Les Pays de la Loire lancent leur stratégie de transition énergétique

90 millions d’euros. C’est le montant que la région Pays de la Loire va allouer à la transition énergétique en 2014. Les objectifs de long terme sont ambitieux et le temps presse pour les réaliser. Au cœur de la stratégie régionale pour la période 2014-2020 : la construction d’un second champ d’éoliennes offshore, après celui de Saint-Nazaire, autour de Noirmoutier et de l’Ile d’Yeu, qui fait aujourd’hui la Une de la presse.

Un programme régional ambitieux

« Diviser par deux la quantité d’énergie consommée à l’horizon 2050, par quatre les émissions de gaz à effet de serre, stabiliser la consommation électrique et produire l’équivalent en volume avec des énergies renouvelables issues du territoire, réduire fortement la dépendance du secteur des transports à la consommation de pétrole ». Vaste programme. Pour pouvoir honorer ces objectifs ambitieux, le Conseil régional a d’ores et déjà lancé les grandes manœuvres. Dès 2014, ce sont 90 millions d’euros qui seront débloqués dans ce secteur.

Plus précisément, la stratégie de la région Pays de la Loire va s’orienter autour de trois grands axes. Le premier est celui de l’efficacité énergétique : rénovation thermique des bâtiments, transports et mise en place d’une culture de la sobriété énergétique. Deuxième orientation : se servir de la transition énergétique comme d’une opportunité économique. Cela suggère le soutien de la recherche et développement, la consolidation des filières, mais aussi des investissements en matière de réseaux intelligents : compteurs ou encore stockage d’énergie. Enfin, la Région compte s’appuyer sur le dialogue avec toutes les parties prenantes, par le biais d’une conférence permanente chargée de la collecte des données et de l’information de l’opinion publique.

Et cette année 2014 est appelée à être déjà décisive pour la transition énergétique ligérienne. En effet, dans les semaines à venir, les pouvoirs publics vont se prononcer sur l’attribution d’un appel d’offres portant sur la construction d’un vaste champ d’éoliennes offshore au large de Noirmoutier et de l’Ile d’Yeu. Un projet déterminant pour le développement des énergies renouvelables dans les Pays de la Loire. Se sont portés candidats deux consortiums spécialisés dans l’énergie : EDF Energies nouvelles, Alstom et l’Allemand WPD d’un côté et GDF Suez, Areva, Neoen Marine et le Portugais EDP Renovaveis de l’autre.

S’intégrer à l’environnement local et doper l’activité

Prompt à mettre en place sa campagne de communication, le second consortium a fait le « plein de promesses », pour reprendre les mots d’Enerzine, site spécialisé sur les questions énergétiques. L’alliance de GDF Suez et Areva projette de créer 6 000 emplois directs et indirects, de dispenser quelque 400 000 heures de formation et surtout d’installer un nouveau modèle d’éolienne géante, qui n’existe pour le moment que sur le papier. Par cette opération, Areva cherchera certainement à redorer son blason après une année noire pour ses activités dans le domaine des renouvelables, avec un recul de 32 % et de nombreux licenciements, notamment en Allemagne.

Plus discrets, EDF, Alstom et WPD comptent davantage sur leur expérience accumulée en commun pour convaincre les principaux décideurs nationaux et locaux. Ces trois entreprises ont de plus été les seules à investir dans des études exploratoires et de faisabilité. Afin de protéger au mieux les écosystèmes et de répondre aux attentes de la région, le choix s’est porté sur un modèle d’éolienne de 6 MW basée sur des fondations gravitaires. Seul ce type d’éolienne, utilisé dans d’autres champs offshore est à même de s’intégrer à l’environnement local et de tirer le meilleur profit des vents. Leurs alignements devraient permettre de créer des chenaux de navigation protégeant les activités des pêcheurs. En outre, Alstom pourra s’appuyer sur son accord passé avec les chantiers de Saint-Nazaire, pour la production de pièces de transition, soit un contrat de 100 millions d’euros.

La décision finale devrait être rendue en avril, avec en première ligne Bruno Retailleau, président du Conseil général de Vendée, Christian Gaillard de Lavernée, préfet des Pays de la Loire, Noël Faucher, maire de Noirmoutier ou encore Bruno Noury, maire de l’Ile d’Yeu. Ils auront la lourde tâche de mettre sur les rails un projet estimé à 2 milliards d’euros. Les critères de choix : prix de l’électricité produite, qualité du projet industriel et respect de l’environnement donnent pour le moment une longueur d’avance au consortium d’EDF, Alstom et WPD. En 2012, GDF Suez s’était en effet vu retirer le champ du Tréport.

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