Le WWF salue l’exemplarité de la stratégie bas carbone française

La Stratégie Nationale Bas Carbone, mise en place par le gouvernement en novembre 2015, semble porter ses fruits comme en témoignent les résultats de l’étude MaxiMiser menée par le WWF. Selon le classement établi par l’ONG écologiste, la France ne manque pas d’ambition en matière de lutte contre le réchauffement climatique : notre pays siège en effet sur la première place du classement des États membres de l’Union européenne en matière de politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

Une étude comparative des stratégies bas carbone européennes

À travers son étude MaxiMiser, le WWF a voulu comparer les stratégies nationales de lutte contre le réchauffement climatique déposées par 11 États membres dans le cadre du rapportage européen. L’ONG a notamment évalué le contenu de ces stratégies bas carbone (portée et ambition), leur crédibilité (en termes d’investissement politique ou d’intégration avec d’autres stratégies nationales) ainsi que la solidité de la démarche.

Selon ces critères d’évaluation, le WWF estime que les engagements climatiques de la France sont les plus ambitieux et les plus susceptibles d’être atteints d’ici l’échéance que représente l’horizon 2050. L’Hexagone, qui a récolté une note globale de 78%, devance ainsi le Royaume-Uni (71%) et la Finlande (68%).

« Nous nous réjouissons de voir que la France arrive en tête du classement des pays de l’UE et de leurs stratégies bas carbone grâce à sa loi sur la transition énergétique et les dispositifs associés. Cela renforce l’idée que le prochain gouvernement doit appliquer cette loi et non la remettre en cause », estime Pascal Canfin, le directeur général de WWF France.

« Un exemple extrêmement positif »

La stratégie bas carbone française est perçue par les auteurs de l’étude comme un exemple « extrêmement positif de stratégie de long terme ». Parmi les points positifs, le WWF souligne la large palette de bonnes pratiques (et notamment une approche utilisant les budgets carbone) ainsi que le caractère légalement contraignant de ses directives. L’implication des différents acteurs ainsi que le mécanisme de revue sont également cités en exemple.

Il apparait en revanche que certains points peuvent être améliorés. Le WWF estime en effet que la transparence des procédures et le niveau d’ambition de réduction des émissions de dioxyde de carbone (qui est pourtant de 75%) pourraient en outre être revus à la hausse par le gouvernement français. « De bons objectifs ne suffisent pas à eux seuls à faire une vraie politique! Preuve en est le retard important que la France accuse dans le développement des énergies renouvelables », annonce également M. Canfin.

Quels sont les mauvais élèves ?

L’Allemagne, la Grèce et Chypre font figure de mauvais élèves avec des notes qui s’élèvent respectivement à 38%, 32% et 28%. La présence de l’Allemagne dans ce peloton de queue est d’autant plus surprenante que sa politique énergétique est régulièrement citée pour son exemplarité. Les auteurs de l’étude remettent en cause le réalisme de ses ambitions ainsi que le manque d’engagement politique.

Il est cependant utile de préciser que l’Allemagne fait partie des quelques pays qui ont « réalisé des mises à jour de leur stratégie qui sont plus ambitieuses que la stratégie remise en 2015 et sur laquelle se base le classement. D’autres, à l’inverse, ont encore beaucoup à faire », tempère en effet Imke Lübbeke, responsable Climat et Énergie du bureau des politiques européennes du WWF.

Qu’est-ce que la stratégie bas carbone ?

Grâce à son engagement en matière de politique de maîtrise de l’énergie et de décarbonisation de son mix électrique, la France présente un des niveaux d’émissions de gaz à effet de serre par habitant les plus bas des pays développés. Face aux nouveaux enjeux environnementaux, le gouvernement a décidé d’aller plus loin dans la réduction de ses émissions carbone en établissant en 2015 une nouvelle stratégie nationale bas-carbone.

Cette dernière « donne les orientations stratégiques pour mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activité, la transition vers une économie bas-carbone et durable ». Outil notamment au service de la transition énergétique, cette stratégie définie la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France jusqu’en 2028 et fixe un objectif de réduction de 75% d’émissions d’ici 2050 (par rapport aux niveaux de 1990).

« La stratégie sera revue d’ici fin 2018, puis tous les 5 ans, après examen des résultats obtenus durant la période couverte par le budget carbone venant de s’achever. Ce sera l’occasion de fixer la nouvelle trajectoire, intégrant les nouvelles possibilités pour rehausser l’ambition (notamment les derniers développements technologiques) et répondant au renforcement de l’ambition décidé lors de la COP21, en décembre 2015, et inscrit dans l’Accord de Paris », explique notamment le Ministère de l’Énergie.

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