Depuis 2010, le taux d’électrification mondial ne cesse de progresser

La Banque Mondiale, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), l’Agence Internationale pour les Énergies Renouvelables (Irena), les Nations Unies et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont publié il y a quelques semaines un rapport intitulé “Tracking SDG7 : the energy progress report 2019“.

Comme son nom l’indique, le document s’intéresse aux progrès accomplis ces dernières années dans le cadre de la mise en œuvre de l’Objectif de Développement Durable (ODD) n°7 des Nations Unies : garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable d’ici à 2030.

En 2017, 89% de la population mondiale a un accès stable à l’électricité

Les conclusions de ce rapport montrent que la communauté internationale a fortement progressé vers l’atteinte de cet objectif au cours des sept dernières années. Le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité est en effet passé de 1,2 milliard en 2010 à 840 millions en 2017.

Cette progression permet au taux d’électrification mondial d’augmenter de 6 points : il est passé de 83% en 2010 à 89% en 2017.

Chaque année, ce sont donc en moyenne 151 millions de personnes supplémentaires qui accèdent à l’électricité, avec des progrès considérables en Inde, au Bangladesh, au Kenya et en Birmanie.

Les efforts à venir plus compliqués que ceux passés

En revanche, le rapport désigne le Sud-Soudan, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine comme les pays les moins électrifiés. De manière générale, les pays les plus pauvres et les régions les plus reculées sont celles où le taux d’électrification progresse le moins rapidement.

Avec 573 millions de personnes privées d’électricité en 2017, l’Afrique subsaharienne souffre du “plus grand déficit d’accès”.

Car le Tracking SDG7 refuse de voir le verre à moitié plein. Si le taux d’électrification mondial poursuivait sa progression au rythme de ces dernières années, l’accès universel à l’électricité pour tous les citoyens du monde pourrait devenir une réalité d’ici l’horizon 2030.

Mais le travail à accomplir risque d’être plus compliqué que le travail effectué : la connexion des dernières populations non desservies sera en effet plus difficile que les efforts passés.

“Pour maintenir et accélérer le rythme des progrès, il faudra un engagement politique fort, une planification énergétique claire sur le long terme, une augmentation du financement privé et des incitations politiques et fiscales adéquates. Il sera en effet crucial de combiner les solutions réseau et hors réseau, y compris l’éclairage solaire, les systèmes solaires domestiques et, de plus en plus, les mini-réseaux. La question de la fiabilité et de l’abordabilité ne peut être ignorée. Un tiers des pays en déficit d’accès sont confrontés à plus d’une interruption de l’approvisionnement en électricité par semaine. L’électricité de base était inabordable pour 40% des ménages dans environ la moitié de ces pays”, expliquent les auteurs du rapport.

Les énergies renouvelables progressent

Le rapport Tracking SDG7 souligne également les progrès faits par la communauté internationale en matière de durabilité de la production d’électricité.

En raison du déploiement massif de l’hydroélectricité, de l’énergie éolienne et du solaire photovoltaïque, la consommation d’énergie renouvelable a augmenté de 14% depuis 2010. Une bonne nouvelle car le développement des ressources renouvelables fait partie de l’ODD n°7.

La part du renouvelable dans le mix électrique mondial s’est établi à 24% en 2016.

La première marche du podium est occupée par l’énergie hydraulique, responsable de la production de 68% de l’électricité renouvelable consommée dans le monde en 2016. Une performance qui s’explique notamment par l’atténuation de la sécheresse en Amérique latine en 2016.

Le rapport indique cependant que l’utilisation de l’énergie renouvelable a pris du retard dans le secteur des transports : la part des ressources renouvelables n’a en effet pas dépassé les 3,3% en 2016. Même tendance dans le secteur de la production de chaleur et pour l’accès à des solutions de cuisson propres, encore loin derrière les objectifs de l’ONU.

L’AIE chiffre à 55 milliards de dollars par an (jusqu’en 2030) les investissements nécessaires à l’extension de l’accès à l’électricité.

Les dépenses pour le déploiement des ressources renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique devraient respectivement compter pour 700 milliards et 600 milliards de dollars par an.

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