Nouveau coronavirus: l’Opep discute d’une nouvelle réduction de la production (Irak)

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe discutent à Vienne d’une nouvelle réduction de la production et de la possibilité d’avancer leur réunion prévue début mars, a indiqué mardi à l’AFP le porte-parole du ministère irakien du Pétrole.

Le comité technique de l’Opep et ses partenaires vont discuter mardi et mercredi de la baisse des cours du brut en lien avec l’épidémie du nouveau coronavirus afin d’aider le cartel à ajuster ses quotas de production pour influer sur les prix.

“Selon les besoins du marché et l’impact de l’épidémie de coronavirus, une réduction sera-t-elle nécessaire? C’est de cela que va discuter le comité sur la base des rapports techniques qui lui sont soumis”, affirme à l’AFP Assem Jihad.

Il pourrait en sortir une recommandation de réduction supplémentaire de la production “de 500.000 à 1 million de barils par jour”, a estimé lundi Craig Erlam, analyste de Oanda.

Selon M. Jihad, “le comité technique discute de recommandations et toute nouvelle réduction de la production ne sera annoncée que lors d’une réunion ministérielle”.

Celle-ci, prévue les 5 et 6 mars, pourrait être avancée en février “selon les besoins du marché et en fonction de l’évolution du nouveau coronavirus”, ajoute-t-il.

“En mars, nous avons une réunion, mais nous pouvons la tenir plus tôt, si nécessaire”, a indiqué de son côté aux agences russes le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak.

L’Opep+ réunit les treize membres de l’Opep et dix autres puissances pétrolières, dont la Russie. Ces pays sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de leur production destiné à soutenir les cours du brut face à une offre très abondante.

L’Irak, deuxième producteur de l’Opep, a annoncé dimanche qu’il n’autoriserait aucun étranger en provenance de Chine à entrer sur son sol face à la propagation du nouveau coronavirus.

Les prix du pétrole sont au plus bas depuis janvier 2019 et le baril de Brent est repassé sous la barre symbolique des 60 dollars. Sur un mois, il a perdu 11,9%, enregistrant ainsi sa plus importante baisse depuis novembre 2018.

Les investisseurs redoutent les conséquences de l’épidémie de pneumonie virale apparue en décembre à Wuhan, au centre de la Chine, avant de se propager dans le pays puis à l’étranger.

Premier importateur et deuxième consommateur de pétrole du monde, la Chine est un acteur clé du marché.

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