Les énergies fossiles, piliers historiques mais contestés du système énergétique mondial

Pendant plus d’un siècle, les énergies fossiles ont façonné le développement économique mondial. Charbon, pétrole et gaz naturel ont alimenté les usines, fait rouler les véhicules, chauffé les logements et soutenu une croissance sans précédent. Aujourd’hui encore, elles représentent l’essentiel de la consommation énergétique mondiale. Pourtant, leur impact environnemental et leur caractère non renouvelable placent ces sources d’énergie au cœur des débats sur la transition énergétique et le changement climatique.

Le charbon, première énergie fossile de l’ère industrielle

Le charbon est la plus ancienne des énergies fossiles utilisées à grande échelle. Issu de la fossilisation de végétaux sur plusieurs millions d’années, il a été le moteur de la révolution industrielle au XIXᵉ siècle. Abondant, relativement facile à extraire et peu coûteux, il a longtemps constitué la base de la production d’électricité et de la sidérurgie.

Aujourd’hui, le charbon reste largement utilisé dans certains pays, notamment pour produire de l’électricité. Il présente cependant un inconvénient majeur : c’est l’énergie fossile la plus émettrice de dioxyde de carbone. Sa combustion libère également des particules fines, du dioxyde de soufre et des métaux lourds, responsables de graves impacts sanitaires et environnementaux.

Malgré les engagements climatiques internationaux, le charbon demeure un enjeu stratégique pour de nombreuses économies émergentes, qui y voient un levier de développement rapide et une garantie d’indépendance énergétique.

Le pétrole, pilier de la mobilité mondiale

Le pétrole occupe une place centrale dans l’économie moderne. Découvert et exploité massivement au XXᵉ siècle, il a révolutionné les transports et l’industrie. Raffiné, il donne naissance à une multitude de produits : carburants, plastiques, solvants, bitumes ou encore composants chimiques indispensables à de nombreux secteurs.

Sa densité énergétique élevée et sa facilité de transport ont fait du pétrole la source d’énergie dominante pour la mobilité mondiale. Voitures, avions, navires et camions en dépendent encore largement. Cette dépendance explique le poids géopolitique considérable des pays producteurs et des organisations comme OPEP, qui influencent les équilibres du marché mondial.

Mais le pétrole est aussi l’un des principaux contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre. Marées noires, pollution de l’air, conflits géopolitiques et volatilité des prix renforcent aujourd’hui les critiques à l’encontre de cette énergie, dont les réserves sont par ailleurs limitées.

Le gaz naturel, l’énergie fossile de transition

Le gaz naturel est souvent présenté comme l’énergie fossile la moins polluante. Composé principalement de méthane, il émet moins de CO₂ que le charbon et le pétrole lors de sa combustion. Il est utilisé pour produire de l’électricité, chauffer les bâtiments, alimenter certaines industries et, de plus en plus, comme carburant alternatif.

Sa flexibilité en fait un outil précieux pour accompagner le développement des énergies renouvelables, dont la production est parfois intermittente. Le gaz permet d’ajuster rapidement l’offre d’électricité et de sécuriser les réseaux.

Cependant, son image de solution de transition est nuancée par les fuites de méthane liées à son extraction et à son transport. Or, ce gaz à effet de serre est beaucoup plus puissant que le CO₂ à court terme. Le gaz naturel reste donc une énergie fossile, incompatible à long terme avec les objectifs de neutralité carbone.

Des ressources finies au cœur des enjeux climatiques

Les énergies fossiles partagent une caractéristique fondamentale : elles sont non renouvelables à l’échelle humaine. Leur formation nécessite des millions d’années, alors que leur consommation est massive et rapide. Cette finitude alimente les inquiétudes sur la sécurité énergétique mondiale et la dépendance aux importations.

Surtout, leur combustion est la principale source des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Selon des institutions internationales comme l’Agence internationale de l’énergie, la réduction drastique de l’usage des énergies fossiles est indispensable pour respecter les objectifs climatiques mondiaux.

Un héritage énergétique en voie de transformation

Si les énergies fossiles ont permis un essor économique sans précédent, leur modèle montre aujourd’hui ses limites. Pollution, dérèglement climatique, tensions géopolitiques et raréfaction des ressources imposent une transformation profonde des systèmes énergétiques.

La transition vers des énergies renouvelables et bas carbone ne signifie pas une disparition immédiate des énergies fossiles, mais une réduction progressive de leur rôle. Comprendre leur fonctionnement, leurs usages et leurs impacts reste essentiel pour mesurer l’ampleur des défis à relever et imaginer un futur énergétique plus durable.

commentaires

COMMENTAIRES

  • Les énergies fossiles ne sont pas les seules que l’on extrait de la Terre pour les transformer en chaleur, ce qui en fait le caractere de non renouvelabilité, et l’uranium qui sert aussi à produire de l’électricité fait parti de ces ressources non renouvelables et également présenté souvent comme permettant l’independance énergétique, ce qui n’est vrai que pour les pays producteurs d’uranium. En réalité le seul avantage de l’Uranium est de faire partie d’une chaine de transformation aboutissant à la production d’électricité de type faiblement carbonné, mais en revanche au prix également de productions de déchets bien encombrants pour des millénaires.
    A l’opposé, les dispositifs exploitant les ressources naturelles renouvelables n’ont recours à l’usage de produits miniers comme le fer, le cuivre, le lithium, le cobalt, certaines terres rares comme le néodyme…. ne les transforme pas en chaleur ni en atomes d’autres corps simples et les atomes dont ils sont fait conservent éternellement leur intégrité, quel que soit le nombre de recyclage qui peut en être fait. Il en ressort que sur le long, et surtout très long terme, ce seront les seuls dispositifs connus et maitrisés aujourd’hui qui peuvent être utilisés sans apauvrir la planète qui appartiendra à nos descendant, et en présentant le minimum d’inconvénient à leur utilisation.

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    • Les faits sont têtus ! Et la domination des Fossiles dans le secteur énergétique mondial est indéniable…

      Les progrès des ENRi sont intéressants, mais faut-il encore être capable de les consommer de manière ad ‘hoc et à des prix en cout complet (back-up et réseaux inclus) intéressants… Et là le « bas » blesse –> Cf Appel d’Offre éolien infructueux en Allemagne et les prix de marché aux heures de plein soleil au printemps et en été en Europe…

      Bref la croissance des ENRi risque de stagner en Europe et la consommation de Fossiles de décliner faiblement pour le moment, mais pas dans d’autres régions du monde où consommation et production sont bien plus alignées pour le PV et où la marge de progression de l’éolien est conséquente (ce qui n’est plus le cas en Europe… du fait de sous investissement dans l’hydraulique pour compenser les productions en montagnes russes de l’éolien…)

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  • j’adore ds le texte en édito ces termes tendancieux suivant : « des énergies renouvelables, dont la production est PARFOIS intermittente. »
    Minimiser minimiser il en restera tjrs qq chose !
    Pour Rochain
    Il oublie volontairement que les RNR avec la 4G demeurent le seul moyen de pérenniser le nucléaire et d’en fermer le cycle en traitant les déchets avec une autonomie énergétique pendant 2 siècles !
    Je rappelle que ces RNR, ont été mis au rancart pour casser l’avenir du nucléaire et ce par les copains socialistes de Rochain en 1997. L’arrêt de Super phénix a été catastrophique, juste au moment où il avait réussi et réalisé une année remarquable au niveau production !
    Il y eut ensuite en 2019 l’abondon en catimini du projet ASTRID par Marcron encore lui !
    Toute l’avance que ns avions ds ce domaine a été mise à la poubelle par ces incompétents notoires

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  • « incompétents notoires »
    A Dubus
    Commencez par apprendre a lire
    A chaque article de politique énergétique mondiale , nous nous faites un caca nerveux franco-français
    La transition vers les énergies renouvelables est en marche et représente 90% des nouvelles capacités électrique installée en 2024, même si capacité et production ne sont pas comparable entre renouvelable et fossile (1 GW de solaire produira annuellement beaucoup moins qu’un GW de charbon) la tendance est quand même là.

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    • Malheureusement elle va stagner en Europe dans les années à venir du fait du déséquilibrage Production-Consommation… Et des trop grandes subventions faites par le passé qui vont couter une fortune aux états Européens…

      Un Mix équilibré avec des ENRi Oui, un mix anarchique avec trop d’ENRi et pas assez d’adaptation des consommations et cela coute une fortune…

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  • @Airsol
    Vous ne parlez ici que des capacités électriques. Mais la majorité des combustibles d’origine fossile utilisés dans le monde concerne les usages non électriques. Il y a donc beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir pour parvenir à la neutralité carbone des systèmes énergétiques mondiaux. https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie/fr/11-international#:~:text=Les%20%C3%A9nergies%20fossiles%20dominent%20largement,la%20consommation%20de%20produits%20p%C3%A9troliers.

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    • @cochelin
      Tout a fait d’accord,
      c’est bien parce qu’il y a beaucoup à faire qu’il est rageant de constater que les énergies renouvelables sont sujettes a des critiques permanentes, sans les replacer dans un contexte global où elles font partie des solutions sérieuses

      Répondre
  • https://www.lagazettefrance.fr/article/du-charbon-a-la-biomasse-la-lente-et-laborieuse-mue-de-la-centrale-de-gardanne
    Une centrale à charbon de 600 MW convertie à centrale à biomasse de 150 MW.
    Dans le fond, pourquoi pas.
    MAIS, le problème est le nombre prévu d’heures de fonctionnement: 4.000 heures par an, soit 46% de FC.
    Cette centrale ne devrait fonctionner qu’en période de pointe lorsque les variables sont faibles, par exemple généralement au mois de septembre et durant les périodes hivernales anticycloniques à faible production éolienne et à forte demande.
    Encore du n’importe quoi, de faire fonctionner autant un centrale à biomasse.

    Répondre
    • Heureusement, qu’elle tournera pas trop,
      Balader des tonnes de biomasse pour un rendement faible sans cogénération n’est pas une super idée.
      Ça peut avoir son utilité, mais le moins possible

      Répondre
  • On oublie trop souvent un élément déterminant dans la sécurisation du réseau dans certaines régions de nombreux pays, et qui fait que des centrales thermiques d’appoint sont quelquefois sollicitées : «  »La combinaison d’une croissance record des énergies intermittentes — solaire et éolien — et de contraintes climatiques inédites a révélé que les réseaux constituent désormais un goulot d’étranglement stratégique ». Voir : Connaissance des énergies.

    Répondre
  • Vous avez raison …Mais pour certain il y a eu un trop grand conditionnement .Les habitudes sont difficiles à changer.Et tout cela a un coût .Mais tout cela va ce faire avec le temps .Merçi de votre aide pour l’information .

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  • On est en pleine vague de froid et nos capacités thermiques électriques ne sont mobilisées qu’à moitié.
    Charbon 0,6 / 1,8 et gaz 6 / 13 GW = 46%
    Le nucléaire a retrouvé un bon niveau: actuellement 55 GW / 63 GW soit 87%
    La centrale à charbon de Cordemais (1,2 GW) est restée fermée tout l’hiver dernier pour cause de grève.
    On va atteindre un pic de consommation dans les prochains jours et la moitié des capacités thermiques de pointe sont pour l’instant à l’arrêt.
    En considérant que le taux de disponibilité devrait être de 90% à cette période de l’année, les maintenances devant être réalisées hors mois de janvier / février, il en manque la moitié.
    Il manque clairement 5 GW qui devraient être disponibles.
    J’ai cherché sur Google, aucune info nulle part…

    Répondre
    • Lundi et mardi vont être les journées les plus froides et les moins ventées (hormis côté Méditerranée où le potentiel éolien politiquement acceptable est limité).
      L’Espagne et le RU, qui devraient être ventés devraient pouvoir nous aider lors de ces 2 journées de pointe, avec aussi l’hydraulique de pointe de la Suisse.

      Répondre
      • L’Italie et la Suisse sont aussi de précieux Alliés pour équilibrer notre Production électrique… Pas étonnant de voir les dirigeants italiens regarder à nouveau le Nucléaire…

        Les exports vers l’Italie et la Suisse peuvent s’arrêter sur quelques heures/jours et voir se transformer en importation… On leur fait économiser d’importantes capacités hydrauliques à l’année avec nos ENRi et notre Nucléaire… L’Europe peut et va avoir du sens ! Mais il ne faut pas copier le modèle allemand…

        De plus, si on subventionnait l’achat de chauffages électriques modernes pour les logements urbains (appartement) chauffés au gaz pour diminuer la consommation annuelle de Fossiles en passant partiellement à l’électricité quand la production est abondante, la France pourrait réellement diminuer sa consommation de Gaz tout en gardant la possibilité de passer les pointes et les consommations fortes en soirée… Le numérique pourrait nous y aider et cela devrait faire parti du cahier des charges des fournisseurs de Gaz/Elec…
        Les automnes/hivers/printemps sont de moins en moins rigoureux en moyenne ! Et avoir des logements chauffés par 2 « énergies » suivant le Temps et le temps, cela devrai devenir une évidence… et cela ferait du bien à nos finances publiques in fine !

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        • C’est principalement l’Espagne et l’Italie qui permettent à la France de passer cette pointe en important 4 GW à 9h.
          Les prix spot sont restés très modérés pour une journée d’hyper pointe: 240 € maximum le MWh en Europe.

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          • L’hydraulique italien et espagnol ont de grosses capacités de puissance mais pas beaucoup d’énergie stockée donc c’est bien pour les pointes… (plus leurs centrales à Gaz !)

            L’Italie n’a pas les capacités de regazéification de l’Espagne… Elle doit économiser sur le Gaz d’où les achats massifs d’Elec française… Ce n’est pas un mal pour nous…

          • En 2027, la France aura sans doute liquidé ses 1,8 GW de charbon.
            Ensuite, il ne devrait plus y avoir de suppression de moyens pilotables.
            Dans le même temps (ou plutôt en 2028), les nouvelles interconnexions France – Espagne (2 GW) et France – Irlande 0,7 GW) entreront en service. Cela permettra de mutualiser le back-up, sachant qu’il est très rare qu’il y ait très peu de vent à la fois en Espagne, en France, et en Irlande, et qu’il fasse très froid. (Le foisonnement est davantage en latitude qu’en longitude).
            Finalement, la France passe aujourd’hui une journée d’hyper pointe sans ses 1,8 GW de charbon.
            1,4 GW de fioul sont sollicités. Le gaz est à un niveau correct à 9 GW, comme le nucléaire à 53 GW.

  • Il faudrait aussi rappeler que le Gaz domestique est moins taxé que l’électricité en France, ce qui est un scandale absolu !!!

    Entre la guerre Russe ne Ukraine et certains discours américains, il est temps de regarder notre Futur en face et il ne va pas vers les Fossiles (et encore moins le Gaz !!!). Un plan Anti-Gaz devrait être une urgence en France !!!

    Un convecteur électrique coute peu cher (pour 1000 Euros on peut en acquérir plusieurs !!!) et peut durer quelques dizaines d’années !!! Et moins faire tourner sa chaudière à gaz la fera aussi durer plus longtemps… Bref avec de la Bi-énergie dans nombre de logements français on a tout à gagner ! Moins de Fossiles et moins d’écrêtements en Hiver de l’éolien ainsi que moins de contribution de l’état pour compenser des prix trop bas !
    (Et aussi et surtout se rappeler que les chauffages électriques à accumulation sont vieux comme système mais bien efficaces aussi pour piloter les consommations…)

    Répondre
  • Difficile d’y voir clair au niveau de l’Italie.
    Elle sert de « déversoir » pour la France.
    Celle-ci est « en retard » au niveau des ENRv.
    Elle a une puissance conséquente en STEP (7 GW selon Wikipédia) mais très peu sont utilisés.
    De manière générale, difficile de savoir le niveau de disponibilité de ses capacités pilotables.

    Je crois qu’il faut davantage voir ce que font les politiques plutôt que ce qu’ils disent.
    La droite allemande disait vouloir relancer le nucléaire lors de la campagne électorale.
    Le lendemain de son élection, le sujet était clos: il n’y aura pas de relance du nucléaire en Allemagne dans les prochaines années.

    Répondre
    • @Marc,

      Les Allemands ont sabordé leur filière nucléaire, ils leur faudraient bien des années pour la relancer avec de copieux budgets et ils sont en récession avec des encours sur les ENRi monumentaux vu les prix de Marché de l’Elec (la douloureuse va surement être pire que prévu chez eux…).
      Les Allemands sont partiellement fauchés sauf si ils spolient le secteur des ENRi et ce n’est pas le gouvernement actuel qui le fera, car cela tuerait une partie de leur économie et la confiance en l’état fédéral… Ils n’ont plus de marge de manoeuvre, ils en ont trop mis et trop misé sur les ENRi… (Ca pourrait même mal finir cette histoire chez eux ! et cela affecterait l’Europe entière qui descend de son piédestal mondial de plus en plus vite !).

      (Ils vont surement en sous-main aider à financer et faire des EPR en France, comme les Suisses qui ont des participations dans certaines centrales françaises…)

      Répondre
  • Monsieur APO, bonjour. Comment pouvez-vous, encore, nous parler des « chauffages électriques à accumulation » ? Les variantes, suggérées, et aidées, par EdF, ont montré leur inefficacité, et, par voie de conséquence, leur coût réel.
    Les trames électriques, posées dans le sol, fonctionnant en heures creuses, sont, pratiquement, toutes hors service. Le merveilleux système dit DB3, qui a fait les gorges chaudes de quelques polytechniciens communistes (je n’ai rien contre les communistes, concernant les polytechniciens, c’est autre chose !…). un convecteur, possédant deux résistances, est alimenté par une distribution électrique collective -non conforme à la C 1500 – et une individuelle, la collective ne fonctionnant que si l’individuelle est sollicité. Que dire des convecteurs à accumulation, encombrants, coûteux, et ayant une efficacité réduite, s’agissant d’une énergie secondaire.
    Je n’ose pas évoquer ces systèmes de stockage d’eau chaude, pour produire l’ECS, voire le chauffage. Après l’arrivée de l’échangeur à plaques, inventé en 1931, mais découvert beaucoup plus tard (les polytechniciens ne l’avaient peut-être pas à leur programme !), exit ces installations volumineuses, coûteuses, et, parfois, accentuant le développement de légionelle ; dans les hôpitaux, c’est un comble !
    D’une manière générale, monsieur APO, il serait sain que vous acceptiez d’effectuer une différence entre les énergies primaires (charbon, biomasse, pétrole, gaz.. et les secondaires, particulièrement l’électricité.

    Répondre
    • @Pajot Gilbert,

      In fine l’électricité n’est pas une « énergie » mais un vecteur énergétique… (pour être précis et pas « secondaire »)

      Pour les déboires sur quelques modèles d’une filière, faut-il en conclure qu’elle est mauvaise en règle générale !?

      Répondre
  • Une remarque : si une énergie secondaire comme l’électricité est produite de manière décarbonée ou très peu carbonée, où est le problème ?
    De plus, les anciens radiateurs électriques à inertie fonctionnant en heures creuses étaient une excellente solution.

    Répondre
    • Et même plus @Cochelin, les radiateurs à inertie feraient bien d’être remis au gout du jour par nos gouvernants… Vu les montagnes russes de l’éolien et les courbes en cloche du PV, on n’a guère d’autre choix pour massivement décarboné notre Mix énergétique que d’avoir beaucoup d’inertie dans notre système énergétique (et faute de machines tournantes suffisantes…)

      Répondre
        • Et les batteries risquent de nous faire rire jaune aussi un jour mais avant d’être vraiment efficaces au Nord du 45ème parallèle il faudra faire de sacrés galipettes comptables durant les mois d’hiver… ( « Les bas te rient au nez)

          Répondre
          • @APO
            « mais avant d’être vraiment efficaces au Nord du 45ème parallèle »
            Déjà que pour le photovoltaïque c’est faux,
            mais le dire a propos des batteries, c’est du grand n’importe quoi

          • @Airsol,

            Pour la nème fois, le PV marche avec un facteur de 3 à beaucoup plus au Nord du 45ème parallèle entre l’hiver et l’été !!! (c’est factuel) –> 1 er point

            Deuxio, on consomme beaucoup plus d’énergie en Hiver qu’en été au Nord du 45ème parallèle (et pour un moment encore !!!)

            Tertio, les journées sont courtes en hiver donc avec de faibles capacités de recharger des batteries et en même temps d’approvisionner le réseau !!! 8 heures voir moins de jour en hiver et 16 heures en été !!!

            Donc in fine, PV + Batteries sont un couple très bien et très porteur au Sud du 45ème et particulièrement sous les cocotiers ! (sous les Tropiques…), mais en France métropolitaine c’est juste très moyen !!! (excepté pour certaines personnes ayant du PV chez eux, surtout s’il a été financé avec des prix de rachat aberrants !!!)
            Faire miroiter un changement du Mix électrique national avec du PV et des batteries, c’est juste risible ou opportun (quand on est dans ce business – comme vous @Airsol !!!)

          • Les arguments techniques pour déclarer que le solaire photovoltaïque n’est pas valable au dessus du 45° nord ne font pas oublier une réalité toute simple:
            le photovoltaïque est rendu a 5 cts le kWh produit en France, un peu plus au nord, un peu moins au sud.
            Même si on rajoute 8 cts de stockage, ca reste intéressant.
            On peut comprendre que ca emmerde ceux qui ne voient que par le nucléaire.
            L’état en est rendu a refuser certains projets car les contraintes environnement pour le solaire peuvent être plus forte que pour le nucleaire, par exemple mise en place d’une parcelle témoin pour comparer la biodiversité.
            https://www.lanouvellerepublique.fr/centre-presse/fort-derangement-comment-l-ombre-des-eoliennes-a-eu-raison-d-un-projet-solaire-de-grande-ampleur-a-millac-1770126440

  • Je reposte ici un message qui était peu visible noyé au milieu de la page

    A propos de la centrale à biomasse de Gardanne (13) de 150 MW
    FC 4.000 h / an = 46% (beaucoup trop)
    Cela signifie des prélèvements très importants de bois 545.000 t/ an = 1.500 t / j = environ 3.000 m3/j
    dont 150.000 t qui viennent de l’international (avec un bilan carbone catastrophique)
    d’Espagne, d’Italie, du Portugal, du Brésil…

    Eh oui, c’est la réalité, et cette réalité est du très grand n’importe quoi !
    https://www.senat.fr/questions/base/2022/qSEQ221204102.html

    Répondre
  • Pour l’Elec, les fossiles perdent des parts de marché mais ne perdent pas le marché… Beaucoup de pays ne peuvent pas faire sans Gaz ou charbon pour l’Elec, même avec beaucoup d’ENR…

    Quand on voit le prix de l’Elec du citoyen allemand (40 cts/kW.h soit 400 Euros/MW.h !!!), avant qu’il ne se passe de chauffage au Gaz si il n’a pas de réseau de chaleur, il faudra encore beaucoup de subventions !!! Le Gaz était il y a peu autour de 30 a 40 Euros/MW.h sur les marchés et en comptant l’acheminement cela fait – « En France au 3 février 2026, le prix du gaz pour les particuliers est fixé à 0,0998 €/kWh TTC. » soit 100 Euros/MW.h !!! –> Même avec une pompe à chaleur (sans subvention) cela ne vaut pas le coup financièrement !!!

    Bref les Fossiles sont là pour longtemps !

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