Quelles sont les limites des énergies renouvelables ?

Indispensables pour lutter contre le changement climatique, les énergies renouvelables ne constituent pourtant pas une solution parfaite. Intermittence, dépendances technologiques, pression sur les ressources : la transition énergétique doit composer avec de nombreuses contraintes.

Une promesse verte qui ne suffit pas à elle seule

Depuis une dizaine d’années, l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité ou la biomasse sont devenus les piliers de la transition énergétique. Leur avantage principal est bien connu : ils ne produisent quasiment pas de gaz à effet de serre lors de leur exploitation. Pour atteindre les objectifs climatiques fixés par l’Accord de Paris, impossible d’envisager un avenir sans renouvelables.

Mais derrière ce consensus politique et scientifique se cachent des limites structurelles. Les renouvelables ne sont pas, en l’état actuel, en mesure de remplacer totalement les énergies fossiles sur tous les usages. La raison ? Leur production est très variable, difficilement prédictible et dépendante de facteurs naturels qui échappent à tout contrôle humain.

L’intermittence, premier défi technique

Le vent ne souffle pas tout le temps. Le soleil ne brille ni la nuit ni de manière régulière en hiver. Cette intermittence pose un problème majeur : comment assurer à chaque instant un équilibre entre production et consommation d’électricité, indispensable à la stabilité du réseau ?

Aujourd’hui, les solutions restent limitées. Le stockage de l’énergie, souvent présenté comme le graal technologique, progresse mais n’est pas encore dimensionné pour pallier des jours, voire des semaines, de faible production. Les batteries ont un coût élevé, une durée de vie limitée et nécessitent des matériaux rares comme le lithium ou le cobalt.

En parallèle, les systèmes électriques s’appuient encore sur des moyens pilotables — gaz, nucléaire ou hydraulique — capables de prendre le relais en quelques minutes. Autrement dit, plus la part d’énergies renouvelables augmente, plus il faut des solutions de compensation.

Un impact environnemental parfois sous-estimé

Contrairement à une idée répandue, les renouvelables ne sont pas totalement neutres sur le plan écologique. Elles nécessitent des infrastructures massives, une consommation importante de matériaux et une artificialisation d’espaces naturels.

Les éoliennes, par exemple, utilisent beaucoup d’acier et de béton, et leur implantation peut modifier les paysages ou perturber certaines espèces d’oiseaux. Les panneaux solaires exigent du silicium, du cuivre, du verre, et leur fabrication — souvent externalisée en Asie — génère des émissions non négligeables.

La pression sur les métaux critiques constitue une autre limite. Terres rares, nickel, cuivre, argent : la transition énergétique dépend de matériaux dont l’extraction pose des problèmes environnementaux et géopolitiques. Si la production mondiale ne suit pas la demande, les tensions d’approvisionnement pourraient freiner l’essor des renouvelables.

Une production diffuse qui nécessite de lourds investissements

Les énergies fossiles et le nucléaire concentrent leur production sur un nombre réduit de sites. Les renouvelables, elles, reposent sur une multitude d’installations disséminées sur le territoire. Cela nécessite un réseau électrique plus complexe, capable d’absorber des flux variables et parfois imprévisibles.

Les coûts d’adaptation sont considérables : lignes à haute tension supplémentaires, renforcement des postes électriques, développement de réseaux intelligents. Ces investissements sont indispensables, mais ils témoignent d’une réalité souvent méconnue : la transition énergétique ne consiste pas seulement à installer des panneaux solaires, mais à repenser l’ensemble du système électrique.

Une acceptabilité sociale loin d’être acquise

L’essor des renouvelables rencontre également des résistances locales. Des projets éoliens ou solaires sont régulièrement contestés pour des raisons paysagères, économiques ou environnementales. Ces blocages rallongent les délais, augmentent les coûts et ralentissent les objectifs nationaux.

Le débat oppose parfois deux visions de l’écologie : l’une fondée sur la production d’énergie propre, l’autre sur la préservation du cadre de vie et de la biodiversité. Trouver un équilibre demeure complexe.

Une transition nécessaire mais à encadrer

Malgré leurs limites, les énergies renouvelables sont indispensables pour sortir progressivement des combustibles fossiles. Elles sont un élément clé de la lutte contre le réchauffement, mais ne constituent pas une solution miracle. Leur développement doit s’accompagner d’efforts complémentaires : sobriété énergétique, innovation technologique, diversification des sources d’énergie, modernisation des réseaux et stratégie industrielle pour sécuriser les matériaux critiques.

L’enjeu n’est pas d’opposer renouvelables et autres sources d’énergie, mais de composer un mix réaliste capable de répondre durablement aux besoins de nos sociétés. La transition ne sera pas linéaire, ni exempte de compromis. Mais c’est en identifiant lucidement les limites des renouvelables que l’on pourra concevoir une stratégie énergétique cohérente, stable et soutenable pour les décennies à venir.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Je lis, dans cet article, un certain nombre de contre-vérités: (je cite, en « copié-collé »)
    « indispensables pour lutter contre le changement climatique ». (C’est faux !)
    « impossible d’envisager un avenir sans renouvelables ». (C’est faux !)
    « Malgré leurs limites, les énergies renouvelables sont indispensables pour sortir progressivement des combustibles fossiles » (c’est faux !)
    En revanche, je note que vous reconnaissez, avec une louable objectivité, les limites des ENRi, (je cite à nouveau):
    « Leur production est très variable, difficilement prédictible et dépendante de facteurs naturels qui échappent à tout contrôle humain. »
    « L’intermittence, premier défi technique. Cette intermittence pose un problème majeur : comment assurer à chaque instant un équilibre entre production et consommation d’électricité, indispensable à la stabilité du réseau ? »
    « Contrairement à une idée répandue, les renouvelables ne sont pas totalement neutres sur le plan écologique ». (je précise qu’en fait, le nucléaire produit, globalement, moins de GES que l’éolien et surtout le PV !…)
    « Une production diffuse qui nécessite de lourds investissements. Les coûts d’adaptation sont considérables »
    « Une acceptabilité sociale loin d’être acquise ».
    Et je note, enfin, qu’en conclusion vous admettez que (je cite à nouveau):
    « C’est en identifiant lucidement les limites des renouvelables que l’on pourra concevoir une stratégie énergétique cohérente, stable et soutenable pour les décennies à venir. »
    Je reste, personnellement, convaincu, que la production nucléaire, bien maîtrisée, sera, elle, incontournable, en disposant, en plus, d’une « performance » écologique supérieure, et en assurant une plus grande indépendance, surtout si on évolue vers les réacteurs Surgénérateurs !

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    • S’il y a matière à contester le contenu de cet article, ce qui est faux c’est surtout les affirmations comme celle-ci :
      « Leur production est très variable, difficilement prédictible et dépendante de facteurs naturels qui échappent à tout contrôle humain ». Si la production est bien variable elle est surtout FACILEMENT prédictible grâce aux progres de la météorologie !
      De même les affirmatiosn selon lesquelles il y aurait de longues périodes de plusieurs jours sans vent nulle part et un ciel couvert sur tout le territoire… Tout cela est faux et bien démenti par l’observation réalisées avec enregistrments quotidien depuis 4 ans pour la seule France et 5 ans sur l’ensemble de l’Europe !
      Le renouvealble est déjà indispensable à la France malgré sont fort investissement dans le nucléaire, car même en ajoutant l’hydroélectricité (source renouvelable qui permet déjà à de nombreux pays d’avoir un mixe électrique 100% renouvelable); utilisée déjà bien avant le nucléaire le compte n’y est pas, pour ne serait-ce que satisfaire à nos propres besoins, alors ne parlons même pas d’exporter. Il suffit de consulter le billan annuel de RTE pour s’en convaincre car pour répondre à la problèmatique évoquée ici il se résume à :
      Consommation intérieure 449,2 TWh +89 TWh exportés, soit consommé ou vendu à l’étranger = 538,2 TWh. Production nucléaire 361,7 TWh + 74,7 TWh hydraulique, soit produit = 436,4 TWh. Le compte n’y est pas, il manque encore 538,2 – 436,4 = 101,8 TWh d’où sortent ils d’après vous ?
      361,7 / (449,2+89) * 100 = 67,2% de ce que nous avons consommé et vendu est d’origine nucléaire, mais le reste soit 32,8% est renouvelable. Le tiers de notre production est renouvelable. Vous retrouverez cela ici :
      https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-01/2025-01-20-chiffres-cles-production-electricite-francaise-2024.pdf

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      • Si on lit bien sur le site de RTE : renouvelables hydraulique+solaire +éolien représentent 26,6 % de la production totale de 536,6 TWh.
        D’autre part : « elles (renouvelables et nucléaire) contribuent conjointement à la décarbonation de la
        production d’électricité française et européenne et à l’accroissement des exports français vers les pays voisins, qui se sont établis au niveau record de 89 TWh.

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      • Certes la météo progresse, mais chacun peut constater que ses prévisions restent imprécises et qu’elle se trompe souvent : or la production d’électricité doit être égale à la consommation à la seconde près si on veut éviter le blackout ! Le solaire et l’éolien qui sont des énergies intermittentes et imprévisibles ne sont utiles qu’à faibles doses (et encore !), contrairement aux énergies renouvelables pilotables comme l’hydraulique, malheureusement vous mélangez très souvent les deux (à dessein ?)
        D’autre part, votre esprit négationniste pour ce qui ne vas pas dans le sens de vos fantasmes, aime s’appuyer sur les documents du RTE : c’est une bonne pratique, mais alors lisez celui qui s’intitule « FOCUS SUR LES ÉPISODES DE FAIBLE PRODUCTION ÉOLIENNE ET SOLAIRE », et vous apprendrez qu’ « en 2024, la France a rencontré à trois reprises de tels épisodes, dont deux de deux jours et un de quatre jours ».
        Votre obstination à croire que par magie des énergies du vent et du solaire s’adaptent à nos besoins est un mystère pour beaucoup d’internautes qui parcourent vos logorrhées.

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    • Si l’on veut avoir une action rapide au niveau mondial, il n’y a que les renouvelables, le nucléaire est trop long a mettre en œuvre pour le court terme, et pose des problèmes géopolitiques

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      • Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage
        Géopolitique ! Quel mot fourre tout
        Une « action rapide » n’est surtout pas valable en France quand on a déjà de trop d’intermittents vis à vis de la puissance installée des centrales pilotables nucléaires qui peuvent encore durer au minimum 20 ans !
        Depuis 1997, les gauchos et les verts avec leur arrivée au pouvoir ont cassé la filère des RNR et ont infiltré tous les rouages de tout ce qui touche aux énergiies tels que que RTE, CRE, GIEC, ADEME, DGEC et des associations cadenassantes telles que QuotaClimat. Ces politicards y ont placé leurs sbites au plus niveau grâce à leur techniques dont ils sont passés maitres : le pantoufflage et copinage. De plus ils ont la main mise sur les médias du service public notamment qui reprennent tous les standards de la voix de son maître l’écologisme.

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          • Qd je parle de la réalité de ce qui se passe en France vs parlez de stats ds le monde. Notre pays a sa spécificité, un prix de l’énergie et une intensité que beaucoup ns envie. C’est sans doute cela « être à côté de la plaque ». !

          • les émissions de gaz a effet de serre ne sont pas qu’un argument de foire a utiliser dans un contexte national, c’est la base de la lutte contre le réchauffement climatique, et le minimum c’est de reconnaitre leur utilité dans ce contexte, plutôt que de râler de se croire plus compètent que l’Agence internationale de l’Energie, le GIEC et RTE réunis.

          • C’est vrai !

            Mais certains savent l’utiliser et se moquer de l’utilisation par d’autres…

  • La dénaturation de nos paysages n’est pas secondaire ,elle touche à l’essence même de notre héritage culturel ou naturel .L’apport aléatoire des éoliennes ne saurait faire ignorer leur caractère agressif , Les exemples abondent d’ initiatives des promoteurs éoliens indifférents à cette préoccupation , on se souvient de la proximité de la Montagne Sainte-Victoire ou des sites proustiens ou encore des plages du Débarquement ; Quelques exemples qui illustrent l’inculture pou le cynisme d’un secteur financier .

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  • ON ne peut croire à ce qui est raconté en « moyennant » par RTE qui est devenu un repère de militants avec Xavier Piechazyck son « directeur », cet officine est ainsi devenue la tête de pont des partisans de l’éolien au cœur même du système énergétique français. Pas étonnant si Les Échos titrait, par exemple, en septembre 2023 : « RTE milite pour l’accélération en France des renouvelables… » On retrouve cette volonté de façon évidente dans les scénarios de RTE sur le futur énergétique 2050 qui servent de référence et guident la stratégie énergétique du pays. Ils font la part belle aux hypothèses donnant un rôle majeur aux productions renouvelables intermittentes, solaires et éoliennes. De scénario de décarbonation construit prioritairement sur le nucléaire, l’hydraulique et la géothermie, il n’y en a point
    Quelques sélections d’articles concernant RTE et Xavier Piechaczyk qui reconnait les surcapacités qui mettent en danger notre réseau quand on débranche trop brutalement les renouvelables (il fallait oser le dire, mais comme disait Michel Audiard les C** ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait…)
    Non content de cette première absurdité, Il poursuit : « le réseau est rarement saturé physiquement mais saturé administrativement 46 GW sont en attente » Sous entendu « on en a déjà de trop mais il faut en mettre plus » « La bêtise est infinie » comme le disait avec certitude Albert Einstein
    Quelques rappels pour teminer :
    1°) Notre pays est déjà décarboné au niveau électricité à 95% grâce à son nucléaire et ses barrages, ce qui assure notre indépendance énergétique pour plusieurs décennies avec des coûts de production que beaucoup nous envie.
    2°) Afin de stabiliser leur réseau élec,et tenter d’eviter des blackouts, les Allemands vont implanter rapidement 40 centrales gaz malgré leur pléthore d’intermittents renouvelables que tout le monde connait.
    3°) La réalité est qu’Ils ont déjà un prix du kWh supérieur au notre de 80% et une intensité carbone en moyenne 10 fois supérieures à la notre !

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  • Il est dommage que cet article se focalise sur le renouvelable actuel et ne parle pas des subventions auxquelles ces sources ont pu bénéficier sans réelle contrepartie pour stabiliser le réseau électrique. Il est grand temps de changer les règles du jeu, l’Espagne et le Portugal peuvent en témoigner.
    L’état Français, le véritable chef d’orchestre, devrait flécher les subventions vers d’autres alternatives telles que la géothermie, l’hydrogène, les volants d’inertie , ascenseurs énergetiques….pour permettre un stockage d’énergie efficace.

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  • Depuis des décennies on ne fait qu’écouter les écologistes qui sont petris de partis pris et d’opposition irrationnelles contre le nucléaire
    À force de les écouter les politiques incompétents au possible et par définition ont suivi avec un panurgisme bêlant les injonctions des verts aussi bruyants que prompts à diffuser des fake sur les dangers des produits fissiles
    La mère de toutes les batailles c’est celle contre les GES avec un approvisionnement énergétique non intermittent Les énergies dites vertes sont disqualifiées et au mieux marginales ou valables en autoconsommation
    Reveillez-vous et regardez la réalité en face pour assurer un cadre de vie acceptable pour vous et vos enfants

    Répondre
  • Le monde de l’énergie semble bien renouer avec la réalité et les faits en s’éloignant des idéologies sans nuances.
    Ce texte remet l’église au milieu du village et je le soutiens sans réserve ou si peu, et je ne lis plus tous les commentaires exessifs à la SR.
    Joyeux Noël…..

    Répondre
  • Pour info, il existe d’autres partis écologistes que le « parti principal ».
    3 partis écolos pro-nucléaires, qui se sont présentés aux Europénnes
    L’ecologie au centre (1,3%) à droite sur nombre de questions non écolos
    Ecologie positive (0,5%)
    Equinoxe (0,3%) à gauche sur nombre de questions non écolos
    avec une ligne politique proche de celle du PCF (qui est un parti résiduel).

    Répondre
  • Les intermittents sont là et ne seront pas démantelés de si tôt quel que soit le parti au pouvoir.
    Je pense qu’aujourd’hui, il ne faut plus que le nucléaire assure de suivi de charge inversé par rapport à production des ENRv, notamment PAR SECURITE par rapport aux possibilités de prolongation du parc nucléaire actuel.
    Les effacements doivent être passés sur les ENRv qui ne subiront pas de conséquences dommageables de cela.

    Ce parc nucléaire historique aura besoin d’être prolongé d’un point de vue économique, au maximum raisonnable.
    Il ne faudrait pas que le suivi de charge leur coûte ne serait-ce qu’une plage de 10 ans de prolongement…

    Mieux vaut rajouter quelque centrales à gaz pour avoir un bon dosage entre moyens pilotables et moyens variables.
    Ces systèmes à base d’énergies variables assurent une certaine diversification des risques, le nucléaire n’en étant pas immunisé comme on l’a vu avec ces problèmes de CSC.

    Répondre
  • Les paroles du chancelier Merz :
    « Je souhaite que les prix de l’énergie sur le marché soient acceptables et ne soient pas subventionnés en permanence par le budget fédéral.
    Nous ne pouvons pas continuer ainsi à long terme.
    Et je le dis ici, de manière claire : La sortie du nucléaire a été une grave erreur stratégique. Nous sommes actuellement engagés dans la transition énergétique la plus coûteuse au monde. Je ne connais aucun autre pays qui rende les choses aussi difficiles et coûteuses que l’Allemagne. Si vous devez le faire, vous auriez au moins dû laisser la dernière centrale nucléaire allemande en service il y a trois ans, afin de disposer au moins de la capacité de production d’électricité dont nous disposions jusqu’alors. Nous entreprenons donc la transition énergétique la plus coûteuse au monde. Je ne connais aucun autre pays qui rende les choses aussi difficiles et coûteuses que l’Allemagne. Nous avons hérité d’un problème que nous devons corriger : nous n’avons tout simplement pas assez de capacité de production d’énergie. Nous devons faire mieux, et vite. Les centrales électriques doivent être construites (centrales à gaz). »

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