L’Office anti-monopole polonais entame une procédure contre Gazprom et ses partenaires dans le gazoduc Nord Stream 2

L’office anti-monopole polonais a annoncé mercredi le lancement d’une procédure contre Gazprom et cinq sociétés occidentales, au sujet du financement du futur gazoduc Nord Stream 2, au centre d’importantes frictions entre Varsovie et Kiev d’une part, Berlin et Moscou de l’autre.

Ce gazoduc sous-marin doit permettre à davantage de gaz russe d’arriver directement en Allemagne, via la mer Baltique, contournant la Pologne et l’Ukraine.

Pour Varsovie, c’est un projet politique destiné à donner au Kremlin de nouveaux moyens de pression sur l’Europe de l’Est.

L’Ukraine serait privée des droits de transit payés par Moscou, une manne financière importante, tandis que la Pologne craint le renforcement de la position dominante du gazier russe.

L’Office polonais de protection de la concurrence et des consommateurs (UOKiK), avait déjà émis des réserves à l’égard de ce projet en 2016, ce qui a conduit ses promoteurs à retirer leur demande d’accord auprès de la Pologne. Aux yeux de cette dernière, cela valait interdiction et abandon du projet.

Mais en avril 2017, poursuit le communiqué de l’UOKiK, ce dernier a repris son enquête et constaté que les participants à Nord Stream 2 avaient signé un accord sur le financement du gazoduc.

L’office a donc entamé une procédure contre Gazprom et ses partenaires, une filiale suisse du groupe français Engie et quatre sociétés basées aux Pays-Bas: Uniper, OMV, Shell et Wintershall. Il estime qu’ils cherchent « à contourner son refus d’approuver la création d’une société chargée de financer la construction du gazoduc ».

Une telle opération engagée sans un accord du président de l’UOKiK peut entraîner des sanctions pouvant aller jusqu’à 10% du chiffre d’affaires global de chaque société concernée, précise encore le communiqué polonais.

Toutefois, pour entrer en vigueur, une condamnation prononcée par l’office polonais doit être entérinée par un tribunal de Varsovie.

Le projet Nord Stream 2, objet d’un bras de fer entre Moscou et la Commission européenne, vise à doubler d’ici fin 2019 les capacités de Nord Stream 1.

L’Allemagne avait levé fin mars les derniers obstacles à la construction et à l’exploitation dans ses eaux du gazoduc russe.

Cependant, le mois dernier, la chancelière Angela Merkel a déclaré qu’il fallait laisser à l’Ukraine un rôle dans le transit du gaz vers l’Europe.

Gazprom a réagi avec souplesse, assurant être disposé à maintenir ce transit par l’Ukraine, mais à des volumes réduits et à condition d’un contrat rentable.
via/LyS

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