Fermeture de Fessenheim: le territoire « dans l’impasse financière » dénoncent les élus

Une cinquantaine d’élus des communes de Fessenheim et des alentours ont manifesté mercredi devant la préfecture du Haut-Rhin, à Colmar, pour interpeller l’Etat sur « l’impasse financière » dans laquelle se trouve selon eux leur territoire après la fermeture de la centrale nucléaire en 2020.

« Stop au hold-up », ont dénoncé les élus de la communauté de communes de Pays Rhin-Brisach, réclamant la fin du versement à l’Etat d’une contribution financière annuelle de 2 millions d’euros, liée aux revenus fiscaux obtenus auprès de la centrale nucléaire de Fessenheim, désormais à l’arrêt.

« Rien ne bouge, le gouvernement laisse délibérément pourrir la situation », a déclaré Gérard Hug, le président de la communauté de communes, devant la préfecture.

« Le président Macron avait dit qu’il suivait le dossier de Fessenheim de près, mais je n’y crois pas une seconde, si c’était le cas il ne nous laisserait pas dans une telle situation », a abondé le maire de Fessenheim, Claude Brender.

« Fessenheim devait être une fermeture exemplaire, ici nous avons l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire », a encore taclé le député du Haut-Rhin Yves Hemedinger (LR).

La critique porte sur le fonctionnement du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), né en 2010 de la suppression de la taxe professionnelle pour instaurer une compensation entre les collectivités bénéficiaires de la réforme et les perdantes.

La communauté de communes et la commune de Fessenheim contribuaient chaque année à ce fonds à hauteur de 2,9 millions d’euros, un montant ramené à 2 millions d’euros en 2021, après plusieurs manifestations.

Cette contribution était financée par les recettes fiscales perçues auprès de la centrale nucléaire jusqu’en 2020, soit 6,4 millions d’euros annuels. La perte de ces recette fiscales est intégralement compensée par l’Etat jusqu’en 2023, puis de manière dégressive jusqu’en 2030.

Mais pour les élus locaux, le maintient de la contribution au titre du FNGIR est synonyme, à terme, d' »asphyxie » financière du territoire.

« Sur les 20 prochaines années, les collectivités seront prélevées de 40 millions d’euros », a souligné Gérard Hug. « A long terme, la centrale nucléaire coûtera plus cher au territoire que ce qu’elle a pu rapporter durant sa période d’exploitation ! », selon lui.

La « neutralisation des effets du FNGIR » avait été promise à ces élus dès 2018 par Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’Etat à la Transition écologique.

commentaires

COMMENTAIRES

  •  » Fessenheim devait être une fermeture exemplaire »
    C’était surtout une ânerie exemplaire d’arrêter une source d’énergie pilotable non carbonée pour alimenter notre réseau électrique, sans la moindre justification technique où de sécurité.

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  • Ce n’est bien qu’une histoire de fric ! Quand une ville est sinistrée par la fermeture d’une entreprise privée qui va s’installer en Roumanie ou ailleurs, l’Etat, nous, ne compense pas la perte de la recette fiscale pendant 10 ans ! La perte est sèche et c’est déjà pas mal quand une partie des salariés est reclassé quelque part ! A Fessenheim, aucun salarié de la centrale n’a perdu son emploi, EDF est plus généreuse que le privé.

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  • On se souviendra du nom de la ministre qui a soutenu ces fermetures.
    Il faudra du temps pour que les écologistes comprennent:
    – Plus particulièrement le lien entre niveau de vie et la consommation d’énergie. (PIB=pollution)
    – Pour garder un peu de niveau de vie il faudra faire des choix, donc choisir les utilisations d’énergies les moins polluantes…
    – L’électricité ne sort pas du mur. Les lois de la physique font qu’il faut environ 3 kWh d’énergie primaire pour produire 1kWh d’électricité. Les lois votées au Parlement n’y changeront rien.
    – Dans nos maisons, presque plus rien ne fonctionne sans électricité. Les écologistes devraient faire des stages de longue durée dans des pays en « développement » où les coupures de courant sont fréquentes.
    Bon courage…

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    • Oui, mais la relation PIB = pollution est plutôt PIB = Énergie.
      Suivi par Énergie = pollution, qui est tout de même assez élastique.
      Pour le nucléaire, la seule pollution est celle des déchets, qu’on sait à peu près gérer.
      Pour les non pilotables (éoliennes et solaires), la pollution est provoquées par les centrales à gaz obligatoirement associées en back-up pour les nuits sans vent.

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      • @ H. Gueret
        Il faut ajouter la pollution visuelle ; non négligeable quand on érige une machine de 200 m. de haut à 500 m. de ma résidence ou d’un site remarquable ..

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        • Bien sûr, et ce d’autant plus qu’il faut 5.000 éoliennes pour « remplacer » un seul réacteur nucléaire.
          Quoi que remplacer est impropre, puisqu’un système non pilotable est incapable de remplacer un système pilotable, sauf à lui adjoindre des centrales à gaz.

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    • @stoclin
      Vous dites:
      « L’électricité ne sort pas du mur. Les lois de la physique font qu’il faut environ 3 kWh d’énergie primaire pour produire 1kWh d’électricité. Les lois votées au Parlement n’y changeront rien. »
      Indisctubable ! On ne va pas pinailler ou 2 ou 3% en plus ou en moins. Cependant, la cogénération, que de grands esprits responsables (?) ont envoyé aux oubliettes de l’histoire française de l’energie, récupéraient au passage et gratuitement ou presque environ 1,5 kWth de chaleur et ce sans un g de CO2 supplémentaire. Moi , intuitvment, ça me paraissait intéressabt et d’ailleurs sous ma responsabilité envon 200 MWe de petites installations comprises entre 800 kWe et Une dizaine de MWe ont été construites entre 1990 et 2005. Et depuis 2005, j’essaie, contre vents et marée , de faire la même chose en remplaçant le gaz naturel par du gaz ussu soit de déchets de biomasse, soit de déchets domestiques bien triés. Et dores et déja nous sommes donc capables deproposer des telles petites centrales disons entre 300 kWe et 2 MWe fonctionnant en cogénération sous un rdt global de 80%..
      Je le dis une fois de plus, parce que j’ai l’impression ne parvient pas facilement dans toutes les oreilles. Il faut dire que c’est tellement stupide de refaire en mieux ce qui a déja fort bien marché il y a 40 ans. Que s’est-il passé il y a 40 ans ? pas d’éoliennes, pas de panneaux solaires, pas de panneaux solaires, pas de stockages, encore moins d’hydrogène ! Mais hélas, depuis nous sommes tous tombés dans Halzheimer au point que nous mêmes commençons parfois à nous demander si nous ne sommes pas toujours en 1973 ? Heureusement j’ai gardé des photos, des articles, des documents, des plans de cette magnifique époque et confrontés à nos produits de 2021, on voit bien qu’il y a eu un travail de fait en pyrogazéïfication en France depuis 1973. Si quelqu’un pouvait le souffler aux décideurs actuels, ce serait sympa, nous, nous sommes vieux et fatigués de hurler dans le vide et quand nous voyons le développement incroyable de la méthanisation, nous reconnaissons que tout de même, ces lobbyistes, ils sont forts. Mais ils nous coutent très chers.

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      • Vous avez tout à fait raison.
        Même si ce genre d’installation ne peut pas remplacer nos grosses centrales nucléaires pour alimenter notre réseau électrique, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, il ne faut surtout pas négliger ce genre d’apport en puissance pilotable.
        Et, bien entendu, améliorer le rendement des installations chez les clients, comme l’isolation des bâtiments.

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      • Claude la methanisation est toute aussi nécessaire que la pyrogazehification, ce sont deux moyens différents concourant au même objectif : produire du renouvelable pilotable.

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        • Non, pour alimenter le réseau, ce dont on a besoin est du pilotable sans génération de gaz.
          Pour le renouvelable, en réalité, cette qualification ne présente aucun intérêt en soi.
          Puisque pour le nucléaire, clairement non renouvelable, nous disposons de 40.000 ans de combustible avec des réacteurs de quatrième génération.

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  • L’ARS ne demandait pas l’arrêt de Fessenheim qui fonctionnait fort bien. Après l’arrêt décidé pour se concilier les verts, voici que Macron veut relancer le nucléaire! Qu’il commence donc par relancer Fessenheim après une grande révision! Ce sera plus rapide que de construire l’équivalent, sans problème! L’âge n’est pas un problème, dans une installation industrielle tout est remplaçable et ici seul un problème métallurgique sur la cuve pourrait être pourrait être irrémédiable. Les PWR semblables aux nôtres sont déjà en partie prolongés pour vivre 80 ans aux USA. La procédure est différente chez nous où c’est à chaque visite décennale qu’un prolongement de dix ans est décidé. Il n’aurait posé aucun problème ici. L’histoire du design d’origine pour 40 ans est très mal compris, dans une installation industrielle on calcule les épaisseurs de métal, les qualités, les résistances pour que cela supporte dans ce cas au moins 40 ans de corrosion, d’usure, de contraintes de fatigue, etc. Et puis on répare au fur et à mesure des besoins, dès les premières années, tout le temps, et ça dure aussi longtemps que le procédé est utile. J’ai travaillé dans une raffinerie calculée low cost pour trente ans, elle a démarré en 1965 et fonctionne toujours parfaitement; elle ne sera arrêtée un jour que si l’actionnaire décide qu’elle n’est plus rentable. Les 1800 Mw de cette centrale nous auraient bien aidés à passer l’hiver n’est ce pas?

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    • Sauf que c’est totalement faux et tout le monde comprendra que l’ars ne pouvait pas tolérer au delà de trois années de dépassement des 40 années de fonctionnement la continuité de l’exploitation sans avoir passé la visite de contrôle des 40 ans. Visite qui aurait ordonner l’arrêt immédiate de la centrale faute d’avoir réalisés les travaux de mise à niveau exigées pour cette visite. Quand il y a u’ problème technique c’est plus facile de prétendre que la raison est politique. 3 ans de dépassement étaient déjà le résultat des mensonges de EDF sur la disponibilité de L’EPR…. Si cet arrêt n’était pas intervenu c’est face au mur de la 5 em visite décennale que nous nous serions déjà retrouvé pour une centrale qui n’aurait même pas les qualification nécessaire la 4em…. C’est pitoyable ce plaidoyé pour Fessenheim.

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        • Le grand carénage pour les plus anciennes centrales comme Fessenheim, c’est un an d’arrêt, pas 3 jours.
          « Bof » ne résout aucun problème.

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          • Ais-je dit le contraire ?
            Il faut ce qu’il faut pour produire sans CO2, c’est tout.
            Et ce n’est pas avec des couples « centrales à gaz plus éoliennes » qu’on va produire de l’énergie pilotable sans CO2.

          • Si BOF ne veut pas dire NEGLIGEABLE dans votre esprit que veut il dire ? Car un an d’arrêt pour un réacteur nucléaire c’est négligeable, mais un parc éolien arrêtée une journée est un véritable scandale qui le disqualifie des solutions possibles.

            C’est avec le nucléaire et les centrales à gaz complémentaires que l’on produit aujourd’hui aujourd’hui avec CO2
            Mais avec un parc éolien complet et les autres renouvelables on pourra atteindre une production sans CO2, encore faut-il construire cette solution comme on a su construire la solution incomplète du nucléaire il y a 60 ans :
            Solution nucléaire aujourd’hui incapable de fournir plus de la moitié du besoin qui atteint 80 GW et un nucléaire limité à 42 GW bien que disposant d’une puissance installée de 61,4 GW. Mais avec en permanence 15 à 17 réacteurs en état d’impilotabilité on ne peut que recourir aux expédients gaz et autre pour compléter le besoin.
            Vous comprenez ce que cela veut dire :

            Puissance disponible 0 MW
            Description Le fonctionnement de cette unité est déjà limité par son stock de carburant : une baisse trop fréquente de la production nécessiterait le report de cet arrêt. Cette contrainte est prise en compte dans la programmation de l’unité. —————- Le fonctionnement de cette tranche est dès à présent contraint par son stock de combustible : des baisses de production trop fréquentes nécessiteraient un report de cet arrêt. Cette contrainte est prise en compte dans la programmation de la tranche.

            C’est dans le texte de chaque réacteur en sommeil qui ne sont ni en panne, ni en maintenance, ni en redémarrage, mais qui produisent zéro ! Une bonne quinzaine aujourd’hui. C’est là :
            https://nuclear-monitor.fr/index.html#/

          • @ Serge Rochain 03.12.2021

            Mon cher Rochain.
            Commençons sur un point de détail : « parc éolien arrêtée une journée est un véritable scandale »
            Non, je n’ai jamais dit ça. Un parc éolien, comme un parc de centrales nucléaires, a besoin de s’arrêter pour diverses raisons.
            Aucun problème.
            La différence entre les deux n’est pas là, mais dans la non pilotabilité des éoliennes.
            Lorsqu’un réacteur est arrêté pour une raison quelconque, les autres prennent le relai.
            Lorsqu’une éolienne s’arrête faute de vent, pas moyen de reprendre la charge sur les autres, elles sont aussi à l’arrêt. Non pilotable, c’est simple.

          • Même chose pour les éoliennes quand un parc au large de Calais est en panne de vent u n autre prend le relai en Méditerranée
            Quant à la supposée pilotabilité du nucléaire vous faites rire ceux qui savent comme ça marche, ce qui n’est pas votre cas . Avec 61,4 MW de puissance o est incapable de sortir plus de 42 GW avec une bonne qjuinzaine de réacteurs arrétés dont une dizaine qui ne sont ni en panne, ni en rechargement, ni en maintenance, ni en redémarrage, mais tous simplement dans une phase d’impilotabilité ….vérifiez ça : https://nuclear-monitor.fr/index.html#/
            Vous comprenez ce que ca veut dire ça ? Cliquez sur ceux à production zéro :
            Puissance disponible0 MW
            Description Le fonctionnement de cette unité est déjà limité par son stock de carburant : une baisse trop fréquente de la production nécessiterait le report de cet arrêt. Cette contrainte est prise en compte dans la programmation de l’unité. —————- Le fonctionnement de cette tranche est dès à présent contraint par son stock de combustible : des baisses de production trop fréquentes nécessiteraient un report de cet arrêt. Cette contrainte est prise en compte dans la programmation de la tranche.

            Et revenez me voir quand vous aurez compris

          • M’enfin, mon cher Rochain, si vous pouviez réfléchir, au moins une fois, ce serait bien.
            Pour des éoliennes, le problème est toujours le même, dû à la puissance d’une éolienne variant comme le cube de la vitesse du vent, si vous avez un vent faible à moyen, la puissance va être nulle à faible.
            Donc dire que, d’une façon générale, lorsqu’une partie des vents en France est faible, une autre partie est forte, est une blague.

            Mais, pire, si c’était vrai, et si, lorsque les 2/3 des éoliennes sont à l’arrêt, le dernier tiers est à sa puissance nominale, il faudrait avoir trois fois plus d’éoliennes dans cette partie pour compenser.
            Et donc vous triplez le nombre des éoliennes LOL

            Il faudrait enfin, un jour, admettre la réalité, les compensations sont négligeable.

            Aujourd’hui, et tant qu’on ne saura pas stocker de l’électricité à bas coût et dans la quantité énorme nécessaire (et ce n’est pas demain la veille), nous pouvons classer les énergies pilotables en deux groupes :
            1) pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
            2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales à gaz en cas de pétrole, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable, pas d’éolienne ou de solaire sans CO2.
            Et on a tout dit.

          • Et concernant les réacteurs nucléaires à l’arrêt, tous les électriciens (RTE, EDF, ..) rappellent que la crise COVID a perturbé leur maintenance. Seul Rochain n’y croit pas et suit ses propres convictions car cela l’arrange.

          • Oui il faut un prétexte plutôt que d’avouer qu’ils ne sont pas si pilotables que cela …. vous comprenez ce que ça veut dire ça ? :
            Puissance disponible 0 MW
            Description Le fonctionnement de cette unité est déjà limité par son stock de carburant : une baisse trop fréquente de la production nécessiterait le report de cet arrêt. Cette contrainte est prise en compte dans la programmation de l’unité. —————- Le fonctionnement de cette tranche est dès à présent contraint par son stock de combustible : des baisses de production trop fréquentes nécessiteraient un report de cet arrêt. Cette contrainte est prise en compte dans la programmation de la tranche.
            C’est ce que vous obtenez en cliquant sur les réacteurs à l’arret :
            https://nuclear-monitor.fr/index.html#/

            Evidemment il faut un peu comprendre comment ça se régule une réaction en chaine, vous devriez essayer de vous instruire dans le monde nucléique Cochelin ça vous éviterait de dire des bêtises et de croire tout ce qu’on vous raconte.

          • Désolé, j’ai eu beau relire, je n’ai rein compris à votre propos.
            Pour le nucléaire, il est pilotable, évident, cela fait 40 ans qu’il le prouve.

          • @Cochelin 03.12.2021
            Effectivement, tout a été perturbé.
            Mais il n’en reste pas moins qu’on ne peut pas vouloir à la fois que nos réacteurs soient toujours plus sûrs, et se scandaliser des temps de « grands carénage ».
            Rochain s’enferre, et n’a pas encore compris les bases du problème.
            Pour alimenter le réseau de façon fiable, il faut des systèmes pilotables.
            Aujourd’hui, et tant qu’on ne saura pas stocker de l’électricité à bas coût et dans la quantité énorme nécessaire (et ce n’est pas demain la veille), nous pouvons classer les énergies pilotables en deux groupes :
            1) pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
            2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales à gaz en cas de pétrole, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable,

            pas d’éolienne ou de solaire sans CO2.

  • Pour l’arrêt de Fessenheim il faudra aussi se souvenir de macron qui a permis de jeter à la poubelle plusieurs milliards d’euros pour collecter quelques potentiels suffrages des verts.
    On dépasse largement les costumes de Fillon qui ont tant fait scandale.

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  • Hervé Guéret 03.12.2021
    Désolé, j’ai eu beau relire, je n’ai rein compris à votre propos.
    Pour le nucléaire, il est pilotable, évident, cela fait 40 ans qu’il le prouve.

    Non il prouve que l’hydraulique suffisait à réguler les variations de charge. Si vous partez du principe que le nucléaire est pilotable vous n’arriverez effectivement pas à comprendre qu’il ne l’est pas.
    Un point technique a comprendre avant d’aller plus loin ; savez vous comment on peut réguler la puissance d’un groupe électronucléaire ? Savez vous que ce qui permet de maintenir la réaction en chaine sans emballement ni étouffement est le même que celui qui permet de diminuer ou d’augmenter sa puissance (seulement jusqu’au niveau nominal bien sur) est le même dispositif appeler barres de commandes neutrophages ? Savez vous que la fonction prioritaire est le maintient de la réaction en chaine ? Savez vous que plus vous diminuerez sa puissance pour l’adapter au besoin du réseau plus vous consommerez vite les neutrophages ? Savez vous qu’au delà d’un certain nombres de manœuvres de régulation vous atteindre une limite de leur disponibilité qui ne vous permettrait plus de maintenir la réaction en chaine ? Savez vous qu’à partir de ce moment vous ne pourrez plus utiliser ce réacteurs que dans son mode de base de production Maximum sans possibilité de diminuer sa puissance pour l’adapter au besoin ? Savez vous alors qu’il vaudra mieux bruler du gaz et importer pour satisfaire aux pointes et ne pas utiliser ce reacteur……? Et savez vous qu’il y en a une dizaine dans cet étét en ce moment ?
    https://nuclear-monitor.fr/index.html#/
    Et que c’est pour cela que l’on crame du gaz, du Charbon et qu’on importe malgré le vent que l’on aura jusqu’à dimanche matin .
    Bon je vais diner

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    • Mon cher Rochain, si vous voulez dire que, ce qui est pilotable, c’est du nucléaire avec des variations pas trop rapides (sauf à partir d’un réacteur à 20% de charge capable de monter à 100% en 30 minutes), qu’il est incapable après avoir été descendu de 100 à 20%, de repartir à pleine charge avant plusieurs heures, qu’il est donc meilleur en fourniture de fond qu’en variations rapides, donc, qu’on est bien content d’avoir de l’hydraulique, et qu’on peut avoir sur de courts moments d’utiliser des centrales à gaz, vous enfoncez une porte ouverte.
      Il n’en reste pas moins qu’il a été une énorme erreur de ne pas relancer il y a 10 ans une longue série de centrales neuves, … oui, je suis d’accord.
      Mais il y a plus fondamental, et vous n’y répondez jamais, et pour cause, dans votre défense du gaz :

      Aujourd’hui, et tant qu’on ne saura pas stocker de l’électricité à bas coût et dans la quantité énorme nécessaire (et ce n’est pas demain la veille), nous pouvons classer les énergies pilotables en deux groupes :
      1) pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
      2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales à gaz en cas de pétrole, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable, pas d’éolienne ou de solaire sans CO2.

      Et, comme il n’y a pire danger pour nos enfants que l’évolution du climat, je suis persuadé que la bonne solution est à base de nucléaire plus hydraulique.

      Le reste est de peu d’intérêt.

      Répondre
      • Comme vous n’avez toujours rien compris à ce que par pitié pour votre ignorance j’essaie de vous expliquer, vous ne faites que répéter un slogan publicitaire d’EDF sur la pseudo pilotabilité du nucléaire et à me prendre pour un imbécile sur le sujet des éoliennes en rabâchant ce que vous semblez comprendre comme la loi fondamentale de l’éolien mais en ignorant l’essentiel. Vous auriez pu avoir l’air plus au fait de l’incidence de la mécanique des fluides sur le régime des éoliennes en me parlant de la limite de Betz des 16/27 plutôt que sortir vos formules passe partout du genre « la puissance d’une éolienne variant comme le cube de la vitesse du vent, si vous avez un vent faible à moyen, la puissance va être nulle à faible..
        Vous n’êtes vraiment qu’un ignorant prétentieux qui ne comprend rien et ne cherche même pas à comprendre, ce qui est sans doute inutile car il sait avoir raison, et vous faites le maitre d’école….je renonce a essayer de vous expliquer le minimum que vous devriez savoir pour discuter intelligemment d’économie énergétique.

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        • Mon cher Rochain,
          Vous me parlez de la limite de Betz, parfaitement hors sujet.
          Au contraire, si je vous parle de cubique, c’est parce que ce fait est fondamental à comprendre, et explique que pour les vents faibles ou moyens, une éolienne ne peut produire que peu d’énergie.
          Et c’est pourquoi, si le vent n’est pas très fort, comme avec le moindre anticyclone, la puissance n’est que de 10 ou 20% de la puissance nominale.
          Cette cubique est donc fondamentale.
          Mais, surtout, vous répondez à côté du sujet, qui est que le couple « centrale à gaz plus éoliennes » génère du CO2, et beaucoup, ce qui disqualifie les éoliennes par rapport à de belles centrales nucléaires.
          Inutile de parler des 5.000 éoliennes nécessaires pour remplacer un réacteur nucléaire, de la dégradation des paysages, … , il suffit de dire que la justification données pour expliquer l’intérêt public, sauvegarder le climat, est fausse.
          Mais la vérité est que vous refusez d’argumenter sur le fond, et répondez de façon discourtoise, voire vulgaire, qui ne saurait masquer votre incapacité à défendre votre cause de défenseur du gaz.

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          • Mon cher Rochain, ce que j’ai vite compris, dans mon métier d’ingénieur, c’est que le plus difficile était de comprendre, dans un problème, ce qui était réellement important, d’ordre un, aller à l’os.
            Et vous vous complaisez dans le plaisir de montrer que vous avez des connaissances, à les étaler, à rester dans les détails. Les arbres qui vous cachent la forêt..
            A votre âge, ce ne devrait plus être de mise. D’où vous vient ce besoin de reconnaissance ?
            Votre limite de Betz n’est utile que pour connaître le couple disponible sur l’axe de l’éolienne, compte tenu des caractéristiques physiques de l’éolienne, couple variant, et ça c’est important, comme le cube de la vitesse du vent.
            Donc, Betz est utile pour un constructeur d’éolienne, mais est sans intérêt pour expliquer pourquoi il n’y a pas d’éoliennes sans besoin de back-up, au mieux des centrales à gaz.
            Cordialement
            Bof.

  • Et voilà que ça repart!
    Ne perdez pas votre temps avec ce personnage qui invariablement distords la physique (pilotable, non pilotable) en redéfinissant à son avantage le sens des mots ce qui finit par lui faire dire n’importe quoi!
    C’est un cas pathologique certes intéressant mais qui sature les forums.

    Répondre
    • Mon cher Victor,
      Pourriez-vous me donner la définition correcte de « Pilotable » et « Non pilotable » ?
      Pour moi, une source d’électricité pilotable est une source pour laquelle, lorsque j’appuie sur le bouton, ma lampe s’allume, ma pompe à chaleur et mon congélateur fonctionne, le train démarre, à l’heure.
      De nos jours, nous sommes organisés en comptant sur un réseau électrique fiable, tant pour notre vie personnelle que pour notre industrie.
      Ce qui fait que, pour alimenter le réseau, ne sont utilisables que des sources pilotables, et comme je le disais plus haut, par nature ou par mariage.
      Ce qui fait que si en plus nous voulons réduire le CO2, en ce qui concerne l’alimentation du réseau, les éoliennes sont disqualifiées.
      Attention, je ne dis pas que d’excellentes utilisation de la puissance électrique des éoliennes ne sont pas intéressante, ni qu’il vaut mieux avoir éoliennes plus centrales à gaz, ce que visent les Allemands, que des centrales à gaz seules.
      Je dis que, en France, l’idéal est de continuer avec des centrales nucléaires pour 70% de l’énergie électrique, et le plus vite possible avec des centrales de quatrième génération.

      Mais revenant au fond de l’affaire, pourquoi je cherche à porter la contradiction partout sur ce sujet ?
      Simple, en tant qu’ingénieur, je suis scandalisé de voir de soi-disant écolos, anti nucléaires, même ministre, dépenser des fortunes (nos fortunes, en fait, via les impôts) pour faire construire des éoliennes et des panneaux solaires, sous des prétextes qu’ils savent faux, de défense du climat.
      Oui, je veux défendre nos petits enfants contre l’évolution du climat,
      Et oui, pour ce but, ce que nous faisons est parfaitement crétin.

      Ceci dit, je ne pense pas que vous puissiez trouver un seul cas de déclaration péremptoire, sans donner explication, de physique (simplifiée, évidemment) si nécessaire, justifiant ma position.
      Par exemple ceci : https://1drv.ms/b/s!Aoz2RZetULwc5RnL19K5CcZ5ATfr?e=hBeIhm
      Cordialement

      Répondre
    • @Victor
      À vrai dire, je n’aurais pas réagi si le gouvernement avait dit la vérité, disant : » nous avons le choix entre :
      – Relancer un plan de 50 réacteurs nucléaires neufs
      ou
      – Construire 25.000 éoliennes et des centrales à gaz
      car nous sommes effrayé par le risque nucléaire.

      Fort bien, mais on voit bien le problème. Il eut été impossible d’expliquer ce choix d’augmentation des gaz à effets de serre par la défense du climat devant le Conseil d’État LOL .
      Et l’explication du danger des centrales nucléaires eut été aussi délicate, sachant que l’accident de la centrale de Fukushima (3 cœurs fondus), s’il a fait des dégâts environnements locaux (relatifs, il est vrai), n’a fait aucun mort et aucun cancer, ce que peu de personnes savent, et que les centrales modernes bénéficient de l’expérience et sont donc beaucoup plus sûres …
      En clair, mon but, en répandant largement la réalité factuelle de la situation (députés, sénateurs, associations, …)
      https://1drv.ms/b/s!Aoz2RZetULwc5RnL19K5CcZ5ATfr?e=hBeIhm
      est que quelqu’un, une association de riverains par exemple, attaque la déclaration d’utilité publique d’un ensemble d’éoliennes sur ce point de la justification, et que le Conseil d’État refuse l’implantation.
      Ce qui ferait vite boule de neige.

      Répondre
  • Mon cher Hervet, j’ai pris le temps de lire ce que vous avez écrit via le lien indiqué ci dessus et je partage la quasi totalité de vos arguments ! Mais je pense et je vs l’avais déjà dit que vs vs fatiguez pour rien de répondre systématiquement au vieux rochain de service. Comme le dit Victor avec dépit et une certaine pitié pour cette ambulance : « C’est un cas pathologique certes intéressant mais qui sature les forums ».
    Pour ma part je me suis contenté d’un seul commentaire sur l’arrêt de Fessenheim le 2 décembre qui est relation avec le sujet de base.
    Nota) A votre propos Canado a écrit LE 03.12.2021 ds un commentaire de l’article concernant l’intervention de pompili
    « Cette publicité permanente pour le papier indigeste d’un ignorant intoxiqué au nucléaire N’A PAS SA PLACE SUR CE SITE »
    Ils vont bientôt interdire l’accès de ce site à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. A quand la nuit des longs coteaux ?
    .

    Répondre
    • Mon cher Michel.
      Sur le fond, concernant Rochain, je suis d’accord avec vous, sans intérêt.
      Mais argumenter contre lui présente deux intérêts,
      – D’une part, pouvoir montrer à d’autres lecteurs pourquoi certains arguments, courants, sont débiles,
      – Mais aussi améliorer, sous la contrainte, la simplicité de mes argumentations.
      Faire simple est terriblement difficile.

      Par exemple, le point de vue que j’exposais un peu plus haut :

      Aujourd’hui, et tant qu’on ne saura pas stocker de l’électricité à bas coût et dans la quantité énorme nécessaire (et ce n’est pas demain la veille), nous pouvons classer les énergies pilotables en deux groupes :
      1) pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
      2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales à gaz en cas de pétrole, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable, pas d’éolienne ou de solaire sans CO2.

      Ne m’est apparu comme évident qu’après de longues discussions, alors qu’il es évident.

      Il convient donc de remercier Rochain. LOL

      Répondre
      • Il faut, en effet, remercier M. R. , ses diatribes , ses insultes sont autant d’occasion de rire .Bien que fort peu enclin à la littérature il participe à la tradition du langage fleuri ,celui de Rabelais , ou de Céline , parmi d’aitres .

        Répondre
  • Un conseil d’ami, prenez du recul et ne répondez pas systématiquement car sur ce site il n’y a pas pléthore de lecteurs et de plus ils se lassent vite des parties de ping pong interminables même si on a raison techniquement.
    Voir ce que dit par l’analyse transactionnelle et la PNL sur ces sujets d’échanges. .
    .

    Répondre
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