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L’Energy observer baptisé à Paris avant son tour du monde

Le premier navire à hydrogène autour du monde a quitté Saint-Malo le 26 juin, son port d’attache, pour mettre le cap sur le large. Au programme de Victorien Erussard, capitaine, Jérôme Delafosse, chef d’expédition et leur équipage, une navigation entre Manche et Seine qui les a menés à Paris le 2 juillet, première escale et ville départ de leur odyssée, où le catamaran propulsé aux énergies renouvelables a été baptisé le 6 juillet en présence de son parrain Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, de sa marraine Florence Lambert, directrice du CEA-Liten, d’Anne Hidalgo, maire de Paris et de Bertrand Piccard, Président de la Fondation Solar Impulse.

Après la capitale, le catamaran, qui vise à tester les technologies renouvelables en milieu extrême afin de favoriser leur déploiement dans l’ensemble des secteurs de notre société, partira six années pour un total de 101 escales à travers le monde. L’ouverture d’un nouveau chapitre que Victorien Erussard ne manquait pas de saluer : « C’est beaucoup d’émotion parce que ce sont quatre années de travail pour construire ce bateau, constituer une équipe fiable et motivée. Aujourd’hui c’est un rêve qui commence vraiment à devenir réalité ». Un sentiment fort partagé par Jérôme Delafosse : « L’équipe a fait preuve de beaucoup d’abnégation pour mener ce projet à bien. Nous sommes très fiers de relancer une expédition au départ de Saint-Malo, la première depuis un demi-siècle, et de reprendre le flambeau de cette tradition de découvreurs ».

L’hydrogène comme source d’énergie et de stockage

L’originalité d’Energy Observer est l’unité d’hydrolyse de l’eau installée à son bord. Grâce au soutien technologique du CE-Liten, le laboratoire des énergies renouvelables du Commissariat à l’énergie atomique, le catamaran écologique embarquera en effet un système de production d’hydrogène par pyrolyse de l’eau.

Après un processus de désalinisation de l’eau de mer par osmose inverse, le navire sera en mesure de décomposer le liquide en atome d’oxygène et de d’hydrogène. Au moyen d’un électrolyseur (alimenté par l’électricité issue des équipements renouvelables), il s’agira d’isoler l’hydrogène afin de le stocker dans des réservoirs à haute pression (350 bars) d’une capacité de 62 kilogrammes. Cet hydrogène servira de réserve d’énergie à long terme grâce à une pile à combustible qui produira pour moitié de l’énergie thermique (afin d’alimenter en chaleur l’ensemble du catamaran) ainsi que de l’électricité, qui permettra d’alimenter les moteurs à propulsion électrique.

Crédit photo : Charly Triballeau/Energy observer

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