Début des travaux de raccordement du parc éolien marin du Calvados

Les travaux de raccordement électrique ont débuté pour le futur parc éolien en mer au large du Calvados, prévu pour entrer en service en 2024, a annoncé lundi RTE, chargé de les mener à bien.

Il s’agira du 4e parc offshore à entrer en fonctionnement en France, en retard dans ce domaine. Le premier doit être mis en service en 2022 au large de Saint-Nazaire. Suivront, en 2023, ceux de Fécamp et de Saint-Brieuc.

Dans le Calvados, le chantier a démarré la semaine dernière. Il prévoit notamment l’installation de 15 km de liaison sous-marine à haute tension (creusée pour les deux tiers dans un fond rocailleux) et 24 km de liaison terrestre souterraine, afin de relier le parc au poste électrique de Ranville, agrandi pour l’occasion.

Le budget de ce chantier de raccordement s’élève à 210 millions d’euros, a indiqué Jacques Frémaux, le directeur du projet, lors d’une conférence de presse.

Fourniture de béton (1.600 camions toupies), aménagements paysagers, terrassement… RTE souligne les retombées économiques pour les entreprises de la région: 25 millions d’euros (12% du budget).

Le gestionnaire du réseau insiste sur la concertation avec les riverains, pêcheurs, agriculteurs, tant sur le tracé que sur le planning: pas de chantier pendant la saison touristique ni pendant la période de pêche à la coquille Saint-Jacques et un tracé terrestre le plus court, suivant des chemins agricoles.

In fine, le parc de 64 éoliennes, porté par EDF Renouvelables et l’européen wpd, aura une puissance installée de 450 mégawatts (MW), ce qui est l’équivalent approximatif de la moitié d’un réacteur nucléaire, ou l’équivalent de la consommation domestique de 630.000 personnes.

En dépit de sa vaste façade maritime, la France accuse du retard dans l’éolien marin, lié à un mélange de difficultés réglementaires et de recours juridiques: sept projets offshore « posés » (sur le plancher marin) ont été attribués, certains depuis 2012, mais aucun encore réalisé.

En Normandie, outre le Calvados et Fécamp, un 3e site est prévu au large de Dieppe. Un 4e, dans le Cotentin, doit être attribué en 2022.

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili doit annoncer prochainement la localisation du premier parc flottant, au sud de la Bretagne.

La France prévoit 40% d’électricité d’origine renouvelable d’ici 2030. Mais le rythme d’installation reste insuffisant.

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COMMENTAIRES

  • On freine toujours des 4 fers avec les palanqués de recours judiciaires à l’initiative du lobby nucléaire qui n’admet pas perdre sa suprématie dans la production électrique et plutôt que d’admettre que le rôle qu’il peut encore jouer pendant au moins 20 ans doit se limiter à produire le socle du besoin permanent dont on a besoin, il préfère risquer de tout perdre beaucoup, plus rapidement en perdant la confiance en raison de ses mensonges répétés sur ses réelles capacités. Il n’y aura aucun EPR construit en 6 à 8 ans et ne coutant que 4 ou 5 milliards d’euros. Il n’y aura pas de MWh fourni au prix de 70 €.
    Toutes ces valeurs seront au mieux multipliées par deux, car un nucléaire de qualité en est là aujourd’hui.

    Répondre
    • Et quand il n’y a pas (ou peu) de vent comme en Allemagne, Danemark ou Belgique comme en ce moment ? Quelle production ?

      Répondre
  • C’est simple, dans notre  »monde fini » seules les EnR (attention ne pas confondre avec EPR!)… peuvent s’inscrire dans le local, l’accessible au particulier, le renouvelable, le durable!
    Le plus gros problème avec les EnR, c’est qu’il faut radicalement  »revoir notre copie ancienne »!
    Au risque de me répéter, tout doit commencer par l’arrêt des gaspillages éhontés d’énergies (toutes formes confondes) avec cette priorité absolue de démarche de maîtrise de l’énergie.
    Tous ceux qui s’imaginent qu’on va passer du fossile et nucléaire… aux EnR sans changement radical de paradigme… N’ONT RIEN COMPRIS! Et c’est bien pour cela qu’on n’est pas prêts de s’en sortir!
    Ma méthode consiste à rendre l’énergie propre accessible aux particuliers en proposant des solutions simples, peu coûteuses, validées  »in situ »… J’ai un recul de plus de quarante ans en autonomie totale eau, électricité (mais voui avec tout le confort  »moderne »… et surtout le plaisir inégalé de ne plus recevoir de factures, de subir les problèmes des fournisseurs et les aléas climatique!). Cela s’appelle aussi  »la résilience »!
     »Ca marche » au niveau local…quant à espérer le niveau national et même mondial… ça devient une utopie!

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