semble être un objectif trop ambitieux pour l’ensemble des pays de la planète.

Selon une étude conjointe publiée le 29 octobre par le think tank World Resources Institute et deux centres de recherche de la London School of Economics, seulement 16 pays signataires ont pris des mesures pour respecter l’Accord de Paris et honorer leur engagement de réduire leurs émissions de CO2 d’ici 2030 : l’Algérie, le Canada, le Costa Rica, l’Éthiopie, le Guatemala, l’Indonésie, le Japon, la Macédoine, la Malaisie, le Monténégro, la Norvège, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, Samoa, Singapour et Tonga.

Aucun ressortissant de l‘Union européenne n’a fait preuve d’engagement climatique suffisant dans sa politique nationale, alors que des promesses ont été faites envers l’Accord de Paris lors de la COP21 en décembre 2015.

L’étude révèle que sur les 197 Etats, 157 parties, responsables de 95% des émissions de CO2 mondiales annuelles en 2014, ont pris des engagements volontaires en soumettant des « contributions déterminées au niveau national (NDC) » incluant un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans leur ensemble.

Les engagements étant pourtant volontaires, les réalisations sont toutefois minimes : ils ne sont que 58 pays à avoir adopté des lois et mesures nationales en faveur de la réduction d’émissions de CO2 d’ici 2030.

Le rapport insiste sur le fait qu’environ 1500 lois et mesures ont été adoptées pour faire la transition vers une économie à faibles émissions de carbone, même si les ambitions ne sont pas respectées.

Heureusement, il reste une chance de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C, tel que mentionné dans le rapport du GIEC, présenté lundi 8 octobre.

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat avait présenté plusieurs scénarios qui permettent de limiter le réchauffement à 1,5°C. Les collectivités et les acteurs économiques peuvent incarner ce changement, mais ils doivent s’y atteler sans plus attendre. Leur contribution est même une nécessité !

Et du côté des territoires : prêts à atteindre la neutralité carbone ?

Les métropoles françaises sont encore loin des objectifs de l’Accord de Paris. Selon une étude du WWF France publiée en juillet dernier menée sur les 10 plus grandes métropoles françaises (cumulant à elles seules 16% des émissions de GES du territoire national), celles-ci auront consommé l’intégralité de leur budget carbone en 5 ans pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 1,5°C.

Il est donc urgent d’accélérer la transition écologique des territoires. Les collectivités peuvent engager des actions plus ambitieuses et concrètes. Pour réussir cette transition, elles peuvent choisir de se faire accompagner pour s’emparer des enjeux énergie-climat. Concrètement, cela se traduit par :

  • Un diagnostic clair de la vulnérabilité du territoire.
  • Une évaluation des impacts des risques induits par les changements climatiques et ses conséquences (impact sur la ressource en eau, gestion des aléas, raréfaction des énergies…).
  • Un diagnostic de vulnérabilité multisectoriel et transversal (risques naturels, secteurs économiques prépondérants, problématiques sociales).
  • Une identification des acteurs du territoire qui s’engagent à aider le territoire à s’adapter ou seront amenés à le faire.
  • Une cartographie des forces et des faiblesses sur la base d’un diagnostic.
  • La mise en place d’actions d’adaptation du territoire dans le cadre, comme par exemple un PCAET.
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