Norvège : construction du premier cargo électrique et autonome du monde

Voilà plusieurs années que l’émergence des voitures électriques à grande échelle a permis au marché automobile de débuter franchement sa révolution verte. Mais la démocratisation des solutions de mobilité durable, plus respectueuses de l’environnement et des écosystèmes, ne se limite pas uniquement aux voitures ou aux camions : elle concerne également les cargos maritimes de transport. Selon les chiffres publiés en 2007 par l’Organisation maritime internationale (OMI), le secteur maritime rejette plus de 1.120 milliards de kilos de CO2 chaque année. D’ici l’horizon 2020, l’OMI estime que ces émissions auront augmenté de 30% pour atteindre un total de 1475 milliards de kilos annuels. À l’heure où la communauté internationale est plus que jamais engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’amélioration de la performance énergétique des bateaux apparait donc désormais comme une piste de travail à ne pas négliger. La Norvège semble l’avoir compris et a annoncé la construction du premier cargo de transport entièrement autonome et électrique. Mise à l’eau prévue en 2018.

Le premier navire cargo 100% électrique et autonome du monde

La réputation de la Norvège en termes de mobilité électrique n’est plus à faire : grâce à la forte volonté politique du gouvernement, le pays affiche le record mondial du nombre de voitures électrique par habitant. En 2016, les véhicules 100% électriques ont représenté 16% des ventes de voitures neuves : le parc automobile électrique a ainsi dépassé la barre symbolique des 100.000 unités. Pour beaucoup, la Norvège est indéniablement un exemple à suivre en matière de démocratisation de l’électromobilité.

Soucieuse de continuer à améliorer le bilan carbone du secteur des transports, elle a annoncé la construction du premier navire cargo 100% électrique et autonome du monde. Baptisé « Yara Birkeland », ce bateau électrique est actuellement développé par le groupe industriel Kongsberg et le fabricant d’engrais Yara International. Sa mise à l’eau est pour l’instant prévue dans le courant du second semestre 2018.

Le Yara Birkeland affichera une autonomie de 65 miles nautique, soit 120 kilomètres. Destiné au transport de marchandises, ce bateau électrique pourra transporter une centaine de conteneurs (soit entre 3.000 et 5.000 tonnes de port en lourd) à une vitesse de 15 nœuds maximum sans bruler une seule goutte de carburant fossile (et donc sans émettre un seul gramme de dioxyde de carbone).

Une économie de 678 tonnes de CO2 par an

Le Yara Birkeland n’est pas encore assemblé mais sa mission est d’ores-et-déjà définie : les promoteurs du projet ont en effet annoncé qu’il assurerait principalement les trajets de livraison de fertilisants entre l’usine de Porsgrunn (dans le sud de la Norvège) et les ports de Brevik et Larvik (situés respectivement à 8 et 30 milles nautiques de distance).

« Tous les jours, plus de 100 trajets de camions diesel sont requis pour transporter des produits de l’usine de Porsgrunn aux ports de Brevik et Larvik, d’où on les expédie à nos clients à travers le monde. Avec ce nouveau cargo autonome à batterie, nous déplaçons le transport de la route vers la mer et, ce faisant, nous réduisons le bruit et les émissions de poussières, améliorons la sécurité routière et réduisons les émissions de CO2 et de NOx », explique Svein Tore Holsether, directeur général de la société Yara International.

Toujours selon les promoteurs du projet, le Yara Birkeland fera donc économiser près de 40.000 voyages en camion chaque année : de quoi réduire les émissions de CO2 de 678 tonnes par an par rapport au transport routier aujourd’hui utilisé par l’entreprise.

La démarche sera d’autant plus respectueuse de l’environnement que la société Yara s’est engagée à alimenter son cargo électrique grâce à de l’énergie renouvelable : l’électricité nécessaire à la recharge des batteries du Yara Birkeland proviendra des centrales hydroélectriques norvégiennes.

Quant à sa capacité à naviguer en autonomie, il faudra attendre quelques années de plus pour en profiter. La société a en effet annoncé que le navire se lancerait sans équipage à partir de 2020, une fois que les autorisations nécessaires auront été obtenues auprès des autorités norvégiennes.

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