Les États-Unis lancent les enchères pour un immense projet d’éoliennes en mer

Le gouvernement américain va lancer le mois prochain la mise aux enchères de zones au large des côtes des États de New York et du New Jersey pour la construction d’un immense champ d’éoliennes en mer pouvant alimenter en électricité jusqu’à 2 millions de maisons.

Ce projet avait déjà été évoqué par l’administration Biden au moment de la présentation en mars 2021 de sa stratégie pour le développement de cette forme d’énergie dans le pays, avec l’objectif de parvenir à produire 30 gigawatts (GW) d’énergie éolienne d’ici 2030.

Baptisé « New York Bight », il pourrait générer à lui seul 7 GW, détaille un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Le Bight est une zone triangulaire dont la pointe se situe au sud de la baie de New York et qui s’étend le long de la côte du New Jersey à l’ouest et de celle de l’île de Long Island à l’est.

L’administration prévoit d’organiser la mise aux enchères de six lots recouvrant au total près de 2.000 kilomètres carrés (480.000 acres) le 23 février pour les entreprises intéressées, ce qui constitue la plus grande surface jamais proposée pour un tel projet dans le pays.

« L’administration Biden-Harris a fait de la bataille contre la crise climatique une pièce maîtresse de son programme et des projets d’éoliennes en mer comme celui de New York Bight présentent une opportunité unique de lutter contre le changement climatique et de créer des emplois syndiqués et bien rémunérés aux États-Unis », a commenté Deb Haaland, secrétaire à l’Intérieur.

« Nous sommes à un moment clé pour le développement de l’énergie éolienne en mer dans le pays. Nous devons saisir ce moment », a-t-elle ajouté.

Depuis l’annonce de sa stratégie au printemps, l’administration a donné son feu vert a deux projets d’éoliennes en mer, Vineyard Wind au large de l’Etat du Massachusetts, et South Fork Wind, au large de l’État de New York.

Elle a aussi dévoilé en octobre une feuille de route pour la mise aux enchères de zones pour sept projets différents, dont celui de New York Bight, et l’examen d’au moins seize projets supplémentaires d’ici 2025.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Petit fact-checking

    « un immense champ d’éoliennes en mer pouvant alimenter en électricité jusqu’à 2 millions de maisons »

    En réalité, il pourra injecter sur le réseau public, en moyenne annuelle, une énergie correspondant au maximum à N foyers de référence »
    Faute de garantie capacitaire, il se contentera finalement de réduire l’activité et donc l’émission de GES (ce qui est une très bonne chose) des moyens fossiles qui ne manqueront d’être maintenues.

    La réduction de GES sera donc obtenue par addition capacitaire et pas par substitution capacitaire. Le coût véritable de l’énergie produite par le parc, additionnée au coût d’adaptation du réseau sera l’alternative réelle au coût marginal du combustible fossile non brûlé. Cette énergie sera donc beaucoup plus coûteuse pour les usagers que le prétendront les promoteurs du parc.

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    • @Yves Le Goff
      Tout à fait exact, ils disposent déjà à l’évidence des moyens pilotables nécessaires pour alimenter le réseau électrique, et ils installent en parallèle des éoliennes, non pilotables.
      Normal, quoi.
      Et, lorsque le vent souffle, ils diminueront la puissance de leurs centrales à feu de la puissance fournie par les éoliennes.
      Beaucoup mieux que rien.

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  • Le spécialiste économiste énergéticien Le Goff a fait ses calculs ridiculisant les donc soi-disant spécialiste du reste du monde !
    Comment peut-on être aussi prétentieux et afficher ainsi sa nullité sur les réseaux sociaux ?

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    • A quels « spécialistes du reste du monde » faites vous allusion et que disent leur calcul quant au coût final de ce type d’opération pour les usagers?

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      • Ceux qui signent les marchés de production d’énergie qui partout dans le monde choisissent les renouvelables plutôt que le nucléaire, jugé trop cher est d’avenir incertain.
        Quant au coût pour le client ce n’est pas une affaire d’économie énergétique mais de fiscalité. Puisque les États taxent le KWh à des niveaux très différents allant jusqu’à 3 fois le prix de l’électricité elle même en fonction de critères qui n’ont généralement rien à voir non plus avec l’électricité…. Judqu’a payer les retraites des mineurs dont la caisse de retraite est en faillite faute de cotisants à la suite des fermetures de mines.

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        • La fiscalité est comme un furet……….elle est passée par ici et repassera par là ! cf l’ex CSPE, la TICPE, TICFE, le CAS-transition chez nous etc…
          L’audition des représentants de Bercy dans les commissions parlementaires est d’ailleurs à chaque fois ahurissante, tant il faut zigzaguer dans leur maquis dense et épineux, avant de débusquer le mécanisme de siphonnage du contribuable, mieux planquer qu’un bandit corse dans ses montagnes.
          Au final c’est bien l’usager contribuable-épargnant qui paye l’addition.

          En pratique il y aura d’un côté une économie de combustible (+ un peu de maintenance) et de l’autre, tous les coûts liés à la création et l’entretien des parcs, leur raccordement au réseau et en prime la rémunération de leurs actionnaires.

          Un miracle technique et économique si les 2 s’équilibrent! Vous y croyez vraiment??

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          • M’enfin, Yves, vous posez à Rochain une étrange question :
             » Vous y croyez vraiment?? »
            Bien sûr que Rochain ne croit pas ce qu’il dit.
            Ça m’amuserait beaucoup de savoir s’il est payé pour promouvoir le gaz, et par qui ???

          • Je ne crois a aucun miracle le problème étant de savoir quelle technologie permet de produire l’électricité pour le moins cher, je ne me perd pas dans les méandres de la fiscalité de chaque pays, je ne m’intéresse qu’au prix de la fourniture.

          • Yves Le Goff au lieu de vous ridiculiser en public faute de vrais arguments en continuant de diffuser la veille calomnie et si vous voulez en savoir un peu plus voila les vrais infos : Une avocate du GPPEP condamnée lourdement pour faute professionnelle .. Se pose cependant la question sur le soutien indéfectible du GPPEP à Maitre Ariane Vennin , était-il au courant de tout cela ? Oh que oui et depuis très longtemps concernant des dizaines de fautes comparables ! C’est en conséquence extrêmement grave (dixit Joël Mercy dans sa publication du 3 mars 2021). En fait, au lieu de défendre ses membres, le GPPEP a préféré fermer les yeux et bannir les lanceurs d’alerte (CQFD) https://www.facebook.com/ELLP-Etudes-et-Logistique-Litiges-du-d%C3%A9marchage-2197289773929895

        • M’enfin Rochain, des projets multiples existent partout dans le monde, y compris certains surgénérateurs, de quatrième génération.
          Et le nucléaire est toujours moins cher.
          Et le seul pilotable, avec l’hydraulique.

          Petit rappel :
          Un réseau électrique doit être pilotable. Je pousse le bouton, et ça fonctionne.
          Et nous pouvons classer les sources d’énergies pilotables en deux groupes :
          1) Pilotables par nature, centrales à gaz ou à charbon, nucléaire, un peu de bio, hydraulique, …
          2) Pilotables par mariage, éoliennes lorsque le vent souffle mariées à des centrales à gaz en cas de manque de vent, idem pour le solaire, et ce mariage est indissociable.
          Pas d’éolienne ou de solaire sans CO2.

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          • Hervé Guéret toujours votre négationnisme avec vos croyances èt vos délires de la préhistoire que le terrain contredisent et alors que tout le monde peut très facilement tout vérifier. PETIT RAPPEL alors une fois de plus d’abord commencez à apprendre les bases du sujet car si certaines ENR sont prévisibles d’autres sont beaucoup plus pilotables que notre merde polluante de nucléaire qui est de plus intermittente … que les ENR sont moins chères que le nucléaire / Arenh … et que c’est bien les ENR qui font démarrer moins souvent voire font fermer les centrales thermiques déjà en place pour pallier aux défaillances du nucléaire et qui nous sortent aussi du fossile / charbon / pétrole … et dites nous enfin ou sont ces nouvelles centrales au gaz dont vous délirez constamment alors que l’on vosu a déjà prouve maintes fois que vous les avez inventé mais que ça ne vous empêche pas d’ânonner stupidement et de vous ridiculiser à chaque fois en public

  • Je suis comme Le Goff un peu énervé par tous les communiqués qui proclament systématiquement que tel champ d’éoliennes ou ferme solaire pourra fournir l’électricité de x foyers! C’est une façon trompeuse de présenter les choses. Je suis encore plus indigné quand en France une ministre proclame que ça réduira notre consommation de fossile, en ajoutant que notre énergie dépend aux deux tiers du fossile, ce qui n’est pas faux, mais ne concerne pas notre électricité. Le discours est là volontairement trompeur et mensonger. Quant à Rochain, Isambert & Co, puisque vous pensez qu’ils mentent sciemment pourquoi perdre du temps à leur marteler des évidences? D’ailleurs je ne suis pas opposé à l’éolien ou au solaire par principe, je pense qu’on aura besoin de tout, mais il serait suicidaire de ne pas relancer le nucléaire.

    Répondre
    • Donc tous les pays du monde qui ne se lancent pas dans le nucléaire sont suicidaire !
      Par ailleurs le ministre qui dit que l’éolien diminue le fossile, a parfaitement raison. Quand il y a une production Étienne on diminue le gaz qui dans le cas inverse brûle pour 8 GW en continu, et allez dire le contraire à eco2mix mais le ministre devrait aussi ajouter que ça diminue aussi les importations car c’est aussi vrai et vérifiable sur eco2mix.
      Maintenant vos évidences vous les gardez pour vous’, il y a assez de fake news qui circulent sur internet comme ça, inutile d’en ajouter.

      Répondre
    • @J.P Moulard

      Bien d’accord au sujet des sources ENRi. Sans association avec un moyen de stockage proportionné, si possible local, le modèle économique de leur activité sur le réseau électrique est en France un modèle parasitaire.

      Si on peut leur trouver un modèle économique hors réseau, tant mieux! Mais que chacun reste à sa place.

      Répondre
      • Yves Le Goff et si vous appreniez vous aussi les bases du sujet ? comment stocke t’on le nucléaire depuis longtemps ? pourquoi ne pourrait on pas faire pareil avec les ENR ? ce que l’on commence à faire pour se sortir aussi du fossile / charbon / pétrole… avec les ENR servira de stockage supplémentaire .. etc etc vérifiez que c’est bien les ENR qui sont moins chères que le nucléaire / arenh .. que c’est bien le nucléaire et non les ENR que l’on a paye depuis plus de 60 ans avec nos impôts et pas les ENR .. nucléaire que l’on va payer toujours plus cher des milliers d’année …

        Répondre
    • Jean Pierre Moulard vous étés indigné quand pour une fois un politique relate des faits réels que tout le monde peut très facilement vérifier sans mentir ? et que c’est bien les ENR qui nous sortent aussi du fossile / charbon / pétrole.. car en effet le probleme principal que les trolls éludent constamment ce n’est pas l’électricité mais l’énergie et que la France est mal placé .. car on est les champions de la pollution et de la production de déchets ultimes avec une énergie très chère , polluante à tous les stades , qui fait des ravages sur la faune , la flore et l’être humain .. le Nucléaire est une énergie d’un autre temps qui n’aurait jamais du exister .. qui en represente que 4% de l’énergie dans el monde et qui baisse inexorablement etc etc …

      Répondre
  • Si les ENR restent mal utilisées en France (éolien mal réparti, biomasse gaspillée, solaire sans stockage), alors elles pourraient devenir parasitaires.
    Elles ne le sont pas encore parce que la compensation de leur variabilité peut encore s’effectuer par les exportations, et une moindre consommation de gaz et d’hydraulique de barrage.
    Tant qu’elles ont une utilité sans faire baisser le facteur de charge du nucléaire, elles ne sont pas parasitaires.
    Une association intelligente avec le nucléaire est possible, et de toutes manières, nécessaire puisqu’elles sont déjà là, et qu’elles seront toujours là, et encore plus, que ce soit Macron ou Pécresse. La seule différence entre ces 2 candidats, il me semble, est que Pécresse pourrait relancer Astrid.
    Mais, si les ENR sont utilisées de manière intelligente, il y a sans doute de la place pour le nucléaire + les ENR, étant donné la croissance des besoins en électricité, le développement de l’hydrogène vert, et les véhicules électriques.

    Répondre
    • Il y a necessairement de la place pour le nucléaire et les renouvelables pour au moins 10/15 ans et certainement plus. Mais sans relance de nouveaux nucléaire hors de prix et délai d’amortissement improbable. Ce qu’il faut, c’est faire durer le nucléaire amorti dont les derniers construits pouront durer encore au moins 20 ans si ce n’est 30 et les plus anciens 10, et la pente sera douce.

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