Climat : faut-il remplacer les énergies fossiles par le nucléaire ?

Dans une lettre ouverte en faveur de l’énergie atomique, un groupe de scientifiques biologistes estime que l’énergie atomique est la technologie « la plus verte de toute ». Lancée par deux chercheurs australiens (les professeurs Barry Brook de l’Université de Tasmanie et Corey Bradshaw de l’Université d’Adélaïde), ce texte engagé affirme même que l’énergie nucléaire doit être préférée aux énergies renouvelables pour remplacer la part des combustibles fossiles (charbon, gaz…) dans le mix énergétique mondial.

Ce regroupement de biologistes comprend notamment un ancien scientifique en chef du gouvernement britannique ainsi que des professeurs issus des universités d’Oxford et du College London.

Selon eux, l’énergie nucléaire est une énergie respectueuse de l’environnement puisqu’elle n’émet pas de CO2 lors du processus de production d’électricité. De ce fait, les technologies issues du nucléaire civil sont à même d’être utilisées pour contrecarrer les changements climatiques, sachant que les réacteurs produisent chacun beaucoup d’énergie.

De toutes les énergies décarbonées le nucléaire est, selon ces scientifiques, l’énergie qui offre le meilleur rapport coût/bénéfice en matière d’émissions de dioxyde de carbone. « Notre principal objectif était de montrer, par une analyse scientifique minutieuse et objective, que sur la base du coût, de la sécurité, de la réduction des émissions, de l’utilisation des terres et de la pollution, l’énergie nucléaire doit être prise en compte dans le mix énergétique du futur », a déclaré Corey Bradshaw.

D’une manière générale, cette lettre ouverte invite la communauté environnementale internationale à peser le pour et le contre des différentes caractéristiques de chaque source d’énergie dite « verte » au lieu de simplement s’appuyer sur des « perceptions idéalistes ». « Des compromis sont inévitables et nous prônons des mix énergétiques qui minimisent les dommages environnementaux. Notre société ne peut se permettre de risquer l’échec en raison de notions préconçues et d’idéaux liés à la biodiversité ».

Crédit photo : Jakob Bauer