entreprises petrolieres leurs actionnaires voient futur radieux pour petrole gaz - Le Monde de l'Energie

Énergies fossiles : les ravages d’un modèle qui menace l’avenir de la planète

Pétrole, charbon, gaz naturel : depuis plus d’un siècle, les énergies fossiles alimentent notre développement. Elles ont permis l’essor industriel, les transports modernes et l’amélioration du confort quotidien. Mais leur coût environnemental, sanitaire et géopolitique apparaît aujourd’hui comme l’une des principales menaces pesant sur l’avenir de la Terre. Comprendre l’ampleur de leurs ravages est indispensable pour accélérer la transition énergétique.

Le moteur du dérèglement climatique

Les énergies fossiles sont la première cause du changement climatique. Leur combustion libère d’immenses quantités de CO₂, principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement global.

Chaque tonne de charbon brûlée, chaque litre de carburant consommé, chaque centrale thermique en activité ajoute une nouvelle couche de gaz qui piège la chaleur dans l’atmosphère. Depuis l’ère industrielle, les émissions ont augmenté de façon exponentielle, entraînant une hausse rapide des températures, la montée des océans et l’accentuation des événements climatiques extrêmes.

Canicules sévères, inondations, sécheresses, mégafeux, perte de biodiversité : les effets sont déjà visibles à l’échelle planétaire. Les populations les plus fragiles, souvent celles qui ont le moins contribué aux émissions, en subissent les conséquences les plus graves. Tant que les énergies fossiles resteront majoritaires dans le mix énergétique mondial, la lutte contre le changement climatique restera insuffisante.

Un désastre sanitaire durable

Au-delà du CO₂, les énergies fossiles libèrent des particules fines, des oxydes d’azote, du dioxyde de soufre et d’autres polluants responsables de millions de décès prématurés chaque année.

La pollution de l’air touche particulièrement les grandes villes et les régions industrielles. Elle favorise les maladies respiratoires, cardiovasculaires, neurologiques, et fragilise les enfants ainsi que les personnes âgées. Les centrales à charbon, en particulier, comptent parmi les infrastructures les plus polluantes du monde. Les gaz d’échappement des véhicules à essence ou diesel aggravent également la situation, créant des pics de pollution qui impactent directement la santé publique.

L’extraction des énergies fossiles génère aussi des risques sanitaires graves : contamination des sols et des eaux, impacts des mines de charbon sur les voies respiratoires, dangers liés à la fracturation hydraulique (gaz de schiste), marées noires qui détruisent des écosystèmes entiers et ruinent les moyens de subsistance des populations côtières.

Des impacts environnementaux irréversibles

L’exploitation des hydrocarbures altère profondément les milieux naturels.

Les forêts sont détruites pour ouvrir des mines ou installer des infrastructures d’extraction. Les marécages, les zones humides et les récifs coralliens subissent des dommages qui peuvent être irréversibles. Les marées noires, accidents fréquents dans l’histoire pétrolière, provoquent des catastrophes écologiques majeures dont les écosystèmes mettent des décennies à se relever.

Les fuites de méthane, un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO₂, amplifient encore le réchauffement. Elles proviennent des opérations de forage, des pipelines ou des sites de traitement du gaz. Les déchets issus de la combustion du charbon, riches en métaux lourds, contaminent durablement les sols et les cours d’eau.

Au-delà des dégâts directs, la dépendance aux énergies fossiles freine le développement des solutions durables : efficacité énergétique, électrification des usages, innovations dans les renouvelables, mobilité douce. Tant que les infrastructures fossiles dominent, la transition écologique reste plus lente et plus coûteuse.

Une source de tensions politiques et économiques

La dépendance mondiale aux énergies fossiles alimente également des tensions géopolitiques majeures.

Le contrôle des ressources pétrolières et gazières a été à l’origine de conflits, de déstabilisations politiques et d’ingérences étrangères. Des pays entiers dépendent des revenus liés aux hydrocarbures, ce qui fragilise leur stabilité économique et sociale dès que les cours du pétrole fluctuent.

Pour les pays importateurs, cette dépendance représente un risque stratégique : hausse des prix, ruptures d’approvisionnement, chocs économiques. La transition vers les énergies renouvelables permettrait de réduire ces vulnérabilités, de sécuriser l’énergie et de relocaliser une partie de la production.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Et ils sont nombreux à être dans le déni, par bétise, ou parce que cela les arrange, comme ceux qui dénigrent les voitures électriques par exemple.

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  • Il faut faire attention dans les propos car cela est parfois contre-productif. La planète « Terre » en tant que Planète ne risque rien avec la consommation d’énergies Fossiles. Par contre la fine couche de vie à la surface de cette planète est à Risque !!!
    Pour le moment la seule source de vie connue dans ce que l’on connait de l’Univers est seulement présente sur Terre et on risque de brusquer le vivant d’une manière très violente en changeant les équilibres donc in fine, les sociétés humaines donc l’avenir de nos enfants…

    Par contre la Planète Terre continuera de tourner autour du soleil avec ou sans des sociétés humaines développées… (Fin de l’Histoire pour certains, début pour d’autres !? –> Est-ce que les reptiles vont reprendre « la main » sur la surface de la planète dans quelques centaines d’années !??? Le cerveau reptilien des Humains va t’il plonger l’évolution humaine dans une impasse !? Possible vu le niveau de prise de conscience actuel des problèmes…)

    Répondre
  • VE, batteries, éoliennes et panneaux solaires ne régleront pas la transition énergétique, si c’éatit vrai cela se saurait.
    Tous leurs métaux, composants et métaux rares sont extraits avec de l’énergie fossile, leurs raffinages sont réalisés avec de l’énergie fossile et avec des quantités d’eau qui finissent par assècher les nappes phréatiques en polluant les eaux résidiuares de façon irréversible comme en Mongolie. Tout cela pour qu’en UE on joue les Mrs propres ! De plus la fabrication et les assemblages des VE, batteries, éoliennes et panneaux solaires sont réailssés dans l’atelier de l’UE, c’est a dire en Chine qui travaille avec de l’élec produite notamment au charbon, riche en CO². Tout cela concourt à une désindustrialisation forte de notre continent et à notre appauvrissement. On a vraiment tout faux !

    Répondre
  • C’est pas le sujet, mais les derniers chiffres des ENRV en France, raccordées au réseau:
    Solaire: 30 GWc
    Eolien terrestre 24 GW, éolien maritime 2 GW.
    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables
    Si la France ne les avaient pas, elle exporterait moins et consommerait davantage de gaz et d’hydraulique de barrage.

    Mais aussi, le nucléaire s’effacerait beaucoup moins souvent.
    Je n’ai jamais trouvé de réponse précise à la question: quel est l’impact du suivi de charge sur l’usure des réacteurs ?
    Y a t-il un lien entre le suivi de charge du nucléaire français et les problèmes de CSC ?
    J’ai l’impression que personne ne le sait. Cela constitue donc un risque.

    Quant à l’éolien, ce n’est pas tout rose non plus (enfin, rien n’est rose): pollution visuelle, pollution sonore, pollution électromagnétique (officiellement, aucun problème, en réalité, on peut quand même en douter cf problèmes dans l’élevage bovin).

    Répondre
  • @Marc
    « C’est pas le sujet » vs dites à ce qu’engendre comme désastre les intermittents au niveau planète et qui est décrit par ma pomme ! ,
    Sur le reste vs n’avez pas lu ce que j’ai écrit concernant la relation entre les CSC et le suivi de charge qu’on inflige au nucléaire pour compenser la priorité des ENR sur le réseau.
    A l’origine, le nucléaire n’a pas été fait pour suivre ces à-coups, seul l’hydraulique (barrages) était le complément « renouvelable » permettant de suivre les besoins en élec du pays et ceci à 95 % du temps. pour les 5 % restant les centrales thermiques finissaient de remplir le contrat.
    Je vous engage à vs abonner à « Transitions et Energies » qui reprend et éclaire en long et en large les dérives de l’évolution actuelle et avenir de notre mix énergétique notamment avec la PPE3.
    Voir le lien avec la vidéo (que je vs engage à la dispatcher ds l’intérêt de la France, de sa transition énergétique et de l’impact sur ses finances et les notres par ricochet : https://adqqoz.clicks.mlsend.com/ty/c/eyJ2Ijoie1wiYVwiOjMxMzA2NCxcImxcIjoxNzM0NzY4NTc3NDI2MjQ0NjUsXCJyXCI6MTczNDc2ODcxNTk1MzYyMTc3fSIsInMiOiIzOTI4ZjZmYjc3Njc1OWNhIn0
    ;;; Quelques commentaires qui expliquent
    André Merlin, ancien Président fondateur de Réseau de Transport d’électricité, une filiale d’EDF, nous alerte dans le dernier numéro de Transitions & Énergies sur les risques d’un blackout en France.
    Oui vous avez bien entendu ! La France et les Français pourraient connaître comme cela s’est passé en Espagne en avril dernier une coupure généralisée et massive d’électricité.
    Et les conséquences seraient terribles, plus rien ne fonctionnerait, tout serait à l’arrêt !
    Dans le magazine Transitions & Énergies, cet ancien dirigeant de notre système énergétique explique pourquoi cela est envisageable surtout si le gouvernement poursuit sa politique énergétique.
    Retrouvez dans cette vidéo d’alerte les informations sur un tel risque.
    Pourtant le Premier ministre Sébastien Lecornu entend promulguer pendant la trêve de Noël, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie qui multipliera encore une fois l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires.
    Pour comprendre cette situation dangereuse et alerter nos dirigeants, retrouvez et diffusez l’analyse d’André Merlin dans le magazine Transitions & Énergies avec son dossier choc « Factures d’électricité : Le Grand Racket ».

    Répondre
    • MD: Une question importante à propos du nucléaire, c’est: faut-il construire ces EPR2 ou sauter cette étape et passer directement à la 4G et en attendant, faire du (PV + éolien + STEP + interconnexions + centrales à gaz) ?
      Ou bien refaire des PN4 ?
      Des « ahuris » de type Jancovici se posent réellement la question devant l’expérience de Flamanville et les réévaluations à la hausse des coûts et des délais de construction des EPR2.
      A long terme, ni les EPR2 ni les systèmes à base d’énergie variables et back up fossile ne sont viables.
      Enfin, les EPR2 sont lancés et on ne sait pas trop où l’on va, surtout au niveau des coûts.
      Le PV est très utile dans une certaine mesure, avec pilotage de la demande. En ombrière sur les grands parkings, c’est même très bien.

      A combien va sortir le MWh de l’EPR2 ????
      Je crois que les données les plus fiables doivent venir de Chine sur l’EPR1 (s’ils acceptent de les divulguer).
      Si les Chinois le sortent à X euros le MWh, alors, on doit pouvoir espérer le sortir à Y.

      Concernant la revue que vous mentionnez, elle est quand même un peu gentillette avec le nucléaire.
      Comme s’il était tout rose, et le reste tout noir.
      « Les Surgénérateurs, bien sûr, on sait faire facile et ce sera moins cher que les réacteur à U235 »
      Sur l’abomination de l’arrêt de Superphenix à cause de ces fous d’écolos, je rappelle que les EU et l’Allemagne ont construit leur surgénérateur, et au moment de le mettre en service, se sont dégonflés… et pourtant ces prototypes étaient de moindre puissance que Superphoenix. Donc, il faut remettre tout ça dans les comparaisons internationales de l’époque.
      La filière nucléaire française était très forte, mais elle est passée trop vite de Phoenix à Superphoenix, et avec un prototype trop puissant.
      Alors, ok, il aurait pu être prolongé pour continuer les expérimentations.
      Mais le plus grave est l’arrêt d’Astrid. La véritable raison de l’arrêt de ce projet (Borne a fini par cracher le morceau, est le transfert des effectifs sur le design de l’EPR2.
      Ce qui a planté le nucléaire français, c’est vraiment l’EPR qui devait être construit en 5 ans pour 3 Mds €, et aussi, c’est vrai, de l’idéologie anti-nucléaire qui a fait du mal.

      Répondre
      • Concernant cet EPR, il tourne à puissnce max depuis peu…
        Rappels : l’EPR de Flamanville a subi tous les avatars que peut subir un projet commencé avec les Teutons qui ns ont laissés tomber au milieu de gué après ns avoir imposer leur techologie « balbutiante ». Les plans des EPR2 ont été revus en fonction. Les Chinois ont réalisé des RPR beaucoup plus vite et sont prêts à ns donner de leur expérience (que ns avons perdue) au niveau driving de ce type de chantier… Tout ceux qui ont été acteurs ds le milieu de l’engénierie et de l’industrie lourde (comme je l’ai été) savent que l’expérience s’acquiert lentement en apprenant de ses érreurs, elle s’entretient et se transmet (ce maillon a été galvaudé voire détruit par des politicards). Il faut faire la promotion des techniques de base, elles doivent servir de piliers au niveau des connaissances ds les écoles d’ingénieurs, de techniciens et professionnelles. Les délais alors de construction diminueront de manière « drastique ».et la réindustrialisation tant souhaitée se fera implicitement ds la durée. Mais pour cela il ns faut une volonté politique qui ns manque cruellement !
        Une question à propos de Transtions et Energies y êtes vs abonné ? J’y suis depuis 6 mois car un copain d’école m’a dit : « il faut que tu le fasse car au travers de leurs éditos scientifiques tu en apprendra vraiment beaucoup ». Ce n’est pas une revue gentillette comme vs le dites.
        Pour les RNR, la mise au rancart par les socialistes en 1997 de Super phénix a été catastrophique, juste au moment où il avait réussi et réalisé une année remarquable au niveau production ! ARTRID c’est une honte d’avoir arrêté ce projet en catimini. Marcron encore lui est à l’origine de ce fait. Les RNR avec la 4G demeurent le seul moyen de pérenniser le nucléaire et d’en fermer le cycle en traitant les déchets avec une autonomie énergétique pendant 2 siècles !

        Répondre
      • Le cout final des EPR2 risque de surprendre bien du monde ! Surtout avec les risques de dévaluation de l’Euro qui se profilent pour les décennies à venir ! Les EPR2 risquent de devenir une super-rente pour EDF… Comme les réacteurs de vieille génération… Par contre les frais financiers de leur construction vont faire mal à EDF pendant les 20 prochaines années (pendant ce temps le vieux parc fera la rente positive…).

        PV et éolien ne démontre rien non plus en termes de cout complet garanti et nulle part pour une production satisfaisante en 24/7, il faut donc du back-up Gaz qui coute cher (surtout si les centrales ne marchent que 1000 heures par an ou moins, car elles doivent rester entretenues et avec du staff en 24/7 –> donc des surcouts !). Seuls les pays avec beaucoup d’hydraulique peuvent espérer de gros gains avec les ENRi, pour les autres, l’adéquation du parc ENR avec les besoins et les couts des autres modes de production et de stockage pour pallier l’intermittence tout cela devient une équation bien complexe et in fine avec énormément de couts supplémentaires …

        Donc non l’EPR2 ne devrait pas être in fine cher sur 60 ans bien au contraire ! Mais on ne raisonne plus sur 60 ans dans nombre de têtes de nos jours… et c’est bien dommage !

        Répondre
        • Attendons les résultats complets pour 2025 des aides diverses totales de l’Etat pour 1 AN seulement pour les ENR ! Cela devrait couter 13 milliards pour juste 1 année !!! (le Biogaz est faible mais pas nul dans ce total, le PV nous coute une Fortune surement plus de 50% de ce total et l’éolien aussi surtout avec les parcs en mer à 135 Euros/MW.h ! mais qui seront partiellement pilotables dans le futur donc un moindre mal et ils produisent pas mal en hiver !)

          La filière ENRi va être un boulet complet pour l’état français pour 10-15 prochaines années faute de coordination des ENRi à l’échelle européenne… Et dans 10-15 ans peu de chance que les aides soient renouvelables… Donc ce sera à prix de marché et là il va y avoir un problème avec les risques à prendre (sauf sur le PV en autoconsommation dans certains cas…).

          Le renouvellement complet du parc ENR s’annonce fort compliqué !!! (sauf si le cout des Fossiles s’envole mais cela l’OPEP et les majors pétrolières l’ont compris, le pétrole fait moins le Yo-yo depuis un moment même si son avenir est à la décroissance, ils vont s’arranger pour plomber le modèle actuel des ENR en bien des lieux, l’Europe en tête…)

          Répondre
  • Je, lis, dans cet article, manifestement orienté (Lobby ENRi ?): « La transition vers les énergies renouvelables permettrait de réduire ces vulnérabilités, de sécuriser l’énergie et de relocaliser une partie de la production. »
    Et selon son habitude, votre revue indépendante, ET objective (??) « oublie » (vraiment ?) qu’il existe une autre solution de remplacement des énergies fossiles, qui a fait ses preuves, et qui reste, pour l’instant, incontournable, compte tenu de l’intermittence des ENRi !.. le NUCLEAIRE, bien sur !…
    Question: POURQUOI ?

    Répondre
    • « Question: POURQUOI ? »
      Parce que le nucléaire est long a mettre en œuvre, géopolitiquement sensible, et les énergies renouvelables c’est tout le contraire avec la cout kWh plus intéressant !

      Répondre
      • @Airsol,

        Et la sensibilité géopolitique du PV pour maintenir une production sur la durée on en parle !?
        Si Blocus de la Chine sur le PV, QUID !?

        (pour le Nucléaire on a 15 ans de stock de combustible à la maison et dispo et on a des approvisionnements potentiels sur les 5 continents : Europe – faible niveau mais on peut redémarrer si besoin réel y compris en France avec des mines non rentables à ce jour, Afrique – Niger arrêté mais ça va repartie et Namibie, Amérique – Canada, Asie – Kazakhstan et Mongolie et Océanie- Australie … What else !?)

        Répondre
        • @APO
          et si ma tante ??
          L’attaque d’une centrale nucléaire de construction française en Irak par Israël, qui ne voulait pas voir son voisin se doter de cette énergie n’est pas de l’ordre de la supposition.
          Les inquiétudes de l’AIEA concernant l’Iran non plus.
          Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan vos élucubrations et la réalité

          Répondre
          • @Airsol,

            et bien si mon tonton, je peux m’exprimer encore en France (même si le Lobby ENRiste a considérablement faussé les débats ces 20 dernières années …)

            Au sujet de la centrale non chargée et démolie par Israel, ce n’était pas une si mauvaise idée avec du recul… Et pour l’Iran, heureusement qu’on est pas leur voisin…

            Au fait qu’en penses Airsol des 13 milliards au budget de l’état pour payer les ENRi cette année ! (soit 1 demi EPR foiruex par an et 1 proprement géré chaque année !!!)

            Avec la neige aujourd’hui bien des panneaux PV ne vont pas trop produire LOL !!!

          • @ APO
            « Au fait qu’en penses Airsol des 13 milliards au budget de l’état pour payer les ENRi cette année ! (soit 1 demi EPR foiruex par an et 1 proprement géré chaque année !!!) »
            1) c’est fou ce que l’on trouve comme gens compétents pour chiffrer les EPR, alors qu’on en manque chez EDF
            2) que cet argent est plus utile que 200 milliard de niche fiscale

            Si l’énergie photovoltaïque est devenue la moins chère a installer (certains ne s’en sont pas encore rendu compte) c’est parce qu’il y a eu un soutien fort., en Europe à l’installation, en Asie a la production.
            Le marché va prendre le relai en autoconsommation, quand les gros consommateurs auront compris que sécuriser une partie de leur facture d’énergie est judicieux.

          • @Airsol,

            Arcelormittal et sa grosse consommation d’élec vous donne raison sur le PV ! LOL ! (Ils viennent de signer pour 18 ans avec EDF pour de l’Elec nucléaire )

          • @Airsol,

            Qui a chiffré réellement le cout des ENRi depuis 25 ans et leur impact actuel sur les finances publiques (sachant qu’on a juste quelques toutes petites usines de tailles de PME avec quelques dizaines d’employés sur le territoire à ce jour pour faire des panneaux PV et des dérivés… par contre il y a du monde pour faire du service mais pas en 24/7 en production !!!)

            Bonne nouvelle pour Arcelormittal et cela pourrait servir aussi à l’export, si les chinois n’inondent pas le marché rapidement…

    • @Airsol,

      Toutes les « grandes surfaces commerciales » devraient avoir du PV, c’est logique et cela correspond à leur consommation sauf en Automne-Hiver !

      Par contre comparer la consommation d’ArcelorMittal et de Décathlon c’est juste manquer d’à propos et de notion d’ordre de grandeur !!! (comme d’hab avec tant d’ENRistes primaires…)

      Répondre
      • @APO; « c’est juste manquer d’à propos »

        Et passer son temps a parler du contexte Français sur tout les articles de politique énergétique mondiale?
        Et ne s’intéresser aux émissions de gaz a effet de serre que dans le contexte Français?
        c’est avoir une compréhension limitée des problèmes liés au changement climatique
        Ca a été prouvé, les nuages ne passent pas les frontières

        Répondre
        • Et on peut aussi affirmer que la France est au Nord du 45ème parallèle et qu’il aurait été bien plus judicieux de mettre le pognon qu’on a mis dans le PV en France métropolitaine dans des projets PV sous le 45ème parallèle pour réellement décarboner des Mix énergétiques qui en plus en ont besoin !!!

          (au fait @Airsol vous défendez Quelle Crèmerie !?)

          Répondre
      • les consommation d’Arcelor Mittal sont différentes selon les sites,
        le site de dunkerque déclare être autosuffisante en électricité grâce a une centrale gaz de récupération du process
        https://france.arcelormittal.com/engagements/environnement/energie
        Arcelor Mittal Fos sur mer a installé 4.7MW de solaire (144 000 panneaux solaires)
        Sur différents sites des réseaux de chaleur ont été créés pour alimenter de l’habitat, du tertiaire et des piscines
        Bref, une ouverture d’esprit , sans dogmatisme

        Répondre
  • Et pour en rajouter une couche, les paroles du chancelier Merz :
    « Je souhaite que les prix de l’énergie sur le marché soient acceptables et ne soient pas subventionnés en permanence par le budget fédéral.
    Nous ne pouvons pas continuer ainsi à long terme.
    Et je le dis ici, de manière claire : La sortie du nucléaire a été une grave erreur stratégique. Nous sommes actuellement engagés dans la transition énergétique la plus coûteuse au monde. Je ne connais aucun autre pays qui rende les choses aussi difficiles et coûteuses que l’Allemagne. Si vous devez le faire, vous auriez au moins dû laisser la dernière centrale nucléaire allemande en service il y a trois ans, afin de disposer au moins de la capacité de production d’électricité dont nous disposions jusqu’alors. Nous entreprenons donc la transition énergétique la plus coûteuse au monde. Je ne connais aucun autre pays qui rende les choses aussi difficiles et coûteuses que l’Allemagne. Nous avons hérité d’un problème que nous devons corriger : nous n’avons tout simplement pas assez de capacité de production d’énergie. Nous devons faire mieux, et vite. Les centrales électriques doivent être construites (centrales à gaz). »

    Répondre
    • APO: la sanction électorale est là en Allemagne, et en France aussi.
      Forte baisse du principal parti écologiste et de LFI qui prônent une sortie du nucléaire, envolée de la droite nationale anti-éolien et pro nucléaire. Persistance des 2% du PC et remontée du PS à gauche, persistance de LR à droite.

      Aucun peuple n’acceptera de payer le coût du stockage de l’énergie, au quotidien par des batteries et sur le LT par l’hydrogène.
      Il existe des « petits » partis écolos favorables au nucléaire (de gauche, du centre et de droite).

      La production de l’éolien en France coincide le plus souvent avec des exportations vers les pays voisins pour réduire leur consommation de gaz.

      Répondre
      • @Marc
        « Aucun peuple n’acceptera de payer le coût du stockage de l’énergie, au quotidien par des batteries »

        Ca me fait penser aux débuts du photovoltaïque, ou les commentateurs « éclairés » ricanaient,
        car le cout du stockage batterie ne cesse de baisser.
        Le photovoltaïque est devenue l’énergie bas carbone la plus rapide a installer et la moins chère
        le stockage batterie sera demain le moins cher.
        a noter qu’aujourd’hui on est a 5000 euros pour la batterie de 10 kWh pour un particulier soit 500 euros le kWh qui peut servir 6000 fois soit 8 cts le kWh .
        Pour les très gosses batteries, c’est beaucoup moins, RTE s’y intéresse
        https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-02/2025-02-27-sddr-fiche-8-raccordement-batteries-stationnaires.pdf

        Répondre
        • @Airsol,

          8 cts/kw.h c’est 80 Euros par MW.h !!! C’est pas donner…

          Par contre là où vous avez raison, c’est que le stockage par batteries stationnaire va beaucoup se développer en France et en Europe. Ce sera très bien pour le printemps et l’été avec le PV notamment et pour l’automne avec l’éolien et le PV mais pour les semaines froides d’hiver avec peu de vent, l’utilisation sera bien limitée…

          Il faut rappeler que les journées font 24 heures et que le PV ne produit pas plus de 12 heures par jour en moyenne. Et lors des périodes hivernales c’est bien moins… Comment dimensionner un par batteries ad ‘hoc au Nord du 45ème parallèle ? (sous les Tropiques le problème est bien plus simple !)

          Répondre
  • Quand même beaucoup de démagogie chez ce Merz.
    Il faut campagne sur une relance du nucléaire et le lendemain de son élection, il n’en est plus question !
    Certes, une centrale à gaz est plus rapidement construite qu’une centrale nucléaire, notamment parce que les normes de sécurité ne sont pas les mêmes.
    Il ne dit pas que les nouvelles centrales à gaz vont servir principalement à compenser la fermeture des vieilles centrales à houille.
    Pour ce qui est du lignite, je ne pense pas que l’Allemagne va en sortir.
    A mon avis, le poids de la droite nationale (qui se fiche du climat) est désormais trop important pour que cela soit politiquement possible.

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